Grande-Bretagne

13 février 2018 15:48; Act: 13.02.2018 16:14 Print

La justice maintient le mandat d'arrêt d'Assange

Le fondateur de WikiLeaks se trouve à l'ambassade d'Equateur, à Londres, depuis six ans.

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La justice britannique maintient le mandat d'arrêt de Julian Assange. (Mardi 13 février 2018) Quito et Londres cherchent une solution «qui protège la vie» de Julian Assange, a déclaré le président équatorien. (Mercredi 24 janvier 2018) Alors que Londres ne veut pas accorder le statut diplomatique à Julian Assange, l'Equateur lui donne la nationalité. (11 janvier 2018) Julian Assange a affirmé qu'il espérait «gagner» d'ici six mois sa bataille avec les autorités britanniques, afin de quitter l'ambassade d'Equateur à Londres sans être extradé vers les Etats-Unis. (Jeudi 22 juin 2017) Le nouveau président équatorien, bien que qualifiant Assange de «hackeur», continuera à offrir l'asile au fondateur de WikiLeaks. (Lundi 29 mai 2017) Julian Assange: «Ce jour est une victoire importante pour moi et pour le système des droits de l'Homme de l'Onu.» (19 mai 2017) Le parquet suédois a abandonné ses poursuites pour viol contre le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, refermant une saga judiciaire qui durait depuis 2010. (Vendredi 19 mai 2017) La Suède doit décider vendredi si elle renouvelle sa demande de mandat d'arrêt européen contre le fondateur de WikiLeaks. (19 mai 2017) Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, accepte d'être extradé vers les Etats-Unis si le président Barack Obama accorde sa grâce à l'ex-soldat américain Chelsea Manning. (Jeudi 12 janvier 2016) Un groupe de travail de l'ONU a rejeté un recours du Royaume-Uni contre son avis selon lequel le fondateur de WikiLeaks Julian Assange est détenu arbitrairement. (Jeudi 1er décembre 2016) Le fondateur de WikiLeaks doit être entendu par la justice à l'ambassade d'Equateur de Londres. (Lundi 14 novembre 2016) La connexion Internet de Julian Assange, qui vit reclus dans l'ambassade de l'Equateur à Londres depuis juin 2012, a été coupée. WikiLeaks accuse un «Etat» étranger de l'avoir fait. (17 octobre 2016) En ce jour anniversaire, le fondateur de WikiLeaks est attendu dans une intervention par vidéoconférence depuis l'ambassade de l'Equateur à Londres dans laquelle il est toujours confiné. (mardi 4 octobre 2016) La magistrate suédoise qui instruit l'enquête pour viol, Marianne Ny, a redit la semaine dernière sa détermination à entendre Julian Assange. Le mandat d'arrêt européen est maintenu. (Vendredi 16 septembre 2016) Julian Assange a dévoilé sur le compte Twitter de Wikileaks un rapport de 27 pages daté du 10 novembre 2015 détaillant les conséquences de sa vie recluse dans l'ambassade. (15 septembre 2016) Le fondateur de Wikileaks Julian Assange a affirmé dans une interview à Fox News que des documents liés à Hillary Clinton, et qui pourraient avoir un impact sur les élections à venir, seraient rendus publics avant le 8 novembre prochain. (24 août 2016) L'Equateur va autoriser la justice suédoise à interroger Julian Assange dans son ambassade. Les autorités suédoises veulent questionner Julian Assange, 45 ans, dans le cadre d'une enquête sur des accusations de viol portées contre lui pour des faits remontant à 2010. (jeudi 11 août 2016) Julian Assange entame sa 5e année reclus à l'ambassade d'Equateur à Londres. (dimanche 19 juin 2016) Ce 19 juin 2016, plusieurs personnalités saisissent la date 'anniversaire' de la réclusion forcée de Julian Assange pour prendre sa défense dont ici la designeuse Vivienne Westwood qui porte un tee-shirt sur lequel on peut lire «Je suis Assange». (dimanche 19 juin 2016) Le fondateur de Wikileaks, l'Australien Julian Assange, reclus depuis quatre ans à l'ambassade d'Équateur à Londres, a accusé mardi François Hollande d'être «une escroquerie comme de nombreux politiciens». (Mardi 31 mai 2016) La justice suédoise maintient le mandat d'arrêt européen contre Julian Assange (image de février 2016). Il est sous le coup d'un mandat d'arrêt émis par la Suède dans le cadre d'une enquête pour viol, après la plainte déposée par une Suédoise en 2010. (Mercredi 25 mai 2016) Le fondateur de WikiLeaks vit reclus depuis juin 2012 à l'intérieur de la mission équatorienne dans le quartier de Knightsbridge, de crainte d'être expulsé vers la Suède puis les Etats-Unis. Washington ne lui a pas pardonné la divulgation par WikiLeaks de centaines de milliers de documents confidentiels en 2010. (Mercredi 25 mai 2016) Julian Assange a annoncé qu'il allait quitter l'ambassade d'Equateur à Londres (Lundi 18 août 2014) Dimanche 19 août 2012, Julian Assange s'est adressé aux médias depuis le Balcon de l'ambassade d'Équateur à Londres. . Les médias se sont déplacés en masse pour écouter Julian Assange. La justice britannique s'était prononcée en faveur de l'extradition de Julian Assange vers la Suède, où il doit répondre de viol et d'agression sexuelle sur deux Suédoises. (Jeudi 16 août 2012) Ricardo Patino, ministre équatorien des Affaires étrangères a mis un terme jeudi 16 août 2012 à un suspense de près de deux mois. L'Equateur «a décidé d'accorder l'asile diplomatique au citoyen (australien) Julian Assange». Plusieurs dizaines de manifestants et de journalistes, encadrés par des policiers, étaient massés devant l'ambassade d'Equateur où Julian Assange, réfugié depuis deux mois, dans l'attente de la décision de Quito sur sa demande d'asile politique. (Jeudi 16 août 2012) (Jeudi 16 août 2012) . Au fil de la matinée, le nombre de manifestants et de cameramen a nettement grossi.Trois manifestants ont été arrêtés par la police. (Jeudi 16 août 2012) . . L'ambassade d'Equateur, un bâtiment élégant en briques rouges, est située dans le quartier chic de Knightsbridge, au dos du grand magasin. . Les manifestants campent sur le trottoir opposé à l'ambassade, en écoutant de la musique. Des posters pro-Assange sont accrochés à des barrières métalliques, la plupart depuis plusieurs semaines. A Londres, des manifestants équatoriens ont apporté leur soutien à Assange En Équateur, la mobilisation en faveur d'Assange ne faiblit pas. «Nous sommes souverains et pas une colonie», clament les partisans de Julian Assange

Une faute?

La justice britannique a une nouvelle fois refusé mardi de lever le mandat d'arrêt visant Julian Assange, qui ne pourra donc pas sortir libre de l'ambassade d'Equateur à Londres où il est réfugié depuis bientôt six ans.

Le tribunal londonien de Westminster, qui avait déjà jugé ce mandat d'arrêt valide le 6 février, a estimé que son maintien n'allait «pas à l'encontre de l'intérêt public», comme le soutenait la défense de M. Assange.

«Je trouve que l'arrestation est une réponse proportionnée, même si M. Assange a lui-même restreint sa propre liberté depuis plusieurs années», a ajouté la juge Emma Arbuthnot.

Echapper à l'extradition

L'Australien de 46 ans avait trouvé asile en juin 2012 dans l'ambassade d'Équateur, immeuble de briques rouges situé dans le quartier chic de Knightsbridge, pour échapper à une extradition vers la Suède où il était recherché depuis fin 2010 pour des accusations de viol et d'agression sexuelle qu'il niait.

Le fondateur de WikiLeaks craint, en cas d'arrestation, d'être extradé et jugé aux États-Unis pour la publication par WikiLeaks en 2010 de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains.

«Le fait qu'il refuse de se rendre a entravé» le cours de la justice, a jugé la magistrate, estimant qu'il s'agissait d'un «homme qui cherche à imposer ses propres termes au cours de la justice».

Poursuites abandonnées

Les poursuites pour viol ont été abandonnées en mai 2017, mais le tribunal de Westminster n'avait pas suivi, la semaine dernière, l'argument de la défense selon lequel cela rendait le mandat d'arrêt caduc.

La juge l'avait au contraire maintenu, estimant qu'il avait été délivré après que Julian Assange eut enfreint les conditions de sa liberté sous caution.

Répondant mardi aux arguments de la défense, qui avait invoqué l'impossibilité de son client d'accéder aux soins médicaux, elle a estimé que ses «problèmes de santé pourraient être bien pires» et qu'il ne manquait pas de lumière du jour à l'ambassade où il vit dans un petit appartement, avec un chat pour seule compagnie.

Trois fois la peine maximale

Sur Twitter, Julian Assange avait souligné avant l'audience qu'il avait «déjà purgé plus de trois fois la peine théorique maximale» pour s'être soustrait à la justice. Il s'était également référé à un article du Guardian de lundi affirmant, en citant des courriels du parquet britannique, que celui-ci avait dissuadé la Suède de renoncer aux poursuites, comme elle semblait vouloir le faire dès 2013.

Dans l'espoir de trouver une solution au casse-tête judiciaro-diplomatique, Quito lui avait accordé en décembre la nationalité équatorienne, mais le Royaume-Uni avait refusé de lui accorder un statut diplomatique, ce qui lui aurait permis de quitter l'ambassade sans être arrêté par la police britannique.

Si Assange était amené à quitter l'ambassade, il n'aurait plus forcément l'image de défenseur des libertés qu'il avait pu avoir au moment où il y avait trouvé refuge. Désormais controversé, il a été récemment accusé d'être un valet de la Russie en raison de son influence sur l'élection du républicain Donald Trump à la Maison Blanche.

20'000 courriels piratés

En juillet 2016, WikiLeaks avait rendu publics 20'000 courriels piratés du Parti démocrate, dont certains très préjudiciables à la campagne de Hillary Clinton. En octobre, un mois avant le scrutin, ce sont des milliers de courriels du président de l'équipe de campagne de la démocrate, John Podesta, qui avaient été diffusés par WikiLeaks, suscitant des éloges appuyés du candidat Donald Trump.

Face aux accusations, Julian Assange a nié que la Russie, ou tout autre État, eût été derrière ces fuites. A l'issue de l'audience la semaine dernière, l'Equateur avait assuré qu'il continuerait à protéger Julian Assange, «tant que sa vie sera en danger». Il avait aussi dit continuer de chercher avec le Royaume-Uni une «solution satisfaisante pour les deux pays et respectueuse des droits de l'homme».

(nxp/afp)