Syrie

17 avril 2018 03:10; Act: 17.04.2018 08:01 Print

La défense aérienne abat des missiles non-identifiés

La défense aérienne syrienne a dit lundi soir avoir abattu des missiles au-dessus de la province de Homs. La coalition dément toute implication.

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Les Etats-Unis disposent d'informations crédibles montrant que la Syrie et la Russie tentent d'effacer les traces de l'attaque chimique présumée à Douma. (Jeudi 19 avril 2018) La présidentielle syrienne a annoncé jeudi avoir rendu la Légion d'honneur attribuée par la France en 2001 au président Bachar el-Assad qui ne portera pas une décoration remise par «l'esclave» des Etats-Unis. (Jeudi 19 avril 2018) L'armée américaine a constaté une «résurgence» de l'Etat islamique (EI) dans des régions de la Syrie contrôlées par le régime de Bachar al-Assad. (Mardi 17 mars 2018) La défense aérienne syrienne a dit avoir abattu des missiles au-dessus de la province de Homs. La coalition dément toute implication. (Lundi 16 avril 2018) «Nous avons réussi l'opération sur le plan militaire», a déclaré Emmanuel Macron au cours d'un entretien à la télévision française. (Dimanche 15 avril 2018) De nouvelles frappes occidentales «provoqueraient inévitablement le chaos dans les relations internationales». (Dimanche 15 avril 2018) Après les frappes françaises, américaines et britanniques contre l'arsenal chimique de Bachar al Assad, Paris s'efforce de reprendre l'initiative politique et de relancer la recherche d'une solution pacifique en Syrie. (Dimanche 15 avril 2018) Guy Parmelin, conseiller fédéral en charge de la défense, aurait préféré que les occidentaux attendent le rapport d'enquête de l'OIAC avant de frapper. Le régime syrien a dénoncé samedi une «agression barbare et brutale» des Occidentaux, après les frappes menées peu avant l'aube par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne contre des bases militaires. (Jeudi 14 avril 2018) Les Britanniques ont indiqué avoir frappé un complexe militaire - une ancienne base de missiles - à 24 kilomètres à l'ouest de Homs, «où le régime est supposé conserver des armes chimiques». (Image prétexte - samedi 14 avril 2018) Le président français Emmanuel Macron a souligné que les frappes françaises étaient «circonscrites aux capacités du régime syrien permettant la production et l'emploi d'armes chimiques». (Image prétexte - samedi 14 avril 2018) Selon le général Joe Dunford, chef d'état-major américain, les forces occidentales ont visé trois cibles liées au programme d'armement chimique syrien, l'une près de Damas et les deux autres dans la région de Homs, dans le centre de la Syrie. La télévision d'Etat syrienne a rapporté des «informations» selon lesquelles un «centre de recherches» dans le quartier de Barzé, dans le nord-est de Damas, avait été visé. La télévision d'Etat syrienne a affirmé en outre que des missiles avaient été «interceptés» à Homs. (Image - samedi 14 avril 2018, agence syrienne SANA) La défense anti-aérienne syrienne est entrée en action contre «l'agression américaine, britannique et française», a rapporté la télévision d'Etat syrienne. Le régime syrien a jugé que cette opération militaire constituait une violation «flagrante» du droit international et était «vouée à l'échec». «Il est clair que le régime Assad n'avait pas reçu le message l'an dernier», a déclaré le ministre américain de la Défense Jim Mattis, rappelant la frappe américaine d'avril 2017 sur la base militaire d'Al-Chaayrate, près de Homs, après une autre attaque à l'arme chimique imputée à Damas. «Nous avons été très précis et la réponse était proportionnée, mais, en même temps, ce fut une frappe lourde», a-t-il ajouté. (IMage - vendredi 13 avril 2018) De Londres, la première ministre britannique Theresa May a affirmé qu'il n'y avait «pas d'alternative à l'usage de la force», assurant que «tous les recours diplomatiques» avaient été explorés, en vain. Depuis Paris, le président français Emmanuel Macron a martelé: «Nous ne pouvons pas tolérer la banalisation de l'emploi d'armes chimiques», a-t-il martelé. L'opération militaire conjointe aux trois alliés, soutenue a posteriori par l'OTAN, a duré une heure, à l'aube du samedi 14 avril 2018. (Image - Damas, samedi 14 avril 2018)

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La défense aérienne syrienne «a abattu des missiles qui étaient entrés dans l'espace aérien au-dessus de la province de Homs» qui couvre le centre de la Syrie, a annoncé mardi l'agence de presse officielle Sana. La télévision officielle syrienne n'a pas identifié l'origine des missiles mais a dénoncé une «agression».

Une ONG, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), a fait état de fortes explosions entendues près de la base aérienne d'Al-Chaayrate, dans la province de Homs, et dans la région de Qualamoun, près de Damas, où deux autres bases aériennes sont situées. Toutefois, selon le dirigeant de cette ONG, Rami Abdel Rahman, aucune base aérienne n'a été touchée.

«Je ne suis pas au courant d'un tel incident», a affirmé un porte-parole de l'armée israélienne, interrogé par l'AFP sur des rumeurs selon lesquelles il pourrait s'agir d'une attaque israélienne. Israël a déjà mené dans le passé des frappes en Syrie.

La base militaire d'Al-Chaayrate, considérée par le Pentagone comme une source d'approvisionnement possible en armements chimiques, avait été frappée en avril 2017 par 59 missiles Tomahawk lors d'une opération américaine, en représailles à une attaque au gaz sarin attribuée aux forces syriennes.

A Washington, le Pentagone a démenti toute implication des Etats-Unis ou de la coalition qu'ils dirigent dans la région. «Il n'y a pas d'opérations des Etats-Unis ou de la coalition dans cette zone», a déclaré Heather Babb, porte-parole du Pentagone.

(nxp/afp)