Nordahl L., un tueur en série?

12 janvier 2018 18:22; Act: 12.01.2018 20:03 Print

La gendarmerie s'inspire du cas Francis Heaulme

Une cellule d'enquête spéciale a été lancée pour tenter de reconstituer le passé de Nordahl L. Un dispositif qui s'était avéré payant à l'époque du «routard du crime».

storybild

Le travail de recoupement effectué par cette cellule spéciale devrait permettre de reconstituer le passé de Nordahl L.

Sur ce sujet
Une faute?

Mis en examen pour le meurtre précédé de l'enlèvement de la petite Maëlys, Nordahl L. a également été mis en examen pour l'assassinat du jeune militaire Arthur Noyer. De nombreuses vérifications sont en cours dans le cadre d'autres affaires de disparitions non résolues, comme celles des adolescents Lucas Tronche et Antoine Zoia, introuvables depuis 2015 et 2016, respectivement.

Il n'est pas non plus exclu que l'ex-militaire ait quelque chose à voir avec les disparitions de Jean-Christophe Morin et Ahmed Hamadou, survenues en 2011 et 2012 dans le cadre du même festival de musique électronique. Des vérifications ont par ailleurs été effectuées dans l'affaire de la tuerie de Chevaline, mais toute implication de Nordahl L. a été écartée.

Ne sachant plus où donner de la tête, la gendarmerie a pris des mesures pour faciliter le travail de ses enquêteurs. Afin de centraliser le travail et d'éviter de se disperser, une cellule d'enquête spéciale a été mise sur pied jeudi, annonce BFM TV. Une dizaine d'enquêteurs seront chargés de passer au peigne fin le parcours de Nordahl L. depuis les années 2000.

Cette cellule a été ouverte au pôle national de la gendarmerie nationale à Pontoise, près de Paris. Les différents services d'enquête pourront ainsi la contacter s'ils ont besoin de recouper certaines affaires avec le profil de Nordahl L. La cellule spéciale va se pencher sur de nombreuses disparitions non résolues et, si des éléments apparaissent, elle contactera les services d'enquête concernés. Toutes ces informations seront ensuite analysées par un logiciel baptisé «AnaCrim».

Un dispositif semblable avait déjà été lancé à l'époque de l'arrestation de Francis Heaulme, en 1992. Une cellule spéciale avait pu reconstituer le passé du «routard du crime» grâce à un minutieux travail de recoupement. Heaulme avait été condamné dans 11 affaires.



(joc)