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Crise financière
09 avril 2011 14:51; Act: 09.04.2011 15:28 Print
Les Islandais votent sur les mesures «Icesave»
Les Islandais votent le plan de remboursement à la Grande-Bretagne et aux Pays-Bas de près de 3,5 milliards d'euros suite à la faillite de la banque en ligne Icesave en 2008.
Les Islandais avaient massivement rejeté le plan lors d'un premier référendum l'année dernière. (photo: AFP)
Les Islandais étaient à nouveau appelés samedi à voter par référendum sur le plan de remboursement à la Grande-Bretagne et aux Pays-Bas de près de 3,5 milliards d'euros suite aux pertes de leurs épargnants dans la faillite de la banque en ligne Icesave en 2008.
Les sondages d'avant scrutin ont donné le «non» légèrement en tête. Les bureaux de vote fermeront à 22h00GMT (00h00 à Paris). Les résultats sont attendus dimanche.
Les Islandais avaient massivement rejeté le plan lors d'un premier référendum l'année dernière. Depuis, le gouvernement a modifié son plan et espère un «oui», sous la pression grandissante de la Grande-Bretagne et des Pays-Bas, qui menacent de bloquer la candidature islandaise à l'entrée dans l'Union européenne s'ils n'obtiennent pas satisfaction.
Lourd fardeau pour petit pays
La dette était initialement de 5,3 milliards de dollars (3,6 milliards d'euros), un lourd fardeau pour l'Islande, pays de 320.000 habitants. En vertu du nouveau plan, les Islandais commenceraient à rembourser les intérêts de la dette en 2016, pour finir en 2046, à un taux de 3% aux Pays-Bas, et de 3,3% à la Grande-Bretagne. Les avoirs recouvrés de la maison-mère d'Icesave, Landsbanki, devraient couvrir la plus grande partie de la dette. Au final, le coût pour l'Islande devrait revenir à un peu plus de 440 millions de dollars (un peu plus de 303 millions d'euros).
Le différend est né de l'effondrement des banques et de l'économie islandais lors de la crise financière de 2008. La Grande-Bretagne et les Pays-Bas demandent remboursement des sommes qu'ils ont engagées pour garantir les fonds de quelque 340.000 de leurs citoyens ayant perdu leur épargne dans la faillite de la banque Internet Icesave, qui offrait avant la crise des taux attractifs déconnectés de la réalité du marché.
(ap)





















