Paris

11 janvier 2013 10:10; Act: 11.01.2013 13:04 Print

Les militantes kurdes ont reçu plusieurs balles

L'autopsie de leur corps a permis de déterminer que l'une des trois femmes avait reçu quatre balles dans la tête. Les deux autres ont été tuées de trois balles dans la tête.

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23.01 Une organisation kurde en France a contesté mercredi que l'homme mis en examen pour l'assassinat à Paris de trois activistes kurdes, dont une figure historique du PKK, soit un Kurde ou un militant. 18.01 Deux suspects ont été placés en garde à vue vendredi par la police française dans l'enquête sur l'assassinat de trois militantes kurdes assassinées le 9 janvier à Paris. 11.01 Selon des sources judiciaires, les trois femmes auraient été abattues de plusieurs balles dans la tête. 10.01 Trois militantes kurdes ont été retrouvées mortes dans la nuit de mercredi à jeudi, tuées d'une balle dans la tête, dans les locaux d'une association de la communauté kurde du centre de Paris. «Beaucoup de gens connaissaient la présidente du centre d'information» kurde, Fidan Dogan, une des trois victimes, a encore dit le ministre de l'Intérieur Manuel Valls. Selon la fédération des associations kurdes de France, les deux autres victimes sont Sakine Cansiz, présentée comme «une des fondatrices du PKK» (Parti des travailleurs du Kurdistan, interdit en Turquie) et Leyla Soylemez, une «jeune activiste». Dès l'annonce de ces assassinats, des centaines de Kurdes se sont rassemblés devant l'immeuble scandant »Elles ne sont pas mortes«, »Nous sommes tous PKK!«, »Turquie assassin, Hollande (le président français) complice!«, et agitant des drapeaux à l'effigie d'Abdullah Öcalan. Règlement de comptes au sein de la mouvance kurde lié aux négociations en cours entre Ankara et le PKK, action du mouvement d'extrême droite turc des »Loups gris«, crime crapuleux, règlement de comptes personnel: plusieurs pistes sont envisageables, explique à l'AFP un spécialiste de la mouvance kurde en France, sous couvert de l'anonymat.

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Ces constatations accréditent la thèse d'une exécution, évoquée jeudi par une source policière après la découverte des corps dans le «Centre d'information sur le Kurdistan», dans le nord-est de Paris.

Parmi les trois victimes, figure, selon les enquêteurs, Sakine Cansiz, 55 ans, considérée comme une proche du chef emprisonné du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan, interdit en Turquie), Abdullah Öcalan.

Ces assassinats surviennent alors que, selon des médias turcs, Ankara et Öcalan se sont mis d'accord sur le principe d'un arrêt des hostilités qui durent depuis 1984 et ont coûté la vie à plus de 45'000 personnes.

Pour autant, plusieurs pistes sont envisageables, souligne un spécialiste des Kurdes en France, sous couvert de l'anonymat: règlement de comptes au sein de la mouvance lié à ces négociations en cours entre Ankara et le PKK, action du mouvement d'extrême droite turc des «Loups gris», crime crapuleux...

Le PKK mobilise régulièrement la justice française dans des dossiers de financement de ce parti, via des extorsions de fonds, avec 21 procédures actuellement en cours selon une source judiciaire.

L'exécution suggère un conflit interne au PKK

Les meurtres aux allures d’exécution de trois activistes kurdes à Paris semblent être le résultat d'une querelle interne au sein du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), le mouvement armé auquel adhéraient les trois femmes, a réaffirmé vendredi le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.

Même s'il a rappelé qu'il fallait attendre les conclusions de l'enquête de la police française, M. Erdogan a toutefois estimé que ses premiers éléments semblaient privilégier la piste d'un crime commis par quelqu'un de l'intérieur, en soulignant que le bâtiment dans lequel s'est produit le drame était muni d'un système de sécurité à code confidentiel.

«Ces trois personnes ont ouvert la porte. Elles ne l'auraient sûrement pas fait si elles ne connaissaient par l'assassin, ou alors celui-ci possédait le code» d'entrée, a dit M. Erdogan aux journalistes dans l'avion le ramenant à Ankara après une tournée africaine, a rapporté l'agence Anatolie.

Le chef du gouvernement turc a également réaffirmé que ces crimes pouvaient être l'oeuvre de certains milieux, qu'il n'a pas identifiés, voulant «saboter» les récentes négociations de paix entre Ankara et le PKK.

«Chaque fois qu'il y a une initiative de bonne volonté, on a tenté de l'empêcher», a regretté M. Erdogan.

L'histoire récente du PKK, une organisation classée comme terroriste dans de nombreux pays, est jalonnée de meurtres et de règlements de comptes violents entre ses diverses factions.

La Turquie demande une sécurité renforcée devant ses missions

La Turquie a demandé aux autorités françaises de renforcer les mesures de sécurité devant ses missions diplomatiques et a appelé celles-ci à la «vigilance» après l'exécution de trois militantes kurdes à Paris, a affirmé vendredi une source diplomatique turque.

«Nous avons demandé aux autorités françaises d'augmenter le niveau de sécurité devant nos représentations en France pour prévenir les incidents, prévus ou non», a déclaré cette source, parlant sous le couvert de l'anonymat.

«Nous avons aussi alerté nos représentations en France et en Europe en leur demandant d'être vigilantes», a-t-elle ajouté.

Trois militantes liées au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), dont une proche du chef emprisonné du mouvement, Abdullah Öcalan, ont été tuées par balles dans les locaux d'une association de leur communauté à Paris, où leurs corps ont été retrouvés dans la nuit de mercredi à jeudi.

Leur mort a suscité l'émoi et la colère au sein de la communauté kurde de France, forte d'environ 150'000 personnes, et plusieurs centaines de Kurdes ont manifesté jeudi à Paris et à Marseille, dans le sud de la France, en scandant des slogans contre la Turquie.

Dans un communiqué, la Fédération des associations kurdes en France à appelé «tous les Kurdes d'Europe à se rassembler à Paris pour dénoncer cette attaque».

Des responsables kurdes ont appelé à une manifestation à partir de samedi midi Place de la Bastille à Paris.

(afp)

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