évacuation de victimes en Haïti

30 janvier 2010 17:34; Act: 30.01.2010 19:50 Print

Les Etats-Unis veulent être payés avant d'agirLes Etats-Unis veulent être payés avant d'agir

L'armée américaine a annoncé samedi avoir suspendu ses vols d'évacuation d'Haïtiens grièvement blessés en attendant une décision sur la prise en charge financière de leurs soins.

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Outre les 150 000 morts déjà recensés, les autorité haïtiennes craignent que 200 000 autres corps ne soient encore enfouis sous les décombres. Cet homme de 23 ans a été ressorti des décombres après 11 jours. Ces orphelins haïtiens ont été transférés en France le 21 janvier pour y être adoptés. Des hommes s'énervent devant un centre de distribution de nourriture à Port-au-Prince, le 21.01.2010. Cet homme se protège des odeurs de cadavres avec des pelures d'orange. Des médecins de l'aide humanitaire suisse, le 21.01.2010. L'assistant médical Suisse, Christoph Scharf, soutient une fillette blessées à Port-au-Prince. Des secours libèrent un garçon de deux ans mardi 19 janvier dans les décombres, une semaine après le séisme. Par certains endroits, l'aide humanitaire arrive par les airs. Une dame de 69 ans, Ena Zizi, a été retrouvée vivante mardi 19 janvier dans les décombres, une semaine après le séisme. Ena se trouvait dans la cathédrale de Port-au-Prince. Hotteline Lozama a été sortie des décombres sept jours après le tremblement de terre. Nadine Cardoso-Riedl, 62 ans, La copropriétaire allemande de l'hôtel Montana de Port-au-Prince qui s'est effondré lors du séisme, a été sauvée après avoir passé quatre jours sous les décombres. Déshydratée mais indemne Nadine Cardoso-Riedl doit sa vie à un SMS qu'elle a envoyé sous les décombres. Une centaine de personne se sont réunises dimanche 17 janvier pour célébrer une messe. La vie reprend tant bien que mal le dimanche 17 janvier dans la ville de Jacmel au sud ouest de Port-au-Prince Un journaliste a assisté samedi soir au dégagement d'une étudiante de 29 ans, Saint-Hélène Jean-Louis, 97 heures après le séisme qui l'avait ensevelie mardi. Des survivants sont sortis des décombres. Les cadavres sont nombreux à joncher les rues. Les recherches se poursuivent pour découvrir des survivants. Vue aérienne de Port-au-Prince: la désolation règne en Haïti La cathédrale de la capitale haïtienne est complètement détruite. Pour être à l'abri, les gens se rassemblent sur la pelouse d'un stade de foot. Un technicien du RENASS, le Réseau National de Surveillance Sismique en France pointe l'enregistrement du séisme sur son graphique. Le Palais présidentiel de Port-au-Prince a été totalement détruit. Le Palais présidentiel de Port-au-Prince alors qu'il tenait encore debout Les secours s'organisent. Des Haïtiens tentent de joindre leurs proches. Un tremblement de terre a secoué Haïti, mardi 12 janvier. Le séisme a atteint 7 sur l'échelle de Richter. De nombreux bâtiments ont été touchés. Le nombre des victimes pourrait être important. Une image de l'agence géologique américaine montre la région d'Haïti et l'échelle de Richter, en dessous.

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Elle a ainsi confirmé une information parue plus tôt dans le «New York Times».

«Nous avons temporairement suspendu les vols d'évacuation d'Haïtiens, mais nous avons les moyens de les reprendre», a assuré le capitaine Kevin Aandahl, porte-parole de Transcom, l'unité de gestion des transports du Pentagone, dans un courriel envoyé à l'AFP.

«Apparement, certains Etats (américains) refusaient d'accepter l'arrivée sur leur sol de patients haïtiens pour des soins post- opératoires», a ajouté le capitaine Aandahl. «Nous nous occupons de missions d'évacuation, mais nous ne pouvons transporter personne si nous n'avons aucun endroit pour nous poser».

Certains Etats, comme la Floride (sud-est), renâclent à prendre en charge les coûts engendrés par les soins offerts aux Haïtiens, grièvement blessés dans le séisme du 12 janvier.

«Suspension catastrophique»

Les vols pour évacuer les blessés de la colonne vertébrale et les grands brûlés notamment ont pris fin mercredi après que le gouverneur de Floride Charlie Crist a demandé officiellement au gouvernement fédéral de prendre en charge une partie de ces coûts. D'autres Etats américains ont emboîté le pas à la Floride.

Cette suspension pourrait s'avérer catastrophique pour les blessés, a déclaré le Dr Barth Green, cofondateur du «Project Medishare for Haiti», une ONG liée à la faculté de médecine Miller de l'Université de Miami qui a évacué jusqu'à présent une vingtaine de blessés par jour. «Des gens sont en train de mourir en Haïti parce qu'ils ne peuvent pas partir», a assuré le Dr Green au «New York Times».

Selon le «New York Times», les hôpitaux de Floride ont traité plus de 500 victimes du séisme et la complexité des soins requis pourrait induire un coût de plusieurs millions de dollars.

Visite de Rafael Correa

Vendredi après-midi, le président équatorien Rafael Correa est arrivé à Port-au-Prince afin d'offrir de l'aide humanitaire pour la reconstruction de l'île. M. Correa, dont le pays occupe la présidence tournante de l'Union des nations d'Amérique du sud (Unasur), devait rencontrer son homologue haïtien René Préval.

«C'est une tragédie», a-t-il déclaré à sa descente d'avion. «Pour le monde entier, Haïti est aujourd'hui synonyme de victimes, de douleur, mais aussi d'espérance», a-t-il ajouté.

Cette visite d'un chef d'Etat en Haïti est la deuxième depuis le tremblement de terre. Le président dominicain Leonel Fernandez s'était rendu sur place trois jours après le drame. Le séisme a fait plus de 170'000 morts et dévasté la capitale haïtienne, qui devra être reconstruite à 75%.

Stopper le trafic d'enfants

De son côté, le gouvernement espagnol a annoncé samedi qu'il allait offrir aux autorités haïtiennes un système d'identification génétique permettant de lutter contre les trafics d'enfants.

Le programme «ADN-Prokids», développé par l'université de Grenade (sud), consiste à établir les empreintes génétiques des mineurs déclarés sans famille à partir d'échantillons de salive ou de sang. Parallèlement, il prévoit la mise sur pied d'un fichier génétique des parents ayant déclaré la disparition d'enfants afin de comparer les deux listes, explique un communiqué du ministère espagnol des Affaires étrangères.

Ce programme, qui a déjà été mis en place dans plusieurs pays en 2009, a permis d'identifier 230 enfants de douze nationalités différentes, victimes de trafics, explique encore le gouvernement.

(ats)

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  • Grisouille le 31.01.2010 09:38 Report dénoncer ce commentaire

    Le Minotaure américain

    Comme d'hab l'Amérique, tel le Minotaure, fonce dans le mur et réfléchit après. En rapatriant des haïtiens grièvement blessés sur leur territoire, ils pensaient quoi? Juste changer des pansements et les renvoyer chez eux avec une tape amicale dans le dos? See you soon? Pour une fois au lieu de donner des milliards à l'armée pour tuer des gens, ils pourraient les prendre pour soigner. Ca changerait

  • george le 31.01.2010 01:11 Report dénoncer ce commentaire

    Fish and chips rance

    Haïti a été occupée par les usa de 1915 à 1934...

  • titan71 le 30.01.2010 22:45 Report dénoncer ce commentaire

    effectivement

    effectivement Bidibouche les américains.. nous sommes les plus fort du monde etc..etc... mais deja que leurs propre compatriote non pas droit au soins, c est très contradictoire