Drogues

15 juin 2017 17:28; Act: 16.06.2017 09:05 Print

Le chemsex fait des ravages chez les gays

La pratique qui associe sexe et drogues synthétiques se démocratise en Europe. En Suisse aussi. Vidéo.

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Le chemsex associe le sexe à la prise de drogues de synthèse. Depuis une dizaine d'années, le phénomène a pris de l'ampleur au sein de la communauté gay. Il s'agit d'une véritable démocratisation favorisée par des applications comme Grindr ou Scruff, et par l'accès facilité sur Internet à des produits bon marché. GHB, méthamphétamines ou cathinones... Stimulantes et euphorisantes, ces substances augmentent la pression artérielle et accélèrent la fréquence cardiaque. Elles ont aussi un effet désinhibant et peuvent pousser les consommateurs à adopter des comportements à risque.

Décès par overdose

Outre le risque important de contracter des maladies sexuellement transmissibles, le chemsex est également à l'origine d'un nombre croissant de décès par overdose, accident ou arrêt cardiaque suite à un mauvais mélange de substances. D'abord observée à Londres, la pratique du chemsex s'est étendue aux autres métropoles européennes. La Suisse ne fait pas exception, Zurich figurant en bonne place dans le classement des villes d'Europe les plus touchées par la consommation de drogues de synthèse.

(Catherine Cochard/ NXP)