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Burger King
02 septembre 2010 13:51; Act: 02.09.2010 14:11 Print
L'huile de palme bannie du menu
Burger King n'achètera plus d'huile de palme au producteur indonésien Sinar Mas après les accusations de déforestation lancées par Greenpeace.
Face aux protestations de Greenpeace, Unilever et Nestlé avaient immédiatement suspendu leurs relations avec le producteur d'huile de palme en Indonésie. (photo: Keystone)
La chaîne de restauration rapide américaine Burger King a annoncé jeudi qu'elle n'achèterait plus d'huile de palme au producteur indonésien Sinar Mas ou à ses filiales après les accusations de déforestation lancées par Greenpeace.
Diaporama Greenpeace perturbe l'AG de NestléLe secteur de l'huile de palme, dont les cours sont au plus haut, avait été secoué par la campagne médiatique de Greenpeace. Deux géants agro-alimentaires, Unilever et Nestlé, avaient immédiatement sanctionné Smart, filiale du géant agro-alimentaire Sinar Mas, en suspendant leurs futurs contrats.
Sinar Mas, premier producteur d'huile de palme en Indonésie, avait affirmé le 10 août avoir été blanchi des accusations de déforestation lancées par Greenpeace.
Smart s'était félicité des conclusions du rapport qu'il avait commandé en février à deux cabinets d'audit internationaux, Control Union Certification et BSI Group, pour examiner la véracité des accusations de Greenpeace.
Burger King a indiqué que le rapport commandé par Sinar Mas en réponse aux allégations de Greenpeace révélait des activités qui ne sont «pas en cohérence avec nos engagements en matière de responsabilité d'entreprise».
«Nous estimons que le rapport a soulevé des inquiétudes concernant certaines des pratiques de Sinar Mas en matière de production d'huile de palme et sur son impact sur la forêt», a indiqué Burger King sur sa page Facebook.
Le groupe américain a ajouté qu'il recherchait un autre fournisseur pour ses 176 restaurants approvisionnés par Sinar Mas.
Dans leur rapport très détaillé, les deux cabinets d'audit ont montré que Smart a développé ses plantations essentiellement sur des zones dégradées, ayant déjà perdu la forêt primaire qui recouvrait auparavant l'essentiel de Bornéo. Ils indiquent que le groupe a déboisé des zones de tourbières, mais sur des surfaces nettement moins étendues que Greenpeace ne l'affirme.
Pour Greenpeace, l'audit a «confirmé en grande partie» ses accusations, notamment le fait que Smart avait «opéré sans les permis nécessaires et avait déboisé des tourbières illégalement», avait indiqué Bustar Maitar, son porte-parole à Jakarta.
(afp)
























