Pourparlers Palestine-Israël

02 septembre 2010 16:41; Act: 02.09.2010 20:03 Print

Hillary Clinton tente de recoller les morceauxHillary Clinton tente de recoller les morceaux

Israël et les Palestiniens, chaperonnés par l'administration Obama, ont formellement repris leurs pourparlers de paix jeudi à Washington, vingt mois après avoir cessé tout dialogue direct.

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La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a ouvert la réunion en remerciant Benjamin Netanyahu et Mahmoud Abbas pour «leur courage et leur engagement». (photo: Reuters)

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Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président palestinien Mahmoud Abbas, chaperonnés par l'administration Obama, ont formellement repris leurs pourparlers de paix jeudi à Washington. Les deux dirigeants sont convenus de se retrouver les 14 et 15 septembre au Proche- Orient, puis toutes les deux semaines.

Les deux hommes ont débuté un entretien en tête-à-tête à Washington après une rencontre trilatérale avec la secrétaire d'Etat Hillary Clinton. Ils ont réitéré leur objectif commun de deux Etats pour deux peuples.

Les dirigeants vont rechercher «un cadre d'accord» pour parvenir à la paix au Proche-Orient, a expliqué l'émissaire américain George Mitchell. Le diplomate s'est refusé d'entrer dans le détail des thèmes discutés.

Le contenu des discussions, a-t-il dit, «doit être maintenu privé, et traité avec la plus grande sensibilité». «Notre but est de résoudre tous les sujets principaux de désaccord d'ici à un an», a-t- il rappelé.

M. Mitchell a également souligné que les deux dirigeants avaient condamné jeudi matin «toute forme de violence qui vise les civils innocents».

Tout dialogue direct entre Israël et les Palestiniens avaient cessé depuis vingt mois. Les discussions ont pour objectif de conclure d'ici un an un accord de paix prévoyant la création d'un Etat palestinien.

Saisir une «chance»

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a remercié M. Netanyahu et M. Abbas pour «leur courage et leur engagement». Le président américain s'est dit «encouragé» par le sérieux avec lequel Israéliens et Palestiniens ont abordé les négociations, selon le porte-parole de la Maison Blanche.

En recevant les protagonistes à dîner mercredi soir, Barack Obama a prévenu que l'on n'était qu'au début d'un processus plein d'écueils, dans lequel «ni le succès ni l'échec ne sont garantis». Le chef de l'Etat a néanmoins appelé les parties à saisir une «chance» qui, a-t-il insisté, ne se représenterait peut-être pas.

Le président égyptien Hosni Moubarak, présent à Washington pour contribuer à faciliter les débats, avait engagé Barack Obama à jeter tout le poids des Etats-Unis dans la balance.

«Il faut que les Etats-Unis interviennent, demeurent concentrés et engagés, et tendent la main aux deux parties pour aider à rapprocher les positions et résoudre les désaccords», a rapporté le porte-parole égyptien Soliman Awaad.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, en visite à Vienne, s'est lui aussi déclaré «très encouragé et heureux des négociations directes».

Contexte tendu

Sur le terrain, le climat est plus que tendu. A Gaza, le Hamas a déjà annoncé la poursuite de ses attaques contre Israël, quelques heures après l'arrestation en Cisjordanie de plusieurs centaines de ses militants.

Le mouvement de résistance islamique avait revendiqué mardi les attentats anti-israéliens en Cisjordanie dans lesquels quatre colons ont péri, de même qu'une autre attaque lancée mercredi sur la rive occidentale du Jourdain, qui a blessé deux Israéliens.

Chantier immense

Quelles que soient les bonnes volontés exprimées à Washington, le chantier est immense, les positions très éloignées sur la plupart des sujets.

Les Palestiniens veulent fonder leur Etat sur l'ensemble des territoires occupés par Israël depuis 1967. Ils sont prêts à accepter des échanges, mais cela ne suffira pas à régler la question du statut de Jérusalem, ville dont Israël a annexé la partie orientale, et que l'Etat hébreu défend comme sa capitale indivisible.

Les pourparlers devront également trouver une solution aux problèmes aussi épineux que la question des réfugiés ou du partage de l'eau.

Le fragile espoir rencontrera un premier obstacle de taille dès le 26 septembre. M. Netanyahu a dit ne pas vouloir proroger le moratoire partiel sur les implantations juives en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Pour les Palestiniens, toute reprise des constructions signifierait la fin du dialogue.

(afp)