France

03 février 2012 21:41; Act: 03.02.2012 21:57 Print

Grève dans le secteur aérien dès lundiGrève dans le secteur aérien dès lundi

Plusieurs syndicats du transport aérien, des personnels au sol comme des pilotes, hôtesses et stewards, appellent à une grève nationale la semaine prochaine en France.

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Air France prévoit de réduire son programme de vols. (photo: Keystone/AP)

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Les syndicats français du transport aérien entendent protester contre la proposition de loi UMP visant à encadrer les conflits sociaux dans les compagnies aériennes. Le mouvement, prévu du 6 au 9 février, pourrait entraîner d'importantes perturbations du trafic aérien en France. Les syndicats dénoncent une «atteinte au droit de grève».

Le Syndicat national des pilotes de lignes (SNPL France Alpa), notamment, a déposé un préavis de grève pour la période du lundi 6 février à 00h01 au jeudi 9 février à 23h59, et couvrant tous les pilotes et «toutes les compagnies», selon des «consignes de grève» diffusées par le syndicat vendredi.

Programme de vols réduit

A Air France, six syndicats (CGT, FO, SNPL, SNPNC, UNAC et UNSA) appellent l'ensemble des personnels de la compagnie à cesser le travail sur la même période. La direction de la compagnie devait diffuser des prévisions de trafic ce vendredi dans la soirée.

«Nous sommes contraints de réduire notre programme de vols et n'excluons pas d'autres annulations de dernière minute ainsi que des retards», précisait d'ores et déjà Air France sur son site internet vendredi matin. La compagnie aérienne propose plusieurs possibilités de modifications sans frais pour les passagers ayant un billet prévu du 6 au 9 février.

«Un coup monté»

Adopté le 25 janvier dernier par l'Assemblée nationale, le texte prévoit notamment une déclaration préalable des grévistes 48h avant le conflit et une prévision de trafic pour les usagers, au plus tard 24 heures avant le début de la grève, comme à la SNCF ou à la RATP depuis 2008. Il doit être examiné au Sénat à partir du 15 février.

«Restreindre le droit de grève des salariés des compagnies aériennes et de leurs sous-traitants, à la veille de grandes réformes sociales et des élections présidentielles est un coup monté. Sur fond de dialogue social et d'informations aux passagers, c'est bien la grève que le gouvernement veut éradiquer», dénoncent les syndicats d'Air France dans un communiqué.

Une «provocation»

Les six organisations considèrent «qu'il s'agit d'une véritable provocation qui n'apporte aucune réponse sur la prise en compte des revendications légitimes des salariés, source essentielle de la conflictualité. Toutes les obligations reposent sur le salarié et aucune pour contraindre les directions d'entreprise à négocier».

«Parmi les obligations envisagées, figure une mesure qui obligerait les grévistes à se signaler 48 heures à l'avance, ce qui ne manquerait de nuire à la mobilisation des salariés et à leur droit de revendiquer», estime de son côté la CGT des agents de sécurité aéroportuaire.

Le syndicat appelle donc «les salariés de la Sûreté et Prévention Sécurité des aéroports à se mobiliser pour exiger le retrait», du texte.

(ap)

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