Drame en Egypte

02 février 2012 20:45; Act: 03.02.2012 11:04 Print

Les premiers morts dans des révoltesLes premiers morts dans des révoltes

Indignés par le drame survenu la veille lors d'un match de foot, des milliers de manifestants ont bloqué dans la nuit de jeudi à vendredi les abords du Ministère égyptien de l'intérieur, au Caire.

Voir le diaporama en grand »

  • par e-mail
Sur ce sujet
Une faute?
Signalez-la nous!
Envoyer

Des ambulances ont dû se frayer un passage parmi la foule pour dégager des agents de la police antiémeutes dont la camionnette s'était aventurée dans une rue remplie de manifestants, a rapporté un journaliste de Reuters. La confrontation entre les policiers, retranchés dans leur véhicule, et les manifestants a duré près de quarante-cinq minutes.

Des blessés ont également été évacués alors que les heurts éclataient entre manifestants et forces de l'ordre.

Selon le Ministère égyptien de la santé, les incidents qui ont éclaté tard dans la soirée ont fait au total 400 blessés, dont un grand nombre de personnes intoxiquées par les gaz lacrymogènes utilisés par la police pour disperser les manifestants.

Les rues proches de la place Tahrir sont à nouveau devenues le lieu d'affrontements entre policiers et manifestants qui voient dans le Ministère de l'intérieur un vestige intact de l'ancien régime.

Jeudi soir, deux personnes ont perdu la vie à Suez, dans le nord-est du pays, lors de nouveaux affrontements entre policiers et manifestants, selon des sources médicales. Les manifestants protestaient là encore contre la mort, mercredi, de 74 personnes après un match de football à Port-Saïd. Selon ces sources, les deux hommes ont été tués par balle.

Limogeages

Le pouvoir égyptien, mis en cause après les heurts entre supporters à Port-Saïd, a annoncé jeudi le limogeage de la direction de la Fédération égyptienne de football et la démission du gouverneur de la ville.

Le premier ministre Kamal al-Ganzouri a annoncé ces mesures lors d'une session houleuse à l'Assemblée. Il a aussi confirmé la mise à l'écart des principaux responsables des services de sécurité de Port-Saïd, après que de nombreux témoignages ont mis en cause l'inertie des forces de l'ordre et les failles dans le dispositif de sécurité lors de ce match.

Le président de l'Assemblée, Saad al-Katatni, issu du mouvement des Frères musulmans, première force politique du pays, a estimé, lui, que «la révolution égyptienne est face à un grand danger». «Le massacre de Port-Saïd est dû à une négligence énorme des services de sécurité», a-t-il ajouté, sans toutefois aller jusqu'à demander la chute du gouvernement.

Des députés ont en revanche pris la parole pour demander le «limogeage» du cabinet Ganzouri, ou affirmer que le haut conseil militaire à la tête du pays portait «l'entière responsabilité» de ces événements.

Cauchemar

Les violences avaient commencé mercredi soir après le coup de sifflet final du match au cours duquel al Masry, un club de Port-Saïd, a fait subir à Al Ahly, une équipe du Caire, sa première défaite (3-1) de la saison.

Des centaines de supporters d'al Masry ont alors envahi le terrain et ont commencé à lancer des pierres et des bouteilles contre ceux d'al Ahly. Septante-quatre personnes ont été tuées et plus de 1000 personnes ont été blessées. Ce bilan fait de ce match l'un des plus meurtriers de l'histoire du football.

Des centaines de jeunes hommes, parmi lesquels nombre de supporters d'al Ahly, le club de football le plus populaire du pays, ont ensuite bloqué les rues menant à la place Tahrir, au Caire, épicentre de la contestation, en signe de protestation. D'autres se sont rassemblés devant la gare du Caire, hurlant: «A bas le régime militaire» à mesure que les corps des victimes, dissimulés sous des couvertures, étaient déchargés d'un train.

Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), au pouvoir en Egypte, a décrété un deuil national de trois jours. Il a tenu jeudi une réunion d'urgence pour examiner «les mesures nécessaires» après ces événements tragiques».

Manifestation de supporters au Caire

(Source: Youtube)

(ats)

20min Login Facebook Connect
Fragen und Antworten rund um die Kommentar-Funktion
«Warum dauert es manchmal so lange, bis mein Kommentar sichtbar wird?»

Unsere Leser kommentieren fleissig - durchschnittlich gehen Tag für Tag 4000 Meinungen zu allen möglichen Themen ein. Da die Verantwortung für alle Inhalte auf der Website bei der Redaktion liegt, werden die Beiträge vorab gesichtet. Das dauert manchmal eben einige Zeit.

«Gibt es eine Möglichkeit, dass mein Beitrag schneller veröffentlicht wird?»

Wer sich auf 20 Minuten Online einen Account zulegt und als eingeloggter User einen Beitrag schreibt oder auf einen Kommentar antwortet, der wird vorrangig behandelt. Hat ein eingeloggter User bereits viele Kommentare verfasst, die freigegeben wurden, so werden seine neuen Beiträge mit oberster Priorität behandelt.

«Warum wurde mein Kommentar gelöscht?»

Womöglich wurde der Beitrag in Dialekt verfasst. Damit alle deutschsprachigen Leser den Kommentar verstehen, ist Hochdeutsch bei uns Pflicht. Sofort gelöscht werden Beiträge, die Beleidigungen, Verleumdungen oder Diffamierungen enthalten. Auch Kommentare, die aufgrund mangelnder Orthografie quasi unlesbar sind, werden das Licht der Öffentlichkeit nie erblicken. (oku)

Haben Sie allgemeine Fragen zur Kommentarfunktion?

Schreiben Sie an feedback@20minuten.ch
Hinweis: Wir beantworten keine Fragen, die sich auf einzelne Kommentare beziehen.

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 72 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires qui nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.
  • Winston le 02.02.2012 23:48 Report dénoncer ce commentaire

    Quelle calamité le sport !

    Surtout les sport d'équipe qui mènent souvent à la haine de l'autre camp et à la violence gratuite.

  • Albert Le Vert le 02.02.2012 22:50 Report dénoncer ce commentaire

    Foot...

    ... depuis longtemps, on sait que ce sport attire plus de problèmes qu'autre chose... surtout dans des pays où les gens s'enflamment pour un rien. Souvenez-vous du match Suisse-Turquie... c'était un véritable SCANDALE ! STOP AU FOOT !

  • Mario le 02.02.2012 22:48 Report dénoncer ce commentaire

    oui c ca

    j'aimerais vraiment qu'on m'explique, pourquoi on doit protèger un STADE?????? faut juste arrêter.... si vraiment on voudrait mettre le feu aux poudres, ce serait pas dans un stade qu'on le ferait.... facile de mettre ca sur le dos de la politique.... y a toujours un agresseur et un qui répond... discussion terminée...

Immobiliers

powered by

Trouvez des immobiliers

NPA
Loyer à
Pièces à

Trouver des locataires? Passer une annonce maintenant sur homegate.ch