Brésil

17 mai 2018 19:15; Act: 17.05.2018 19:23 Print

Lula se dit victime d'une «farce judiciaire»

L'ancien président brésilien Lula, actuellement incarcéré, exige une élection présidentielle «démocratique».

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Les sympathisants de Lula étaient venu soutenir celui qui reste le favori des sondages pour la présidentielle d'octobre, malgré son emprisonnement. (Mardi 1er mai 2018) Emprisonné depuis le 7 avril, l'ex-président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a perdu du terrain dans la campagne présidentielle. Mais il reste en tête des intentions de vote. (Dimanche 15 avril 2018) Luiz Inacio Lula da Silva (veste grise) à son arrivée à la prison de Curitiba. (Samedi 7 avril 2018) Des manifestants célèbrent l'arrestation de l'ex-président Lula. (Samedi 7 avril 2018) L'ex-président Lula salue la foule depuis le siège du syndicat des métallurgistes. (Samedi 7 avril 2018) Les supporteurs de Lula, opposés au départ de leur leader pour la ville de Curitiba (sud) et la cellule qui l'y attend, ont empêché le véhicule de l'ex-président de démarrer. (Samedi 7 avril 2018) L'ancienne présidente Dilma Rousseff a rejoint son prédécesseur Lula pour une messe en l'honneur de la femme de ce dernier, décédée l'an dernier. (Samedi 7 avril 2018) Retranché au siège d'un syndicat entouré de milliers de partisans, Lula négociait vendredi soir avec la police les conditions de son arrestation. (Vendredi 6 avril 2018) La plus haute juridiction d'appel brésilienne a rejeté vendredi l'appel de l'ex-président Luis Inacio «Lula» da Silva contre son placement en détention. L'ancien président ne s'est pas présenté à la justice comme exigé. (Vendredi 6 avril 2018) Le juge anticorruption Sergio Moro (photo archive à Lima) a sommé Luis Inácio Lula da Silva de se rendre à la police fédérale de Curitiba. Il a interdit qu'on lui passe des menottes. (Vendredi 6 avril 2018) Luiz Inacio Lula da Silva doit purger une peine de 12 ans et un mois de prison pour avoir reçu un luxueux appartement de la part d'une entreprise de bâtiment en échange de faveurs dans l'obtention de marchés publics. (Mercredi 4 avril 2018) La Cour suprême a donné son feu vert à l'incarcération de Lula. (Mercredi 4 avril 2018) Plusieurs dizaines de milliers de manifestants sont descendus dans les rues du Brésil mardi pour réclamer l'emprisonnement de Lula, condamné pour corruption.(3 avril 2018) Les gens sont dans la rue pour demander l'emprisonnement de leur ancien président condamné pour corruption. (3 avril 2018) La Cour suprême a appelé au calme, à deux jours d'un jugement crucial pour l'ex-président qui pourrait aller en prison. (Lundi 2 avril 2018) Malgré sa tournée politique dans le sud hostile, l'ex-président brésilien a promis jeudi de revenir au pouvoir. (28 mars 2018) Un autocar de la caravane de Lula a été touché par un tir, affirme le candidat à la présidentielle. Il n'y a pas eu de blessé. (Mardi 27 mars 2018) La Cour suprême brésilienne a décidé d'ajourner ses débats sur l'ex-président jusqu'au 4 avril. D'ici là, il restera libre. (Jeudi 22 mars 2018) Un juge a ordonné que le passeport de l'ex-président brésilien Lula, confisqué la semaine dernière après sa condamnation, lui soit rendu. (Vendredi 2 février 2018) L'ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a été reconnu mercredi coupable de corruption et de blanchiment par la Cour d'appel de Porto Alegre. Deux des trois juges ont confirmé sa condamnation à de la prison. (24 janvier 2018) Trois juges doivent décider dans la journée si l'ancien président brésilien Luiz Inacio da Silva est bien coupable de corruption passive et de blanchiment. (Mercredi 24 janvier 2018) L'ex-président brésilien Lula a clamé haut et fort son innocence, lors de son second face-à-face avec le juge anticorruption Sergio Moro, qui l'a déjà condamné à près de dix ans de prison dans une autre affaire. (13 septembre 2017) Les ex-présidents brésiliens Luis Inácio Lula da Silva et Dilma Rousseff ont été inculpés de corruption et de formation d'un cartel. (Mardi 5 septembre 2017) Malgré ses déboires avec la justice, l'ex-président brésilien Lula semble se diriger vers une candidature à la présidentielle de 2018. (Jeudi 17 août 2017) Roberta Luchsinger, 32 ans, petite-fille d'un banquier suisse installé au Brésil, a décidé de faire un don de 132'000 euros à l'ex-président brésilien. (Photo d'archives) L'ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, condamné récemment à près de dix ans de prison, a été inculpé pour corruption et blanchiment d'argent dans le cadre d'une autre affaire. (Mardi 1er août 2017) Lundi 31 juillet, le parquet fédéral du Brésil (MPF) a fait appel de la condamnation de Lula à 9,5 ans de prison, réclamant une peine plus lourde. Le parquet estime que Lula devrait aussi être condamné des irrégularités concernant le stockage d'objets personnels accumulés durant sa présidence. (Image prétexte - 20 juillet 2017) Seuls quelques milliers de manifestants ont répondu dans les grandes villes du Brésil à l'appel des mouvements de gauche à soutenir l'ex-président Lula. (Jeudi 20 juillet 2017) La justice a bloqué plus de 600'000 réais (181'000 francs suisses) dans les comptes de Luiz Inacio Lula Da Silva et saisit trois appartements, une semaine après sa condamnation pour corruption, dont il a fait appel. (Mercredi 19 juillet 2017) L'ex-président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a été condamné à neuf ans et six mois de prison pour corruption et blanchiment d'argent, a annoncé mercredi le tribunal du juge Sergio Moro, à Curitiba (Sud). (Mercredi 12 juillet 2017) Lula est accueilli par ses partisans alors qu'il arrive au tribunal, pour une audience qui durera plus de cinq heures. (Mercredi 10 mai 2017) L'ex-président est visé par cinq procédures judiciaires liées à l'opération «Lavage-express». Cette enquête tentaculaire a révélé un vaste réseau de corruption orchestré par des entreprises du bâtiment pour truquer systématiquement les marchés publics, notamment ceux du géant pétrolier étatique Petrobras. (Mercredi 3 mai 2017) Mais pour éviter tous débordements entre pro et anti-Lula, les forces de l'ordre ont aussi été déployées. (Jeudi 4 mai 2017) Plusieurs dizaines des soutiens de Lula ont même campé sur place, dans des tentes plantées sur le bord de la route. (Mardi 9 mai 2017) L'icône de la gauche latino-américaine a déjà reçu le soutien de plusieurs milliers de partisans, qui ont afflué tout au long de la journée de mardi à Curitiba, ville du sud du Brésil où aura lieu l'audience. (Mardi 9 mai 2017) Lula va faire face pour la première fois mercredi au juge anticorruption Sergio Moro. Mais il peut compter sur le soutien du Parti des Travailleurs. (Vendredi 5 mai 2017)

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L'ancien président brésilien Lula a stigmatisé la «farce judiciaire» dont il s'estime victime, après son incarcération pour «corruption», et exigé une élection présidentielle «démocratique», avec «toutes les forces politiques» dont la sienne, dans une tribune publiée jeudi par le quotidien français Le Monde.

«En tant que président, j'ai défendu, par tous les moyens, la lutte contre la corruption et je n'accepte pas qu'on m'impute ce type de crime par le biais d'une farce judiciaire», écrit Luiz Inacio Lula da Silva.

Lula a été condamné à 12 ans et un mois de prison pour corruption et incarcéré depuis début avril, ce qui l'empêchera probablement de se représenter à la présidentielle lors du scrutin d'octobre.

Ces élections «ne seront démocratiques que si toutes les forces politiques peuvent y participer de façon libre et juste», juge-t-il, présentant sa candidature comme «une proposition pour que le Brésil retrouve le chemin de l'inclusion sociale, du dialogue démocratique, de la souveraineté nationale et de la croissance économique pour la construction d'un pays plus juste et solidaire».

Brasilia a répondu à Lula jeudi, par la voix d'Eliseu Padilha, ministre de la Maison civile et équivalent d'un chef de gouvernement, lors d'une audioconférence avec des médias étrangers.

«Le dossier de l'ex-président Lula est dicté par le pouvoir judiciaire. Au Brésil nous respectons la séparation des pouvoirs, et nous n'allons pas remettre en question une décision du pouvoir judiciaire», a dit ce proche du président Michel Temer.

Lula «a eu une procédure formelle, où le droit à la contradiction et le droit de la défense ont été respectés», a insisté M. Padilha.

«Nous ne reconnaissons à aucun autre Etat le droit de remettre en cause une décision de la justice brésilienne», a-t-il par ailleurs déclaré, en référence à l'appel lancé par l'ex-président français François Hollande et cinq ex-chefs de gouvernement européens de gauche en faveur d'une participation de Lula à l'élection. Brasila avait déjà réagi très sèchement la veille.

«Le chemin de la démocratie»

Dans sa tribune qui sonne comme un discours de campagne, Lula poursuit: «Je suis candidat (...) parce que je sais que je peux faire en sorte que le pays reprenne le chemin de la démocratie et du développement pour notre peuple».

«Je suis candidat pour rendre aux pauvres et aux exclus leur dignité, pour garantir leurs droits et leur donner l'espoir d'une vie meilleure», ajoute Lula qui souligne «dominer, avec une forte marge, les enquêtes d'intentions de vote au Brésil».

«Au cours des huit années durant lesquelles j'ai gouverné ce pays (2003 à 2010, ndlr), nous avons sorti de l'extrême misère 36 millions de personnes. Notre pays a connu un prestige international exceptionnel», affirme-t-il.

Aujourd'hui, «après le coup d'Etat parlementaire, qui a ouvert la voie à un programme néolibéral», le taux de chômage atteint 13,1 %, contre 4,7 % en décembre 2014. «La pauvreté a augmenté, la faim vient rôder et les portes des universités se ferment à nouveau pour les enfants de la classe ouvrière. Les investissements pour la recherche s'effondrent» et le Brésil «est devenu un paria de la politique étrangère».

«Candidat à la présidence, j'ai promis, j'ai lutté et j'ai tenu ma promesse afin que tous les Brésiliens aient droit à trois repas par jour et ne connaissent pas la faim que j'ai connue enfant. Je n'ai pas soumis mon pays et ses richesses naturelles aux intérêts étrangers», affirme Lula.

(nxp/afp)

Les commentaires les plus populaires

  • gnam gnam le 17.05.2018 19:49 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    une honte

    Le sport national du Brésil c'est le foot. Mais la corruption a aussi une bonne place. Quand on voit l'argent du pétrole qui fini dans les poches des politiques, de toute tendances, c'est la moindre des choses que la justice frappe ces malhonnêtes. Et je ne crois pas un instant que ce monsieur soit innocent. Surtout quand on voit la pauvreté que subissent beaucoup de brésiliens. Où alors il se croît intouchable.

  • suisse expatrié le 17.05.2018 23:06 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    on peut tous les mettre dedans avec Temer

    cela fait 24 ans que j'habite le Brasil , il est bien où il est .

  • Ghislène Hubert le 18.05.2018 00:47 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    En taule

    Ils disent tous ça les politiciens, Ils mettent un pays dans la misère, ensuite ils osent dire quils sont victimes derreurs judiciaires, Ce sont tous des lâches et nassument pas leurs responsabilités. Ça place est entaule.

Les derniers commentaires

  • Titica Do Cachorro le 18.05.2018 01:38 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Triste Brésil grande gueule

    On est des barbares et débiles, nous les brésiliens. On na tiré aucune leçon du passé... cest le seul peuple nostalgique de la dictature sur cette planète.

  • Ghislène Hubert le 18.05.2018 00:47 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    En taule

    Ils disent tous ça les politiciens, Ils mettent un pays dans la misère, ensuite ils osent dire quils sont victimes derreurs judiciaires, Ce sont tous des lâches et nassument pas leurs responsabilités. Ça place est entaule.

  • suisse expatrié le 17.05.2018 23:06 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    on peut tous les mettre dedans avec Temer

    cela fait 24 ans que j'habite le Brasil , il est bien où il est .

  • Joaõ le 17.05.2018 21:48 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Tout juste

    Il a raison!

  • pedro le 17.05.2018 20:12 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Lula

    il ment comme tout socialiste .. s'est bien remplis les poches

    • Chico le 17.05.2018 23:08 Report dénoncer ce commentaire

      Si seulement

      S'il n'y avait que les socialistes qui mentaient le monde irait bien mieux...