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13 juin 2018 23:25; Act: 13.06.2018 23:31 Print

La presse américaine à la peine en 2017

Avec des recettes publicitaires et une audience en baisse, la presse américaine a connu une mauvaise année 2017.

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Image d'illustration. (Photo: Keystone)

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Malgré les performances des grands quotidiens, la presse américaine a connu une année 2017 difficile avec une audience et des recettes publicitaires en baisse, selon une étude publiée mercredi par l'institut indépendant Pew Research Center.

Au total, les ventes moyennes de quotidiens, sous forme imprimée ou numérique, se sont repliées de 4% par rapport à 2016, selon l'étude, pour les éditions des jours de semaine. Si l'on exclut les têtes de gondole que sont le New York Times et le Wall Street Journal, le recul atteint 11%.

Entre fin mars 2017 et fin mars 2018, le New York Times a gagné, en net, environ 500'000 abonnés en combinant les éditions numériques et imprimées. Sur 2017, le Wall Street Journal en a lui gagné 180'000 en net.

Plus préoccupant, après avoir connu des taux de croissance à deux chiffres année après année, le nombre de visiteurs uniques mensuels des sites des 50 premiers quotidiens américains en ligne a légèrement baissé, de 1,7%. Selon Mike Barthel, qui a dirigé l'étude, ces mauvais chiffres pourraient s'expliquer par le fait que 2017 était une année post-électorale.

Effectifs divisés par deux

Depuis trois ans, plusieurs titres de presse ont accéléré leur transition vers le numérique et privilégié l'accès payant au modèle gratuit, quitte à voir la fréquentation reculer légèrement en valeur absolue. Cette stratégie, ainsi que des relèvements tarifaires pour les éditions papier, expliquent que les recettes tirées des lecteurs ont augmenté de 2,7%, la sixième année de croissance consécutive.

Côté publicité, le chiffre d'affaires a baissé de près de 10% (9,8%) d'une année sur l'autre. Depuis le pic atteint en 2005, il a été divisé par trois.

Autre indicateur de la santé fragile de la presse américaine, les rédactions aux Etats-Unis ont perdu 3240 employés en 2017, en net. Depuis le pic de 2006, les effectifs ont été quasiment divisés par deux (-47%) et 35'200 postes ont disparu.

(nxp/afp)