Corée du Sud

21 mars 2017 04:52; Act: 21.03.2017 08:53 Print

L'ex-présidente Park devant le parquet

La présidente destituée était entendue mardi sur le scandale de corruption et de trafic d'influence qui a précipité sa chute.

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Park Geun-Hye, s'est présentée devant les magistrats du parquet pour être entendue sur le retentissant scandale de corruption et de trafic d'influence qui a précipité sa chute. (Mardi 21 mars 2017) Les juges de la Cour constitutionnelle ont voté le 10 mars et confirmé à l'unanimité le limogeage de la présidente Park Geun-Hye, décidé par l'Assemblée en décembre 2016. (Image - vendredi 10 mars 2017) Les agissements de Park Geun-Hye «ont porté gravement atteinte à l'esprit (...) de la démocratie et de l'Etat de droit», a déclaré le président de la Cour constitutionnelle, Lee Jung-Mi. «La présidente Park Geun-Hye (...) a été congédiée». Park Geun-Hye devra donc quitter la Maison bleue, la présidence sud-coréenne ; une élection présidentielle anticipée devra être organisée sous 60 jours après la décision, le 10 mars, de la Cour constitutionnelle. (image d'archive - 1er anvier 2017) Le bureau du procureur spécial sud-coréen a annoncé mardi la mise en examen du patron de Samsung Group, Lee Jae-Yong. Il est accusé de corruption, détournement de fonds et d'autres infractions dans le cadre de l'enquête sur un scandale national. (Mardi 28 février 2017) L'héritier du géant sud-coréen Samsung a été arrêté. (Vendredi 17 février 2017) L'héritier de l'empire Samsung, Lee Jae-Yong, était de nouveau entendu par les enquêteurs dans le retentissant scandale de corruption qui a entraîné la destitution de la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye. (Lundi 13 février 2017) Un officier monte la garde devant la présidence sud-coréenne. Les enquêteurs ont tenté d'y pénétrer afin de mener une perquisition, sans succès. (03 février 2017) L'héritier présomptif de Samsung, Lee Jae-Yong, est officiellement considéré comme un «suspect» dans le scandale retentissant de corruption et de trafic d'influence qui a entraîné la destitution de la présidente sud-coréenne. (Mercredi 11 janvier 2017) Les avocats de la présidente sud-coréenne ont affirmé jeudi qu'aucune «preuve tangible» n'appuyait la demande de destitution la visant. Ils ont appelé la Cour constitutionnelle à rétablir immédiatement Park Geun-Hye dans ses fonctions. (Jeudi 5 janvier 2017) Des dizaines de milliers de Sud-coréens ont défilé à Séoul samedi pour réclamer le départ immédiat de la présidente Park Geun-Hye. (24 décembre 2016) Des dizaines de milliers de Sud-coréens ont défilé à Séoul samedi pour réclamer le départ immédiat de la présidente Park Geun-Hye. (24 décembre 2016) Des dizaines de milliers de Sud-coréens ont défilé à Séoul samedi pour réclamer le départ immédiat de la présidente Park Geun-Hye. (24 décembre 2016) Début de la procédure parlementaire de destitution de Park Geun-hye. (Cour constitutionnelle, 22 décembre 2016) La présidente Park Geun-Hye destituée: «Je suis tellement désolée pour tous les Sud-Coréens d'avoir créé ce chaos national par ma négligence alors que notre pays fait face à tant de difficultés, allant de l'économie à la défense nationale.» Visée par un scandale de corruption, Park Geun-Hye a été destituée par les députés sud-coréens ce vendredi. (9 décembre 2016) Park Geun-hye est la cible d'importantes manifestations chaque week-end (Jeudi 8 décembre 2016). Le patron du groupe Hanjin, Cho Yang-Ho (R), témoigne devant la commission parlementaire qui enquête sur le vaste scandale de corruption, à Séoul le 6 décembre 2016. (Mardi 6 décembre 2016). La présidente sud-coréenne Park Geun-hye, éclaboussée par un scandale de corruption, a demandé mardi au Parlement de trouver un moyen pour la démettre de ses fonctions. Elle laisse également au législatif le soin de fixer la date de son départ. (Mardi 29 novembre 2016). La présidente sud-coréenne Park Geun-hye ne veut pas donner suite à la demande de la justice de l'auditionner cette semaine dans le cadre d'une affaire de trafic d'influence, a déclaré lundi son avocat. (28 novembre 2016) Des milliers de personnes ont bravé samedi le froid et la neige pour manifester à Séoul, réclamant la démission de la présidente Park Geun-Hye empêtrée dans un retentissant scandale de trafic d'influence. (Samedi 26 novembre 2016) Des dizaines de milliers de manifestants ont commencé samedi à se rassembler à Séoul, pour la quatrième fois en autant de semaines, pour demander la démission de la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye, touchée par un scandale de corruption. (19 novembre 2016) Des dizaines de milliers de manifestants ont commencé samedi à se rassembler à Séoul, pour la quatrième fois en autant de semaines, pour demander la démission de la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye, touchée par un scandale de corruption. (19 novembre 2016) Des dizaines de milliers de manifestants ont commencé samedi à se rassembler à Séoul, pour la quatrième fois en autant de semaines, pour demander la démission de la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye, touchée par un scandale de corruption. (19 novembre 2016) La présidente sud-coréenne s'efforce ainsi une nouvelle fois de désamorcer la crise qui secoue son mandat. Park Geun-hye a déclaré mardi qu'elle était prête à laisser le parlement proposer un candidat au poste de premier ministre. (8 novembre 2016) Les Sud-Coréens sont descendus dans la rue pour réclamer la démission de leur présidente Park Geun-Hye, qui a endossé la pleine responsabilité du vaste scandale politico-financier qui la vise. (Séoul, 5 novembre 2016) Une des plus importantes manifestations organisées dans le pays depuis des années, quelque 40'000 personnes selon la police, 200'000 selon les organisateurs, ont appelé au départ de Mme Park lors d'une veillée aux chandelles. (Séoul, 5 novembre 2016) Séoul, 5 novembre 2016. Séoul, 5 novembre 2016. Selon les organisateurs, près de 200'000 Sud-Coréens étaient dans la rue. (Séoul, 5 novembre 2016) Selon les organisateurs, près de 200'000 Sud-Coréens étaient dans la rue. (Séoul, 5 novembre 2016) La présidente sud-coréenne Park Geun-Hye est accusée d'avoir été sous la coupe d'une sulfureuse conseillère de l'ombre, Choi Soon-Sil, qui aurait profité de son ascendant pour spolier des groupes industriels. (5 novembre 2016)

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La présidente destituée de Corée du Sud, Park Geun-Hye, s'est présentée mardi devant les magistrats du parquet pour être entendue sur le retentissant scandale de corruption et de trafic d'influence qui a précipité sa chute.

Pendant des mois, Park Geun-Hye s'était servie de son immunité pour éviter de répondre aux questions des enquêteurs. «Je collaborerai avec sincérité à l'enquête», a-t-elle dit à son arrivée au bureau des procureurs de Séoul, présentant ses excuses au public.

La première femme chef de l'Etat de Corée du Sud a été destituée le 9 décembre par l'Assemblée nationale alors que des millions de personnes étaient descendues dans la rue pour exiger son départ. Le scandale à tiroirs a jeté une lumière crue sur les liens troubles entre le monde de la politique et celui des affaires dans la quatrième économie d'Asie.

Citoyenne ordinaire

La destitution de la fille du défunt dictateur militaire Park Chung-Hee, qui a grandi dans le palais présidentiel, a été confirmée le 10 mars par la plus haute instance judiciaire. C'est en tant que citoyenne ordinaire que Park Geun-Hye est sortie de chez elle, son convoi se frayant un passage parmi la foule de ses partisans qui agitaient des drapeaux avant de prendre de la vitesse.

Chaque mètre de son court trajet a été filmé en direct par la télévision, certains cameramen suivant le convoi en moto ou en voiture, d'autres étant postés à intervalles réguliers sur la route.

L'audition d'un suspect est une étape essentielle de la procédure pénale avant une inculpation éventuelle. Elle peut durer plusieurs heures, jusque tard dans la nuit, ou être suspendue pour reprendre à une autre date.

Scandale autour de Choi Soon-Sil

Le scandale est centré sur l'amie de 40 ans de Park Geun-Hye, Choi Soon-Sil, elle-même en procès pour avoir soutiré des millions de dollars à de grands groupes industriels.

Park Geun-Hye, 65 ans, risque d'être inculpée de chefs multiples, abus de pouvoir, corruption ou coercition. Elle fait face à deux parquetiers et à un enquêteur. Elle est assistée par un avocat, lequel ne peut intervenir, uniquement la conseiller pendant les pauses.

Elle est le quatrième chef de l'Etat à faire l'objet de poursuites ou d'enquêtes dans des scandales de corruption. Les anciens hommes forts Chun Doo-Hwan et Roh Tae-Woo ont purgé des peines de prison pour corruption dans les années 1990. Le président Roh Moo-Hyun, élu démocratiquement, s'était suicidé en 2009 durant une enquête pour corruption le visant lui et sa famille.

Faveurs aux entreprises

Park Geun-Hye est soupçonnée de collusion avec sa confidente de l'ombre. Choi Soon-Sil est accusée de s'être servie de son influence sur la présidente pour contraindre divers conglomérats, dont le mastodonte Samsung, à verser près de 70 millions de dollars à deux fondations sous son contrôle.

Il est reproché à l'ancienne présidente d'avoir accordé des faveurs politiques aux capitaines d'industrie qui s'étaient montrés généreux avec Choi Soon-Sil, parmi lesquels Lee Jae-Yong, l'héritier de Samsung. M. Lee a été placé en détention provisoire et inculpé.

Park Geun-Hye est aussi accusée d'avoir permis à Choi Soon-Sil, qui n'avait ni fonction officielle ni habilitation de sécurité, de se mêler des affaires de l'Etat, y compris des nominations au sommet.

Chef religieux

La présidente est en outre soupçonnée d'avoir contraint ses collaborateurs à dresser une «liste noire» de milliers d'artistes privés de subventions publiques pour l'avoir critiquée. Le parquet lui reproche aussi d'avoir contraint des groupes comme le constructeur Hyundai ou le producteur d'acier Posco à octroyer des contrats lucratifs à des entreprises ou des individus ayant partie liée avec Choi Soon-Sil.

Les liens entre les deux femmes découlent de la relation qu'entretenait Park Geun-Hye avec le père de Choi Soon-Sil, Choi Tae-Min, mystérieux chef religieux qui fut son mentor jusqu'à sa mort en 1994. Sept fois marié, fondateur d'un mouvement aux allures de secte, il avait aussi été accusé de s'être servi de son entregent pour extorquer de l'argent à des entreprises.

Park Geun-Hye a démenti avec constance toute malversation, accusant Choi Soon-Sil d'avoir abusé de sa confiance.

Une présidentielle anticipée aura lieu le 9 mai. Moon Jae-In, ancien chef du Parti démocratique, principale formation de l'opposition progressiste, fait figure de grand favori.

(nxp/afp)