Brésil

17 avril 2018 04:33; Act: 17.04.2018 07:51 Print

Lula en prison: «Je suis serein mais indigné»

L'ex-président brésilien a écrit lundi depuis sa cellule, saluant la mobilisation de ses partisans.

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Un juge brésilien a fait sensation en ordonnant la libération de l'ex-président Lula, avant d'être contredit par un autre juge de la même cour d'appel, mais il insiste pour que Lula sorte de prison au plus vite. (Dimanche 8 juin 2018) Les sympathisants de Lula étaient venu soutenir celui qui reste le favori des sondages pour la présidentielle d'octobre, malgré son emprisonnement. (Mardi 1er mai 2018) Emprisonné depuis le 7 avril, l'ex-président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a perdu du terrain dans la campagne présidentielle. Mais il reste en tête des intentions de vote. (Dimanche 15 avril 2018) Luiz Inacio Lula da Silva (veste grise) à son arrivée à la prison de Curitiba. (Samedi 7 avril 2018) Des manifestants célèbrent l'arrestation de l'ex-président Lula. (Samedi 7 avril 2018) L'ex-président Lula salue la foule depuis le siège du syndicat des métallurgistes. (Samedi 7 avril 2018) Les supporteurs de Lula, opposés au départ de leur leader pour la ville de Curitiba (sud) et la cellule qui l'y attend, ont empêché le véhicule de l'ex-président de démarrer. (Samedi 7 avril 2018) L'ancienne présidente Dilma Rousseff a rejoint son prédécesseur Lula pour une messe en l'honneur de la femme de ce dernier, décédée l'an dernier. (Samedi 7 avril 2018) Retranché au siège d'un syndicat entouré de milliers de partisans, Lula négociait vendredi soir avec la police les conditions de son arrestation. (Vendredi 6 avril 2018) La plus haute juridiction d'appel brésilienne a rejeté vendredi l'appel de l'ex-président Luis Inacio «Lula» da Silva contre son placement en détention. L'ancien président ne s'est pas présenté à la justice comme exigé. (Vendredi 6 avril 2018) Le juge anticorruption Sergio Moro (photo archive à Lima) a sommé Luis Inácio Lula da Silva de se rendre à la police fédérale de Curitiba. Il a interdit qu'on lui passe des menottes. (Vendredi 6 avril 2018) Luiz Inacio Lula da Silva doit purger une peine de 12 ans et un mois de prison pour avoir reçu un luxueux appartement de la part d'une entreprise de bâtiment en échange de faveurs dans l'obtention de marchés publics. (Mercredi 4 avril 2018) La Cour suprême a donné son feu vert à l'incarcération de Lula. (Mercredi 4 avril 2018) Plusieurs dizaines de milliers de manifestants sont descendus dans les rues du Brésil mardi pour réclamer l'emprisonnement de Lula, condamné pour corruption.(3 avril 2018) Les gens sont dans la rue pour demander l'emprisonnement de leur ancien président condamné pour corruption. (3 avril 2018) La Cour suprême a appelé au calme, à deux jours d'un jugement crucial pour l'ex-président qui pourrait aller en prison. (Lundi 2 avril 2018) Malgré sa tournée politique dans le sud hostile, l'ex-président brésilien a promis jeudi de revenir au pouvoir. (28 mars 2018) Un autocar de la caravane de Lula a été touché par un tir, affirme le candidat à la présidentielle. Il n'y a pas eu de blessé. (Mardi 27 mars 2018) La Cour suprême brésilienne a décidé d'ajourner ses débats sur l'ex-président jusqu'au 4 avril. D'ici là, il restera libre. (Jeudi 22 mars 2018) Un juge a ordonné que le passeport de l'ex-président brésilien Lula, confisqué la semaine dernière après sa condamnation, lui soit rendu. (Vendredi 2 février 2018) L'ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a été reconnu mercredi coupable de corruption et de blanchiment par la Cour d'appel de Porto Alegre. Deux des trois juges ont confirmé sa condamnation à de la prison. (24 janvier 2018) Trois juges doivent décider dans la journée si l'ancien président brésilien Luiz Inacio da Silva est bien coupable de corruption passive et de blanchiment. (Mercredi 24 janvier 2018) L'ex-président brésilien Lula a clamé haut et fort son innocence, lors de son second face-à-face avec le juge anticorruption Sergio Moro, qui l'a déjà condamné à près de dix ans de prison dans une autre affaire. (13 septembre 2017) Les ex-présidents brésiliens Luis Inácio Lula da Silva et Dilma Rousseff ont été inculpés de corruption et de formation d'un cartel. (Mardi 5 septembre 2017) Malgré ses déboires avec la justice, l'ex-président brésilien Lula semble se diriger vers une candidature à la présidentielle de 2018. (Jeudi 17 août 2017) Roberta Luchsinger, 32 ans, petite-fille d'un banquier suisse installé au Brésil, a décidé de faire un don de 132'000 euros à l'ex-président brésilien. (Photo d'archives) L'ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, condamné récemment à près de dix ans de prison, a été inculpé pour corruption et blanchiment d'argent dans le cadre d'une autre affaire. (Mardi 1er août 2017) Lundi 31 juillet, le parquet fédéral du Brésil (MPF) a fait appel de la condamnation de Lula à 9,5 ans de prison, réclamant une peine plus lourde. Le parquet estime que Lula devrait aussi être condamné des irrégularités concernant le stockage d'objets personnels accumulés durant sa présidence. (Image prétexte - 20 juillet 2017) Seuls quelques milliers de manifestants ont répondu dans les grandes villes du Brésil à l'appel des mouvements de gauche à soutenir l'ex-président Lula. (Jeudi 20 juillet 2017) La justice a bloqué plus de 600'000 réais (181'000 francs suisses) dans les comptes de Luiz Inacio Lula Da Silva et saisit trois appartements, une semaine après sa condamnation pour corruption, dont il a fait appel. (Mercredi 19 juillet 2017) L'ex-président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a été condamné à neuf ans et six mois de prison pour corruption et blanchiment d'argent, a annoncé mercredi le tribunal du juge Sergio Moro, à Curitiba (Sud). (Mercredi 12 juillet 2017) Lula est accueilli par ses partisans alors qu'il arrive au tribunal, pour une audience qui durera plus de cinq heures. (Mercredi 10 mai 2017) L'ex-président est visé par cinq procédures judiciaires liées à l'opération «Lavage-express». Cette enquête tentaculaire a révélé un vaste réseau de corruption orchestré par des entreprises du bâtiment pour truquer systématiquement les marchés publics, notamment ceux du géant pétrolier étatique Petrobras. (Mercredi 3 mai 2017) Mais pour éviter tous débordements entre pro et anti-Lula, les forces de l'ordre ont aussi été déployées. (Jeudi 4 mai 2017) Plusieurs dizaines des soutiens de Lula ont même campé sur place, dans des tentes plantées sur le bord de la route. (Mardi 9 mai 2017) L'icône de la gauche latino-américaine a déjà reçu le soutien de plusieurs milliers de partisans, qui ont afflué tout au long de la journée de mardi à Curitiba, ville du sud du Brésil où aura lieu l'audience. (Mardi 9 mai 2017) Lula va faire face pour la première fois mercredi au juge anticorruption Sergio Moro. Mais il peut compter sur le soutien du Parti des Travailleurs. (Vendredi 5 mai 2017)

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L'ex-président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, favori pour la présidentielle d'octobre, s'est dit «serein mais indigné» d'être emprisonné, selon lui à tort, saluant la mobilisation de ses partisans, dans un premier message public envoyé de sa cellule.

Lula, qui a dirigé le Brésil de 2003 à 2010, a été condamné à plus de 12 ans de prison pour corruption passive et blanchiment d'argent et est incarcéré depuis le 7 avril à Curitiba (sud). Il nie farouchement toute culpabilité et dénonce un procès pour l'empêcher de se représenter.

«Je suis serein, mais indigné comme tout innocent qui s'indigne lorsqu'il vit une injustice», a écrit Lula dans une lettre transmise par ses avocats à Gleisi Hoffmann, sénatrice et présidente du parti des travailleurs (PT) cofondé par Lula dans les années 80.

«Je suis très reconnaissant envers votre résistance et votre présence au sein de cet acte de solidarité», écrit Lula à l'adresse de ses partisans qui ont organisé un campement de protestation près du siège de la police de Curitiba où il est incarcéré.

«Relâchez Lula!»

L'ex-président affirme encore une fois «mettre au défi» le juge Sergio Moro et l'équipe de lutte anticorruption de «prouver le crime qu'ils affirment que j'ai commis». Sergio Moro est le magistrat de première instance qui a condamné Lula. Il est devenu un symbole de la lutte contre la corruption pour beaucoup de Brésiliens, mais aussi la cible des attaques des partisans de l'ex-président.

Outre le campement, des militants de gauche ont aussi occupé lundi symboliquement pendant plusieurs heures l'appartement triplex sur la côte de Sao Paulo que l'ex-président brésilien Lula a reçu comme pot-de-vin, selon la justice.

«Ou vous relâchez Lula ou il n'y aura pas de répit!» ont crié une trentaine de membres du Mouvement des travailleurs sans toit (MTST) et du Front Peuple sans peur, présents dans l'immeuble de Guaruja où se trouve le triplex.

Il s'agissait de «dénoncer la farce judiciaire qui a mené Lula à la prison», a écrit sur Twitter le coordinateur de MTST et pré-candidat à l'élection présidentielle d'octobre Guilherme Boulos.

«Notre préoccupation est qu'il est très seul», a confié la sénatrice Hoffmann. «Samedi et dimanche ils ne lui ont autorisé aucune visite, même pas de ses conseillers juridiques. Cela nous inquiète qu'il puisse tomber en dépression ou malade».

(nxp/afp)