Frappes en Syrie

15 avril 2018 21:22; Act: 15.04.2018 22:53 Print

«La France n'a pas déclaré la guerre au régime»

À la télévision, le président français s'est exprimé sur l'opération commune des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni à l'encontre du régime syrien.

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Des membres de groupes jihadistes regardent passer les bus qui vont servir à l'évacuation des habitants des localités pro-régimes assiégées depuis 3 ans, Foua et Kefraya. (Jeudi 19 juillet) Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, ici en 2016, doivent se rencontrer à la fin du mois de juillet à propos du conflit syrien. (Dimanche 15 juillet 2018) La défense aérienne syrienne a repoussé mercredi une attaque israélienne sur le sud-ouest du pays, selon des médias d'Etat. (11 juillet 2018) La défense aérienne syrienne a répondu à ce qu'elle considère comme une «agression» de la part d'Israël. (Dimanche 8 juillet 2018) Deux missiles «israéliens» sont tombés près de l'aéroport de Damas, selon un média d'Etat, frappant «des dépôts d'armes pour le Hezbollah», selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). (Mardi 26 juin 2018) L'OSDH, l'Observatoire syrien des droits de l'homme, a affirmé que la Russie avait lancé plus de 25 frappes samedi dans le sud de la Syrie. (Dimanche 24 juin 2018) Plus de 12'000 Syriens ont fui au cours des trois derniers jours la province de Deraa (sud), contrôlée majoritairement par les rebelles et cible de bombardements du régime de Damas. L'ONU et les USA demandent l'application d'un cessez-le-feu. (Samedi 23 juin 2018) Une frappe de la coalition anti-EI contre l'armée jeudi soir a tué au moins un soldat et en a blessé sept autres, selon l'OSDH. (21 juin 2018) Washington pense que c'est en fait Israël qui a frappé dimanche soir une force irakienne à Al-Hari, dans l'est de la Syrie. (Lundi 18 juin 2018) L'agence syrienne Syrian Arab News Agency (SANA) a accusé les Etats-Unis de frappes sur des positions de l'armée syrienne dans l'est du pays. (Lundi 18 juin 2018) Une bombe a visé un tribunal djihadiste de la ville d'Idleb, dans le nord-ouest syrien faisant au moins 28 morts. (Samedi 12 mai 2018) Le président français qui est actuellement en Allemagne et doit rencontrer Angela Merkel, a vivement réagi aux tirs de roquettes lancés la nuit dernière entre l'Iran et Israël. (10 mai 2018) Brusque accès de tension entre Israël et Iran sur le théâtre syrien. (10 mai 2018) Les forces iraniennes ont visé dans la nuit de mercredi à jeudi des positions d'Israël dans le Golan. Tsahal a répliqué par des tirs de missiles. (10 mai 2018) Des «missiles ennemis» ont visé des «positions militaires» du régime syrien dans les provinces de Hama et d'Alep, a annoncé l'agence officielle Sana. (Dimanche 29 avril 2018) Les Etats-Unis disposent d'informations crédibles montrant que la Syrie et la Russie tentent d'effacer les traces de l'attaque chimique présumée à Douma. (Jeudi 19 avril 2018) La présidentielle syrienne a annoncé jeudi avoir rendu la Légion d'honneur attribuée par la France en 2001 au président Bachar el-Assad qui ne portera pas une décoration remise par «l'esclave» des Etats-Unis. (Jeudi 19 avril 2018) L'armée américaine a constaté une «résurgence» de l'Etat islamique (EI) dans des régions de la Syrie contrôlées par le régime de Bachar al-Assad. (Mardi 17 mars 2018) La défense aérienne syrienne a dit avoir abattu des missiles au-dessus de la province de Homs. La coalition dément toute implication. (Lundi 16 avril 2018) «Nous avons réussi l'opération sur le plan militaire», a déclaré Emmanuel Macron au cours d'un entretien à la télévision française. (Dimanche 15 avril 2018) De nouvelles frappes occidentales «provoqueraient inévitablement le chaos dans les relations internationales». (Dimanche 15 avril 2018) Après les frappes françaises, américaines et britanniques contre l'arsenal chimique de Bachar al Assad, Paris s'efforce de reprendre l'initiative politique et de relancer la recherche d'une solution pacifique en Syrie. (Dimanche 15 avril 2018) Guy Parmelin, conseiller fédéral en charge de la défense, aurait préféré que les occidentaux attendent le rapport d'enquête de l'OIAC avant de frapper. Le régime syrien a dénoncé samedi une «agression barbare et brutale» des Occidentaux, après les frappes menées peu avant l'aube par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne contre des bases militaires. (Jeudi 14 avril 2018) Les Britanniques ont indiqué avoir frappé un complexe militaire - une ancienne base de missiles - à 24 kilomètres à l'ouest de Homs, «où le régime est supposé conserver des armes chimiques». (Image prétexte - samedi 14 avril 2018) Le président français Emmanuel Macron a souligné que les frappes françaises étaient «circonscrites aux capacités du régime syrien permettant la production et l'emploi d'armes chimiques». (Image prétexte - samedi 14 avril 2018) Selon le général Joe Dunford, chef d'état-major américain, les forces occidentales ont visé trois cibles liées au programme d'armement chimique syrien, l'une près de Damas et les deux autres dans la région de Homs, dans le centre de la Syrie. La télévision d'Etat syrienne a rapporté des «informations» selon lesquelles un «centre de recherches» dans le quartier de Barzé, dans le nord-est de Damas, avait été visé. La télévision d'Etat syrienne a affirmé en outre que des missiles avaient été «interceptés» à Homs. (Image - samedi 14 avril 2018, agence syrienne SANA) La défense anti-aérienne syrienne est entrée en action contre «l'agression américaine, britannique et française», a rapporté la télévision d'Etat syrienne. Le régime syrien a jugé que cette opération militaire constituait une violation «flagrante» du droit international et était «vouée à l'échec». «Il est clair que le régime Assad n'avait pas reçu le message l'an dernier», a déclaré le ministre américain de la Défense Jim Mattis, rappelant la frappe américaine d'avril 2017 sur la base militaire d'Al-Chaayrate, près de Homs, après une autre attaque à l'arme chimique imputée à Damas. «Nous avons été très précis et la réponse était proportionnée, mais, en même temps, ce fut une frappe lourde», a-t-il ajouté. (IMage - vendredi 13 avril 2018) De Londres, la première ministre britannique Theresa May a affirmé qu'il n'y avait «pas d'alternative à l'usage de la force», assurant que «tous les recours diplomatiques» avaient été explorés, en vain. Depuis Paris, le président français Emmanuel Macron a martelé: «Nous ne pouvons pas tolérer la banalisation de l'emploi d'armes chimiques», a-t-il martelé. L'opération militaire conjointe aux trois alliés, soutenue a posteriori par l'OTAN, a duré une heure, à l'aube du samedi 14 avril 2018. (Image - Damas, samedi 14 avril 2018)

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La France «n'a pas déclaré la guerre» à la Syrie de Bachar el-Assad, a affirmé dimanche soir le président français Emmanuel Macron. Il a rappelé la volonté de Paris de trouver une solution politique à la guerre en Syrie, regroupant tous les acteurs de la crise.

Une frappe «indispensable»

Il s'est exprimé lors d'un entretien diffusé sur la chaîne de télévision BFM, la radio RMC et le site Internet Mediapart au lendemain des frappes occidentales menées contre le régime de Damas. Selon le président français, les frappes occidentales contre la Syrie ont été un succès «sur le plan militaire».

«Nous avons réussi l'opération sur le plan militaire», a-t-il dit. Il a ajouté que «c'est la communauté internationale qui est intervenue», pour expliquer cette opération commune des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni, réalisée hors du cadre des Nations unies.

«(Nous sommes intervenus) de manière légitime dans le cadre multilatéral», a-t-il ajouté. «Nous étions arrivés à un moment où cette frappe était indispensable pour pouvoir redonner de la crédibilité à la parole de notre communauté» internationale.

Pour autant, ces frappes ne sont pas une déclaration de guerre à la Syrie, a-t-il souligné. Il a rappelé la volonté française de trouver une solution politique «inclusive» pour sortir de ce conflit vieux de sept ans, laissant comprendre qu'il ne souhaite pas, dans l'immédiat, un départ de Bachar el-Assad.

«Solution politique inclusive»

«La finalité est de construire ce qu'on appelle une solution politique inclusive», a-t-il dit, mettant en exergue l'activisme diplomatique français pour «parler avec tout le monde», notamment les soutiens de Bachar el-Assad et les acteurs régionaux comme la Turquie. Pour parvenir à «cette solution durable», «il nous faut parler avec l'Iran, la Russie et la Turquie», a déclaré M. Macron.

Concernant la Russie, fidèle alliée et soutien militaire du régime de Bachar el-Assad, Emmanuel Macron a affirmé avoir dit à son homologue russe Vladimir Poutine, lors d'un entretien téléphonique vendredi, que la Russie était «complice» en Syrie.

Russie «complice»

«Bien sûr qu'ils sont complices, ils n'ont pas eux utilisé le chlore mais ils ont construit méthodiquement l'incapacité de la communauté internationale par la voie diplomatique à empêcher l'utilisation d'arme chimique», a-t-il souligné.

Le chef de l'Etat a également confirmé qu'il se rendrait à Saint-Petersbourg fin mai. Cela à l'occasion d'un forum économique.

Il a par ailleurs affirmé avoir convaincu Donald Trump de «rester dans la durée» en Syrie. «Il y a 10 jours, le président Trump disait les Etats-Unis d'Amérique ont vocation à se désengager de la Syrie, nous l'avons convaincu, nous l'avons convaincu qu'il était nécessaire d'y rester (...), je vous rassure, nous l'avons convaincu qu'il fallait rester dans la durée», a-t-il déclaré.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • Phil le 15.04.2018 21:35 Report dénoncer ce commentaire

    Mensonges et manipulations

    Non évidemment, quand on bombarde un pays souverain sans l'accord de l'ONU et sans preuves (car RIEN n'a été dévoilé) on n'attaque pas un "régime". Ce soit disant régime qui n'existe plus depuis 2011 dans une Syrie bouffée par la guerre. Quelle hypocrisie, ça me rends malade !

  • Pafa Cile le 15.04.2018 21:48 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Sans rougir

    Oh! D'accord! Tant que la france ne déclare pas la guerre à la Syrie elle peut donc continuer impunément à bombarder ce pays alors que la preuve impliquant le régime dans l'utilisation d'armes chimiques n'est tjs pas apportée. C'est cela la justification de la france? Macron! Tu devrais avoir honte d'oser exprimer de telles inepties de façon publique!

  • tristesire le 15.04.2018 21:39 Report dénoncer ce commentaire

    la bêtise humaine

    Pauvre France tes ainés doivent se retourner dans leurs tombes . Politique de sois disant économies et dépenses dispendieuses seulement pour paraitre un Homme, donnes tout cet argent gaspillé à tes pauvres et tu seras un homme

Les derniers commentaires

  • Roland de Roncevaux le 17.04.2018 16:39 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Syrie

    Bonne nouvelle. les preuves ont disparues. mais la propagande des uns et des autres continue.

  • Envoiture Simone le 17.04.2018 06:50 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Mensonges présidentiels

    Bin voyons ! Mais bien sûr ce n est qu un bombardement amical! Qui va donc croire ce petit fonctionnaire d État élu par une bande de nazes?

  • Cata le 16.04.2018 21:51 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Danger

    Macron a violé le droit international concernant la Syrie sans vergogne ! Quel arrogant! Je pense que notre CF devrait revoir notre défense militaire...

  • Icing le 16.04.2018 20:40 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Lol

    Ha bon Elle devient grosse

  • Pat le 16.04.2018 19:45 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Comme en Irak

    En Irak aussi les Etats-Unis nous avaient dis quil y abait des armes chimiques... 10 ans après, après la guerre, ils sexcusaient devant les Nations - Unies ! Aujourdhui la totalité des compagnies petrolieres sont en possession americaines.