Russie

13 février 2018 14:47; Act: 14.02.2018 06:50 Print

Le crash de Moscou serait dû à une sonde Pitot

Selon les enquêteurs, le givrage d'une sonde Pitot, déjà impliquée dans le crash du vol Rio-Paris de juin 2009, serait à l'origine du drame.

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Selon les enquêteurs, le givrage d'une sonde Pitot, serait à l'origine du crash d'un avion près de Moscou. (Mardi 13 février 2018) Un avion de ligne russe avec 71 personnes à bord s'est écrasé près de Moscou dimanche peu après avoir décollé de l'aéroport moscovite de Domodedovo. Le parquet russe a annoncé quelques heures plus tard qu'il n'y avait pas de survivant. L'appareil, un Antonov An-148 de la compagnie Saratov Airlines, venait de décoller en direction d'Orsk, une ville de l'Oural, quand il a disparu des radars. Les autorités russes n'ont pas évoqué l'hypothèse d'un acte terroriste. Plusieurs sources, citées par les agences de presse russes, font état d'une collision entre l'Antonov et un hélicoptère de la Poste russe juste après le décollage. Les recherches des corps et des débris, dispersés sur une zone très étendue, sont compliquées par la neige. Alors que la neige est encore tombée dimanche sur Moscou et sa région, les véhicules de secours ont eu du mal à accéder au lieu du crash, forçant les secouristes à poursuivre à pied. Une boîte noire a été trouvée sur le site du crash, selon un responsable. Selon les agences, des témoins ont vu l'appareil en flammes tomber près du village d'Argounovo, au sud-est de Moscou. Les 71 passagers et membres d'équipage «n'ont eu aucune chance» de survivre. La cause du crash n'a pas encore été établie. Selon l'agence Interfax, le ministère des Transports envisage notamment l'hypothèse des mauvaises conditions climatiques Les proches des victimes, dont peut-ête un Suisse, étaient dimanche consternés.

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Le crash d'un Antonov russe qui a fait 71 morts dimanche près de Moscou est «apparemment» dû au givrage de sondes de vitesse Pitot, ont annoncé mardi les enquêteurs à la suite de l'analyse d'une boîte noire de l'appareil.

Le crash «peut s'expliquer par des données incorrectes sur la vitesse du vol (...) apparemment liées au givrage de sondes Pitot dont le système de chauffage était éteint», a indiqué dans un communiqué le comité intergouvernemental d'aviation (MAK).

Ces conclusions se basent sur une «analyse préliminaire des informations enregistrées» dans l'enregistreur conservant les paramètres techniques du vol, ainsi que sur «l'analyse de cas analogues ayant eu lieu dans le passé», a précisé cet organisme chargé d'enquêter sur les accidents aériens.

Septante-et-une victimes

L'avion de ligne, un biréacteur Antonov An-148 de la compagnie Saratov Airlines mis en service en 2010, s'est écrasé près de Moscou dimanche peu après avoir décollé de l'aéroport de Domodedovo.

Il transportait 65 passagers et six membres d'équipage, qui sont tous morts. L'appareil, qui se rendait à Orsk, une ville de l'Oural à la frontière du Kazakhstan, s'est écrasé dans le district de Ramenski, à quelque 70 km au sud-est de Moscou, près du village de Stepanovskoïé.

Mesures incorrectes

Appelées aussi «tubes de Pitot», les sondes Pitot permettent aux pilotes de contrôler la vitesse de leur appareil, un élément crucial pour son équilibre en vol. Si ces sondes sont encrassées par du givre ou des débris, une mesure incorrecte de vitesse peut être fournie aux pilotes, ce qui risque d'entraîner un décrochage de l'appareil si celui-ci vole trop lentement ou une déformation de l'avion si celui-ci va trop vite.

Les sondes Pitot avaient été mises en cause dans l'accident de l'Airbus A330 d'Air France qui assurait la liaison Paris-Rio (vol AF447) et s'était abîmé dans l'océan Atlantique le 1er juin 2009, tuant ses 228 occupants.

(nxp/afp)