France

09 février 2018 14:14; Act: 09.02.2018 14:22 Print

Le recours de Ramadan sera examiné jeudi

L'islamologue suisse, incarcéré depuis son inculpation pour viols, a fait appel de sa détention provisoire.

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Mardi, les avocats de Tariq Ramadan ont décidé de demander une nouvelle mise en liberté, selon une information de RTL. (Jeudi 26 avril 2018) L'intellectuel musulman Tariq Ramadan a passé en 2015 un accord avec une Belge d'origine marocaine pour qu'elle cesse ses révélations, en échange de 27'000 euros. (Mercredi 4 avril 2018) Dans l'impossibilité juridique d'ouvrir une enquête administrative sur Tariq Ramadan, la conseillère d'Etat genevoise Anne Emery-Torracinta veut lancer une enquête externe. L'objectif est de faire la lumière sur ce qui s'est passé autour de l'ex-enseignant et au collège de Saussure. (14 mars 2018) A la demande du DIP, dirigée par Anne Emery-Torracinta, le Conseil d'Etat genevois ouvre une analyse indépendante pour faire la lumière sur ce qui s'est passé autour de l'ex-enseignant Tariq Ramadan. (Mercredi 21 mars 2018) L'avocat de Tariq Ramadan a saisi jeudi le Parquet de Paris pour qu'il «rectifie» les «fausses informations» circulant selon lui sur son client, en particulier dans la presse. (Jeudi 15 mars 2018) Une quatrième plainte aux Etats-Unis accable Tariq Ramadan. (8 mars 2018) Une troisième femme a porté plainte pour viols contre Tariq Ramadan. (Mercredi 7 mars 2018) Une nouvelle expertise médicale a été demandée par le juge d'instruction pour vérifier la compatibilité de son état de santé avec sa détention. (Mercredi 28 février 2018) Un mouvement de solidarité en faveur de Tariq Ramadan s'est développé. Des voix s'élèvent estimant que la présomption d'innocence de l'intellectuel suisse est bafouée et son état de santé ignoré. (24 février 2018) L'avocat de Tariq Ramadan Yassine Bouzrou (au centre), arrive au tribunal. Il a déposé un pourvoi en cassation contre la décision de la chambre de l'instruction Tariq Ramadan, inculpé pour viols, reste en prison. La cour d'appel de Paris a rejeté son recours contre sa détention provisoire. (Jeudi 22 février 2018) Tariq Ramadan, qui devait être entendu jeudi par la justice, a refusé d'être extrait de sa cellule. On ignore les motifs de son refus. (Jeudi 22 février 2018) L'état de santé de Tariq Ramadan est compatible avec son maintien en détention, selon les conclusions de l'expertise médicale ordonnée par la justice. (Lundi 19 février 2018) Accusée de collusion avec les deux plaignantes par les avocats de Tariq Ramadan, l'essayiste Caroline Fourest va porter plainte contre l'islamologue genevois pour dénonciation calomnieuse. (Dimanche 18 février 2018) Tariq Ramadan a quitté la prison de Fleury-Mérogis vendredi soir pour être hospitalisé. «Son état de santé s'aggrave», a indiqué une personne de son entourage. (Samedi 17 février 2018) Les deux femmes qui accusent Tariq Ramadan de viols ont décrit des scènes d'une très grande violence au cours d'investigations qui ont aussi révélé des connexions entre les plaignantes et des opposants au théologien musulman suisse, alimentant des soupçons de collusion pointés par la défense. (Vendredi 16 février 2018) Le théologien musulman suisse Tariq Ramadan a fait appel de sa détention provisoire. Son recours sera examiné jeudi par la cour d'appel de Paris. (9 février 2018) L'islamologue genevois Tariq Ramadan, inculpé de viols, est maintenu en détention. (6 février 2018) Tariq Ramadan a été inculpé vendredi pour viols et incarcéré à Paris au terme de deux jours de garde à vue. (2 février 2018) Tariq Ramadan a été déféré au parquet de Paris dans la nuit de jeudi à vendredi en vue d'une mise en examen. (2 février 2018) L'islamologue suisse Tariq Ramadan a vu sa garde à vue prolongée à Paris. Il est interrogé par les enquêteurs de la police judiciaire parisienne. (Jeudi 1er février 2018) Le petit-fils du fondateur des Frères musulmans, Hassan el-Banna, est visé par deux plaintes pour viol en France. Les faits remontent à 2009 et en 2012. (Jeudi 1er février 2018) Une des accusatrices est Henda Ayari, qui a raconté sur Facebook l'agression dont elle a été victime dans un hôtel en 2012. (Jeudi 1er février 2018) Tariq Ramadan, qui a été suspendu par l'Université d'Oxford et qui est désormais persona non grata au Qatar, dénonce une campagne de calomnie. (Jeudi 1er février 2018) Cette ex-salafiste a porté plainte le 16 novembre 2017, déclenchant une tempête tant Tariq Ramadan était révéré dans certains milieux musulmans. Elle fait depuis l'objet de fortes pressions de la communauté islamique pour la forcer à retirer sa plainte. L'identité de la seconde plaignante n'est pas connue. (Jeudi 1er février 2018) En Suisse, Tariq Ramadan a également été dénoncé par quatre anciennes élèves lorsqu'il était enseignant à Genève entre 1984 et 2004. Il aurait tenté de séduire une jeune fille de 14 ans et l'aurait harcelée. Il serait arrivé à ses fins avec trois autres âgées de 15 à 18 ans en ayant des relations sexuelles avec elles. (3 novembre 2017) Les faits décrits par ces ex-élèves genevoises sont prescrits. Aucune plainte n'a été déposée en Suisse pour l'instant. (3 novembre 2017)

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Le théologien musulman suisse Tariq Ramadan a fait appel de sa détention provisoire. Son recours sera examiné jeudi par la cour d'appel de Paris, a-t-on appris de sources proches du dossier.

Inculpé le 2 février de viol et viol sur personne vulnérable, l'islamologue suisse de 55 ans avait été immédiatement incarcéré dans l'attente d'un débat sur son mandat de dépôt, le temps de préparer sa défense. Mardi, un juge des libertés et de la détention (JLD) a finalement ordonné son placement en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet de Paris.

Tariq Ramadan, qui a fait appel mercredi de sa détention provisoire, est incarcéré dans la prison de Fleury-Mérogis, près de Paris. Il conteste toute relation sexuelle avec les deux femmes ayant porté plainte en octobre contre lui pour des faits de viols qui auraient eu lieu en 2009 et 2012.

Les faits dénoncés se seraient déroulés dans des hôtels, en marge des conférences à succès données en France par l'intellectuel, qui jouissait d'une aura certaine et dont la mise en cause a ébranlé la communauté musulmane en France.

«Campagne de calomnie»

Ce petit-fils du fondateur de la confrérie égyptienne islamiste des Frères musulmans, accusé par ses détracteurs de promouvoir un islam politique sous couvert de discours réformistes, avait fustigé «une campagne de calomnie» au début de cette affaire, pour laquelle trois juges d'instruction ont été désignés.

Ses avocats ont écrit à la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, pour demander la saisine de l'Inspection générale de la justice, instance de contrôle de l'administration judiciaire, affirmant que l'enquête préliminaire a été émaillée de dysfonctionnements au détriment de leur client. Ils dénoncent notamment la transmission tardive aux enquêteurs d'une note décrivant l'agenda de M. Ramadan le 9 octobre 2009, date à laquelle une des plaignantes l'accuse de l'avoir violée.

Cette note, transmise la semaine dernière aux enquêteurs, fait état d'une réservation de billet d'avion pour une arrivée à Lyon (est) à 18h35, alors que la plaignante a évoqué un viol ayant eu lieu l'après-midi. La présence de Tariq Ramadan dans ce vol n'avait donc pu être vérifiée avant son inculpation.

(nxp/ats)