Irak

21 mars 2017 05:32; Act: 23.03.2017 14:26 Print

Mossoul: les civils piégés dans la vieille ville

Les combats se poursuivent pour reprendre la vieille ville, un dédale où des milliers de civils sont pris au piège.

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Des milliers de civils sont pris au piège par les djihadistes dans la vieille ville de Mossoul. (Lundi 20 mars 2017) L'opération des forces irakiennes contre l'EI poussent 180'000 Irakiens à fuir Mossoul-Ouest. (20 mars 2017) L'opération des forces irakiennes contre l'EI poussent 180'000 Irakiens à fuir Mossoul-Ouest. (20 mars 2017) L'opération des forces irakiennes contre l'EI poussent 180'000 Irakiens à fuir Mossoul-Ouest. (20 mars 2017) Des membres des forces irakiennes reviennent de la ligne de front à Mossoul Ouest. Elles consolident leurs positions près de la Vieille ville de Mossoul. (Lundi 13 mars 2017) Les forces irakiennes ont repris plus d'un tiers de la partie ouest de Mossoul aux djihadistes du groupe Etat islamique (EI) depuis le lancement d'une offensive le 19 février. (12 mars 2017) Les habitants de Mossoul sortent de leur silence. Ils racontent la terreur semée par les djihadistes dans la ville irakienne. (9 mars 2017) Le chef du groupe Etat islamique (EI) et calife autoproclamé Abou Bakr al Baghdadi aurait abandonné le commandement opérationnel à ses lieutenants. Il aurait quitté Mossoul pour se cacher dans le désert. (Mercredi 8 mars 2017) Les forces irakiennes avancent dans le village de Badush, à 15 km à l'ouest de Mossoul. (Mardi 7 mars 2017) Les forces irakiennes avancent dans Mossoul-ouest, l'étau se resserre sur les jihadistes de l'EI. (Lundi 6 mars 2017) Les forces irakiennes ont attaqué dimanche quatre quartiers tenus par les djihadistes à Mossoul-Ouest. (5 mars 2017) Smoke billows as Iraqi forces hold a position on a street in Mosul on March 1, 2017, during an offensive by security forces to retake the western parts of the city from Islamic State (IS) group fighters. At least 26,000 people have fled in the 10 days since Iraqi forces launched the push to retake west Mosul, where jihadists put up 'fierce' resistance. / AFP PHOTO / ARIS MESSINIS Couverts par les avions et les hélicoptères militaires, les troupes irakiennes combattaient samedi les djihadistes dans l'ouest de Mossoul. (Samedi 25 février 2017) Les forces d'élite irakiennes sont entrées vendredi dans un quartier de Mossoul-Ouest. (Vendredi 24 février 2017) Les forces irakiennes sont en train de reprendre le contrôle de l'aéroport de Mossoul qui se trouvait entre les mains de l'EI depuis juin 2014. (Jeudi 23 février 2017) L'EI obligerait les enfants et les handicapés à devenir kamikazes, selon un général américain. (Jeudi 23 janvier 2017) Des véhicules de la police fédérale irakienne patrouillent dans les rues d'Al-Bousseif, localité qui surplombe l'aéroport et le sud de la ville de Mossoul. (Mercredi 22 février 2017) De la fumée s'échappe du village crucial d'al-Buseif, au sud de Mossoul, lors de l'avancée des forces irakiennes contre l'EI. (Mardi 21 février 2017) Un djihadiste du groupe Etat islamique (EI) qui aurait commis un attentat suicide en Irak près de Mossoul était un Britannique qui avait été détenu à Guantanamo. (Mardi 21 février 2017) Les forces irakiennes soutenues par des avions et des hélicoptères se sont rapprochées de la périphérie sud-ouest et de l'aéroport de Mossoul malgré la résistance de quelque 2000 djihadistes du groupe Etat islamique (EI). (Mardi 21 février 2017) Les forces pro-gouvernementales irakiennes sont passées à la deuxième phase de la contre-offensive visant à reprendre la ville tombée en juin 2014 aux mains de l'EI (Dimanche 19 février 2017). En marge de la bataille de Mossoul, le jihadiste français Rachid Kassim, considéré comme l'inspirateur de plusieurs attentats en France, aurait été tué lors d'une frappe de la coalition. (Vendredi 10 février 2017) Des charniers ont été découverts dans l'ouest de l'Irak. Ils seraient l'oeuvre du groupe Etat islamique. (Jeudi 9 février 2017) Des tests ont confirmé que l'EI s'était servi de laboratoires de l'université de Mossoul pour produire des armes chimiques à l'agent moutarde, selon le Pentagone. (Mardi 7 février 2017) Quelque 750'000 civils habitant dans l'ouest de Mossoul étaient confrontés à «un risque extrême», alors que se prépare l'offensive des forces irakiennes contre l'Etat islamique. (24 janvier 2016) L'armée irakienne a annoncé mercredi que toute la partie est de la ville de Mossoul avait été libérée et qu'il ne restait plus que quelques djihadistes du groupe Etat islamique à déloger. (Mercredi 18 janvier 2017) Les forces irakiennes auraient découvert sur le campus universitaire de Mossoul des substances chimiques utilisées par l'EI pour fabriquer des armes. (Samedi 14 janvier 2017) De violents affrontements se déroulaient à l'Université de Mossoul que les djihadistes de l'Etat islamique (EI) contrôlent depuis leur prise de la ville en 2014. (Vendredi 13 janvier 2017) Les Irakiens ont fait un pas supplémentaire vers la reconquête de la grande ville du nord de l'Irak aux mains du groupe EI. (Dimanche 8 janvier 2017) Les combats ont repris entre l'armée irakienne et l'EI dans plusieurs quartiers du sud-est de Mossul. (Jeudi 29 décembre 2016) Des combattants du groupe Etat islamique ont «délibérément» attaqué des civils refusant de leur servir de «boucliers humains», dénonce l'organisation humanitaire Human Rights Watch. (21 décembre 2016) Les combats et les bombes laissées derrière eux par les djihadistes provoquent d'importants dégâts sanitaires et environnementaux en Irak, s'alarment les organisations internationales. Elles plaident pour une réponse rapide avant que la situation ne devienne incontrôlable. (Dimanche 18 décembre 2016) Les forces irakiennes continuent leur percée contre l'Etat islamique. (Mercredi 7 décembre 2017) Un soldat irakien nourrit un chien dans un village récemment libéré des mains de l'EI près de Mossoul. (Samedi 3 décembre 2016) Les forces armées irakiennes visent les jihadistes de l'EI au sud de Mossoul. Presque 2000 membres de l'armée ont été tués en novembre. (Jeudi 1er décembre 2016) La bataille pour reprendre Mossoul à l'Etat islamique (EI) est devenue «très dure», a indiqué la coalition. (Mercredi 30 novembre 2016) La carcasse calcinée d'un camion après l'attentat contre des pèlerins chiites de retour de Kerbala. Au moins 70 personnes ont été tuées. (Jeudi 24 novembre 2016) L'étau se resserre pour l'Etat islamique. Les troupes irakiennes ont coupé mercredi la dernière voie d'approvisionnement des djihadistes entre Mossoul et la Syrie. (23 novembre 2016) Un soldat irakien dans le village de Keramlis (au sud de Mossoul), repris à l'Etat islamique. (Dimanche 13 novembre 2016) L'Etat islamique (EI) a à nouveau tué des dizaines de personnes à Mossoul et dans la région. (Vendredi 11 novembre 2016) Près de 42'000 Irakiens ont fui leur habitation depuis le début de l'opération pour reprendre Mossoul au groupe Etat islamique, il y a plus de trois semaines. (9 novembre 2016) Les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont contraint 1500 familles à se retirer avec eux de la ville irakienne de Hammam al Alil, au sud de Mossoul. (Mardi 8 novembre 2016) Des forces d'élite irakiennes ont avancé vendredi dans les rues de l'est de Mossoul. Elles se sont heurtées à une forte résistance des combattants du groupe Etat islamique (EI). (Vendredi 4 novembre 2016) Les troupes irakiennes dans le village de Gogjali récemment repris à l'EI à la périphérie est de Mossoul. (Jeudi 3 novembre 2016) Le chef de l'EI, Abu Bakr al-Baghdadi, ici en 2014, a appelé ses combattants à ne pas lâcher Mossoul, dans un message audio le 2 novembre 2016. (Jeudi 3 novembre 2016). L'inquiétude grandit pour les centaines de milliers de civils pris au piège à Mossoul, alors que les combats s'intensifient. (2 novembre 2016) Le premier ministre irakien a averti mardi la Turquie qu'elle serait traitée en «ennemi» si elle provoquait un affrontement dans le nord de l'Irak. Ankara a envoyé des chars et des pièces d'artillerie notamment vers une zone proche de la frontière avec son voisin. (Mercredi 2 novembre 2016) Selon Save The Children, 600'000 enfants se trouvent dans la ville de Mossoul. (Mardi 1er novembre 2016) Les forces irakiennes sont entrées dans la deuxième ville du pays. (Mardi 1er novembre 2016) Des paramilitaires chiites irakiens ont lancé une opération à l'ouest de Mossoul pour reprendre la ville de Tal Afar au groupe Etat islamique. (Samedi 29 octobre 2016) Au moins 232 personnes ont été exécutées par le groupe Etat Islamique la semaine dernière, près de Mossoul. (Vendredi 26 octobre 2016) Des combattants du groupe Etat islamique (EI) rasent leur barbe à Mossoul à l'approche des forces irakiennes qui ne sont plus qu'à quelques kilomètres de certains faubourgs du fief djihadiste. (Mercredi 26 octobre 2016) Un puits de pétrole en feu à Qayyarah, à une trentaine de kilomètres de Mossoul. (Dimanche 23 octobre 2016) Un soldat irakien emmène un homme suspecté d'être un jihadiste de l'EI à Kirkouk. (Samedi 22 octobre 2016) Le gouverneur de la province de Kirkouk aux côtés de forces de sécurité kurdes. Les forces irakiennes tentent de continuer leur avancée vers Mossoul. (Samedi 22 octobre 2016) Explosions à Kirkouk, où l'EI a fait diversion en lançant une série d'attaques le 21 octobre 2016. (Samedi 22 octobre 2016). Après Mossoul, Raqa pourrait être «le prochain objectif», a déclaré François Hollande à Bruxelles. (Jeudi 20 octobre 2016) L'armée irakienne avance vite dans la bataille de Mossoul. La ville ne serait plus qu'à quelques kilomètres. (Jeudi 20 octobre 2016) Des soldats irakiens de l'armée régulière se lancent à l'attaque en direction de la ville de Mossoul. (Jeudi 20 octobre 2016) Des troupes irakiennes stationnées à l'extérieur de Mossoul (Irak), le 18 octobre 2016. Plusieurs assauts sont prévus dans les heures qui viennent, selon les autorités. Plusieurs milliers de personnes ont déjà fuit la ville. (Mercredi 19 octobre 2016). Les corps de deux membres du groupe EI dans le village de Badana, près de Mossoul (Irak), le 18 octobre 2016, lors de la deuxième journée de l'offensive. (Mercredi 19 octobre 2016). De la fumée noire monte des rues de Mossoul, où a commencé une grande offensive pour libérer la deuxième ville d'Irak. (Mardi 18 octobre 2016) Des milliers de combattants kurdes irakiens progressaient lundi en direction de villages tenus par des djihadistes à l'est de Mossoul. (Lundi 17 octobre 2016) Les forces spéciales irakiennes se préparent en vue de leur marche sur Mossoul. (Lundi 17 octobre 2016) Des centaines de milliers de civils pourraient fuir les combats à Mossoul. L'ONU s'inquiète. (Lundi 17 octobre 2016) Le Premier ministre a précisé dans son allocution que seules l'armée et la police irakiennes entreraient dans Mossoul. (Lundi 17 octobre 2016) Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a qualifié le lancement de l'offensive à Mossoul de «moment décisif». (Lundi 17 octobre 2016) Le Premier ministre irakien a annoncé l'offensive sur Mossoul lors d'une allocution télévisée. (Lundi 17 octobre 2016) Les forces du gouvernement irakien, assistées par diverses autres forces, resserrent depuis des mois leur dispositif autour de Mossoul, deuxième ville d'Irak et principal bastion de l'EI dans ce pays. (Dimanche 16 octobre 2016) Des policiers irakiens sur la base de Qayyarah, à 60 km au sud de Mossoul, se préparent à l'offensive. (Dimanche 16 octobre 2016) Des fumées provenant de puits de pétrole en feu sont aperçue depuis la base de Qayyarah, à 60 km au sud de Mossoul, alors que les soldats irakiens se préparent à l'offensive. (Dimanche 16 octobre 2016) Un policier irakien essaie un masque à gaz sur la base militaire de Qayyarah, à 60 km au sud de Mossoul. (Dimanche 16 octobre 2016)

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Les forces irakiennes poursuivent les combats pour reprendre la Vieille ville de Mossoul (nord) au groupe Etat islamique, un objectif stratégique mais compliqué: des milliers de civils y sont pris au piège par les djihadistes.

En s'emparant de ces quartiers, les forces gouvernementales reprendraient du même coup la mosquée al-Nouri, lieu symbolique où le chef des djihadistes Abou Bakr al-Bagdhadi a fait son unique apparition publique en juillet 2014, quelques jours après la proclamation de son «califat» sur les territoires conquis en Irak et en Syrie.

Située sur la rive occidentale du Tigre, fleuve qui coupe la ville en deux, la Vieille ville est un dédale de petites rues fortement peuplé, guère propice à l'avancée des blindés, où l'usage d'armes lourdes risque de mettre en péril la population civile.

Trump plus impliqué qu'Obama, selon Abadi

Cet objectif s'inscrit dans le cadre de l'offensive lancée le 17 octobre par les forces irakiennes, soutenues par la coalition internationale antijihadiste sous commandement américain, pour reprendre Mossoul, deuxième ville d'Irak et dernier grand bastion de l'EI dans ce pays.

A Washington où il a rencontré le président américain Donald Trump, le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a estimé devant un groupe de réflexion, The Institute for Peace, que l'aide américaine aux troupes irakiennes pour reprendre Mossoul aux djihadistes «accélérerait» davantage sous l'administration Trump qu'elle ne l'aurait fait sous le gouvernement Obama.

«Je crois que cette administration veut être plus impliquée dans la lutte contre le terrorisme. Je ressens une différence dans la confrontation avec le terrorisme», a jugé Haider al-Abadi.

Progression dans la vieille ville

Après avoir conquis fin janvier les quartiers orientaux de Mossoul, les forces irakiennes mènent depuis le 19 février une opération sur l'ouest de la ville où elles se sont emparées de plusieurs secteurs importants, comme le siège du gouvernement de la province de Ninive, dont Mossoul est le chef-lieu, et la gare ferroviaire.

Lundi, le général de brigade Mahdi Abbas Abdallah (Force d'intervention rapide) a indiqué que les forces irakiennes entendaient progresser vers l'Ouest et pénétrer de facto dans la vieille ville, depuis le Pont de fer, situé à l'entrée de cette zone, un secteur où d'intenses combats s'étaient déroulés dimanche. «L'offensive a repris dans la même zone qu'hier (...) constituée de grands bâtiments, de marchés et de rues étroites où l'ennemi se terre», a-t-il dit.

Ces derniers jours, des responsables irakiens avaient affirmé que plusieurs bâtiments avaient été conquis dans le premier périmètre du quartier. Les combats dans cet environnement urbain font craindre le pire pour les civils, s'est alarmée Lise Grande, la coordinatrice humanitaire de l'ONU pour l'Irak.

«Les gens qui fuient nous disent qu'il est très difficile d'entrer ou de sortir de la Vieille ville. Les familles risquent de se faire tirer dessus si elles partent, et elles sont en danger si elles restent», a-t-elle déclaré dans un communiqué. «C'est horrible. Des centaines de milliers de civils sont piégés et en situation de terrible danger».

180'000 déplacés

Certains habitants ont toutefois pu quitter la ville et fuir les combats qui tétanisent la population. Selon le gouvernement irakien, plus de 180'000 personnes venant de Mossoul-Ouest se trouvent actuellement hors de leur domicile.

Sur ce total, quelque 111'000 personnes ont trouvé refuge dans les 17 camps et centres d'accueil installés dans les environs de Mossoul, le reste étant souvent hébergé par des proches. Selon l'ONU, le nombre de déplacés pourrait encore augmenter à mesure que les forces irakiennes progresseront.

«Les agences humanitaires se préparent à la possibilité que 300'000 à 320'000 civils supplémentaires puissent fuir dans les prochaines semaines», a indiqué le Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (OCHA), alors que le gouvernement irakien a indiqué pouvoir encore accueillir 100'000 personnes.

«Derniers retranchements»

«L'opération humanitaire à Mossoul-Ouest est bien plus importante et complexe que dans (Mossoul)-Est», a expliqué Lise Grande. «La principale différence, c'est que des milliers de familles sont restées chez elle dans l'Est, alors qu'à l'Ouest, des dizaines de milliers fuient». «La crise est en train de nous pousser jusque dans nos derniers retranchements», a-t-elle prévenu.

Avant la prise de Mossoul par l'EI en juin 2014, la population de la ville était estimée à deux millions d'habitants. A Bagdad, l'EI a revendiqué un attentat à la voiture piégée perpétré à Hay al-Amel, un secteur commerçant fréquenté de l'ouest de la capitale irakienne. L'attaque a fait au moins 15 morts et 33 blessés.

(nxp/afp)