Italie

27 mars 2013 14:19; Act: 27.03.2013 14:43 Print

La gauche fait face au mur érigé par Beppe Grillo

La pression monte sur le chef de la gauche italienne, Pier Luigi Bersani, dans ses tentatives de former un gouvernement capable de relancer la troisième économie de la zone euro.

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27.04 Le dirigeant de gauche Enrico Letta a annoncé samedi la formation d'un nouveau gouvernement italien dont le numéro deux sera le chef du parti de Silvio Berlusconi, Angelino Alfano. 12.04 La coalition de centre droit de Silvio Berlusconi l'emporterait en cas de nouvelles élections si l'impasse politique actuelle débouchait sur une dissolution du parlement. 28.03 Pier-Luigi Bersani renonce à former un gouvernement. Il n'a pas réussi à dégager de consensus. 20.03 Le président Giorgio Napolitano a commencé les consultations pour former un gouvernement. 10.03 Beppe Grillo, le leader du Mouvement cinq étoiles (M5S) a déclaré dimanche soir qu'il quitterait la politique si ses élus votaient la confiance à un gouvernement de gauche. 01.03 En Italie, le chef de file du centre-gauche, Pier Luigi Bersani, exclut une grande coalition avec la droite de Silvio Berlusconi malgré le blocage politique issu des élections législatives. «Il Cavaliere» a fait savoir mardi qu'il était ouvert à la possibilité d'un accord avec le centre gauche, vainqueur du scrutin à la Chambre des députés mais pas au Sénat. 26.02 L'Italie s'est enfoncée dans une impasse au terme des législatives. Alors que la coalition centre-gauche va contrôler la Chambre des députés, aucune formation ne s'impose au Sénat. Ces législatives marquent une forte déconvenue pour Pier Luigi Bersani, leader de la gauche. Sa coalition a raflé 29,55% des voix, contre 29,18% à la coalition de droite de Silvio Berlusconi, selon des chiffres portant sur plus de 99,9% des bureaux de vote. A 76 ans, Silvio Berlusconi fait un étonnant retour. Ce scrutin est un camouflet pour le président du Conseil sortant, l'ancien commissaire européen Mario Monti, dont l'alliance centriste n'arrive qu'en quatrième position. Ces élections marquent aussi la percée du mouvement contestataire 5 Etoiles de l'humoriste Beppe Grillo. 25.02 L'ancien comique et candidat aux élections législatives en Italie Beppe Grillo a voté lundi en fin de matinée entouré d'une foule de journalistes. 24.02 Des féministes se sont jetées seins nus sur Silvio Berlusconi Berlusconi a voté dans un bureau à Milan Mario Monti na pas esquissé le moindre sourire, lorsqu'il a mis son bulletin dans l'urne, à Milan, dimanche matin

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Le leader du Parti démocrate (PD) a essuyé mercredi un énième refus du Mouvement 5 Etoiles (M5S). «Seul un malade mental pourrait avoir une envie irréfrénable de gouverner en ce moment», a dit M. Bersani lors de ses consultations avec une délégation du mouvement contestataire, en allusion à la crise économique et sociale que traverse le pays.

«Je suis prêt à assumer une responsabilité énorme, mais je demande à tous les autres d'en prendre une toute petite part», a-t-il ajouté au cours de cet entretien d'une heure avec le mouvement de l'ex-comique.

Refus des «grillini»

Mais les «grillini» ont à nouveau opposé un non catégorique à tout soutien à M. Bersani. «Il n'existe aucune condition qui nous permettrait de voter la confiance à un gouvernement composé de ces partis, car ils n'ont aucune crédibilité», a déclaré le chef du groupe M5S au Sénat, Vito Crimi, faisant référence au PD et au Peuple de la liberté (PDL, droite), le parti de Silvio Berlusconi.

Le mouvement avait choisi de diffuser en streaming tout l'entretien «par souci de transparence», empêchant ainsi toute éventuelle tractation ou assouplissement.

Un gouvernement M5S

La fin de non-recevoir des partisans de Beppe Grillo complique singulièrement la tâche de M. Bersani, à qui le président italien Giorgio Napolitano à demandé d'examiner les possibilités d'un soutien parlementaire à un gouvernement que dirigerait le chef de file de la gauche.

Le M5S, qui a remporté environ un quart des voix aux élections de février, revendique le poste de chef du gouvernement et rejette toute alliance. Il exclut aussi un soutien sélectif au Parlement à des mesures que prendrait un Gouvernement Bersani.

Le chef de file du Parti démocrate refuse pour sa part tout accord avec la droite de Silvio Berlusconi, arrivée deuxième au scrutin des 24 et 25 février, devant le M5S. Le PDL propose depuis des semaines un accord visant à créer «un gouvernement solide et fort qui puisse affronter la crise qui frappe le pays», comme l'a redit mardi son secrétaire général Angelino Alfano.

Décision d'ici à vendredi

M. Bersani doit achever ses consultations jeudi en fin de matinée et devrait se rendre chez le président de la République Giorgio Napolitano dans la soirée ou vendredi pour lui rendre compte de ses discussions.

En l'absence d'une majorité claire au Sénat acquise par avance, M. Napolitano peut lui offrir la possibilité de tenter sa chance devant la Chambre haute, ou alors charger une personnalité indépendante de former un gouvernement de techniciens ou d'union nationale.

(ats)

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