Attentat de Londres

23 mars 2017 15:20; Act: 23.03.2017 15:25 Print

Nouvel épisode de terreur avec des moyens dérisoires

L'attentat de Londres obéit en tous points au mot d'ordre du groupe jihadiste Etat islamique (EI): semer la terreur chez ses ennemis avec des moyens dérisoires.

Voir le diaporama en grand »
Le corps du policier tué lors de l'attentat de Londres repose dimanche à la chapelle du palais de Westminster qui héberge le parlement, avant ses funérailles lundi. (9 avril 2017) Recouvert du drapeau de la police, le cercueil de Keith Palmer a été amené dimanche sous escorte policière dans la chapelle St Mary Undercroft du palais de Westminster. (9 avril 2017) Recouvert du drapeau de la police, le cercueil de Keith Palmer a été amené dimanche sous escorte policière dans la chapelle St Mary Undercroft du palais de Westminster. (9 avril 2017) Recouvert du drapeau de la police, le cercueil de Keith Palmer a été amené dimanche sous escorte policière dans la chapelle St Mary Undercroft du palais de Westminster. (9 avril 2017) Recouvert du drapeau de la police, le cercueil de Keith Palmer a été amené dimanche sous escorte policière dans la chapelle St Mary Undercroft du palais de Westminster. (9 avril 2017) Des centaines de personnes ont uni leurs mains mercredi sur le pont de Westminster, à Londres. (Mercredi 29 mars 2017) Après cinq jours d'enquête, Scotland Yard n'a découvert aucun élément attestant que l'auteur de l'attentat avait des liens avec des groupes djihadistes.( Lundi 28 mars 2017) La police britannique a procédé à deux nouvelles arrestations «importantes» dans la nuit de jeudi à vendredi dans l'enquête sur l'attentat de Londres. (Jeudi 24 mars 2017) A Trafalgar Square, à Londres, une veillée a été organisée au lendemain de l'attaque. (Jeudi 23 mars 2017) Le bilan des victimes est passé à quatre. Un homme de 75 ans est décédé des suites de ses blessures à l'hôpital. (Jeudi 23 mars 2017) L'identité de l'assaillant est désormais connue. Il s'agit de Khalid M., âgé de 52 ans, né dans le Kent (sud-est) de l'Angleterre. Un témoignage parle d'un «homme bien». (Jeudi 23 mars 2017) Les Anglais ont manifesté leur soutien aux victimes de l'attentat de Londres. (Jeudi 23 mars 2017) (Jeudi 23 mars 2017) (Jeudi 23 mars 2017) (Jeudi 23 mars 2017) (Jeudi 23 mars 2017) En Inde aussi, on s'élève contre cet attentat. (Jeudi 23 mars 2017) Le pont de Westminster a été rouvert à la circulation. (Jeudi 23 mars 2017) Les piétons peuvent à nouveau emprunter le pont de Westminster. (Jeudi 23 mars 2017) Des officiers de police sortent d'un immeuble à Birmingham. La police a procédé à huit arrestations à six adresses différentes à Birmingham et à Londres, en lien avec l'attentat de la veille près du parlement à Londres. (Jeudi 23 mars 2017) La revendication du groupe Etat islamique a été relayée par son agence Amaq: «L'auteur de l'attaque en face du Parlement britannique à Londres est un soldat de l'EI». (Jeudi 23 mars 2017) Le dispositif sécuritaire s'est renforcé avec une visibilité accrue à Londres. (Jeudi 23 mars 2017) La première ministre britannique Theresa May a déclaré que l'auteur de l'attentat a fait l'objet d'une enquête du fameux MI5 en lien avec «l'extrémisme violent». (Jeudi 23 mars 2017) Les investigations continuent. La police scientifique s'est déployée dans les jardins du Parlement britannique à la recherche d'indices. (Jeudi 23 mars 2017) Sous le choc, les «Une» de la presse britannique. La police a mené une opération dans l'appartement situé au dessus du restaurant. L'immeuble donne sur Hagley Road, à Birmingham. (Jeudi 23 mars 2017) L'immeuble à Birmingham où un raid de la police a été mené dans la nuit de mercredi à jeudi. La presse fait le pied de grue. (Jeudi 23 mars 2017) Une minute de silence devant Scotland Yard, en hommage notamment au policier tué dans l'attaque. (Jeudi 23 mars 2017) Une gerbe de fleurs à l'endroit où l'officier de police, Keith Palmer, a été tué. Le Parlement britannique a repris sa session jeudi au lendemain de l'attentat qui a visé le Palais de Westminster à Londres. (Jeudi 23 mars 2017) Des fleurs et un message de solidarité: «Nous n'avons pas peur. Nos coeurs sont avec vous». L'avis de recherche de Mohamed Abrini. Arrêté en avril 2016, il a reconnu être «l'homme au chapeau». Un raid de la police a été mené la nuit dernière à Birmingham: Mohamed Abrini, y avait séjourné avant les attentats de Bruxelles et Paris. (Jeudi 23 mars 2017) L'Union Jack en berne ce matin sur le Parlement britannique. (Jeudi 23 mars 2017) La police scientifique au travail sur les lieux de l'attaque. (Jeudi 23 mars 2017) L'école Saint-Joseph à Concarneau en France. Parmi les blessés de l' attaque de Londres figurent trois lycéens de cet institut. Ils étaient en voyage scolaire. Londres se réveille avec la gueule de bois. Le centre de la capitale est verrouill é par la police. (Jeudi 23 mars 2017) «Je ne vais pas faire de commentaires sur l'identité de l'assaillant (...) mais nous privilégions la piste du terrorisme islamiste», a déclaré Mark Rowley, le commandant de l'unité anti-terrorisme, dans une déclaration devant Scotland Yard. (Mercredi 22 mars 2017) La route qui mène au square du parlement reste bouclée ce soir, après l'attaque qui a fait 4 morts et 40 blessés ce 22 mars 2017 vers 15h40, heure suisse. La nuit est définitivement tombée sur Big Ben ce 22 mars 2017 après l'attaque qui a fait 4 morts et 40 blessés ce 22 mars 2017 vers 15h40, heure suisse. Les principaux lieux de la capitale restent bouclés ce 22 mars 2017 au soir après l'attaque qui a fait 4 morts et 40 blessés. L'abbaye de Westminster à Londres, à côté du parlement, ce 22 mars 2017 au soir après l'attaque qui a fait 4 morts et 40 blessés. La première ministre britannique Theresa May s'est exprimée à l'issue de cette après-midi du 22 mars 2017 meurtrière en plein coeur de Londres. Elle a notamment indiqué que le niveau d'alerte restait inchangé à 4 sur une échelle de 5. Présent au palais de Westminster au moment de l'attaque, le député conservateur Tobias Ellwood avait pourtant tenté de sauver Keith Palmer, le policier poignardé par l'assaillant. En vain. (Mercredi 22 mars 2017) Le portrait du policier Keith Palmer, tué par l'assaillant, a été diffusé par la police londonienne. Le policier poignardé par l'assaillant au parlement de Londres a succombé à ses blessures dans cet hôpital de Londres.(Mercredi 22 mars 2017) La police armée a investi les jardins du parlement britannique. (Mercredi 22 mars 2017) Les policiers scientifiques étaient à pied d'oeuvre dès cette après-midi à Londres.(Mercredi 22 mars 2017) Les policiers ont patrouillé également sur la Tamise, où a notamment été repêchée une femme très grièvement blessée.(Mercredi 22 mars 2017) On ne sait pas si cette femme a sauté délibérément dans l'eau pour fuir la voiture-bélier où si elle y a été poussée par le véhicule fonçant sur les passants du pont Westminster.(Mercredi 22 mars 2017) La police scientifique a investi les lieux de l'attaque rapidement.(Mercredi 22 mars 2017) Les policiers ont sécurisé les alentours. (Mercredi 22 mars 2017) Les secours et la police se sont rendus immédiatement sur place.(Mercredi 22 mars 2017) Les secours et la police se sont rendus immédiatement sur place.(Mercredi 22 mars 2017) Les secours et la police se sont rendus immédiatement sur place.(Mercredi 22 mars 2017) Les secours et la police se sont rendus immédiatement sur place.(Mercredi 22 mars 2017) Les secours et la police se sont rendus immédiatement sur place.(Mercredi 22 mars 2017) Les secours et la police se sont rendus immédiatement sur place.(Mercredi 22 mars 2017) Selon un bilan provisoire donné aux environs de 19 heures, l'attaque a fait quarante blessés et quatre morts, dont un policier et l'assaillant lui-même.(Mercredi 22 mars 2017) Toute la zone du coeur politique de Londres - et donc du Royaume Uni - a été bouclée. (Mercredi 22 mars 2017) A l'intérieur du parlement, environ 600 députés étaient encore bloqués en fin d'après-midi. (Mercredi 22 mars 2017) La voiture-bélier a manifestement foncé délibérément dans les jardins du parlement, faisant plusieurs blessés. (Mercredi 22 mars 2017) Les services de secours sont à pied d'oeuvre. (Mercredi 22 mars 2017) Une femme est morte mercredi dans l'attaque au parlement britannique à Londres, a indiqué un médecin hospitalier, cité par l'agence Press Association. Plusieurs des blessés sont dans un état très grave. (Mercredi 22 mars 2017) Deux incidents différents sont survenus à Londres, avec des victimes touchées par une voiture bélier sur le pont de Westminster et un assaillant qui a agressé au couteau un policier aux portes du parlement. (Mercredi 22 mars 2017) Quarante blessés sont à déplorer, selon un bilan provisoire. (Mercredi 22 mars 2017) Quarante blessés sont à déplorer, selon un bilan provisoire. (Mercredi 22 mars 2017) Qaurante blessés sont à déplorer, selon un bilan provisoire. (Mercredi 22 mars 2017) Quarante blessés sont à déplorer, selon un bilan provisoire. (Mercredi 22 mars 2017) Les secours affluent sur place. (Mercredi 22 mars 2017) Une voiture bélier a foncé contre les grilles de Westminster ce mercredi 22 mars vers 15h40, heure suisse (Mercredi 22 mars 2017) La police britannique a aussi vite évoqué une attaque terroriste. (Mercredi 22 mars 2017) Une voiture bélier a foncé contre les grilles de Westminster ce mercredi 22 mars vers 15h40, heure suisse (Mercredi 22 mars 2017) Quarante blessés sont à déplorer, selon un bilan provisoire. (Mercredi 22 mars 2017) Quarante blessés sont à déplorer, selon un bilan provisoire. (Mercredi 22 mars 2017) Quarante blessés sont à déplorer, selon un bilan provisoire. (Mercredi 22 mars 2017) Quarante blessés sont à déplorer, selon un bilan provisoire. (Mercredi 22 mars 2017) La zone a été sécurisée. (Mercredi 22 mars 2017) Le secteur a été bouclé par la sécurité. (Mercredi 22 mars 2017) Le secteur a été bouclé par la sécurité. (Mercredi 22 mars 2017) Le secteur a été bouclé par la sécurité. (Mercredi 22 mars 2017) Des personnes ont évacué le Parlement britannique, après que des tirs et des détonations ont été entendus peu avant seize heures. (Mercredi 22 mars 2017) Un porte-parole de la Chambre des Communes a indiqué que les députés avaient été confinés à l'intérieur du Parlement en raison d'un «incident de sécurité». (Mercredi 22 mars 2017) L'assaillant a été abattu par le policier qu'il poignardait. (Mercredi 22 mars 2017) Un premier bilan parle d'une douzaine de personnes touchées, notamment sur le pont de Westminster. Une voiture bélier est impliquée, devait-on savoir dans un deuxième temps. (Mercredi 22 mars 2017) Le secteur a été bouclé. (Mercredi 22 mars 2017) Le secteur a été bouclé. (Mercredi 22 mars 2017) Le secteur a été bouclé. (Mercredi 22 mars 2017) Le secteur a été bouclé. (Mercredi 22 mars 2017) Le secteur a été bouclé. (Mercredi 22 mars 2017) La Première ministre Theresa May va bien, a communiqué Downing Street. Elle a été exfiltrée. Ici, sa Jaguar qui quitte le parlement au moment des faits. (Mercredi 22 mars 2017) Le secteur a été bouclé. (Mercredi 22 mars 2017) Londres a été le théâtre d'une attaque terroriste ce 22 mars 2017.(Mercredi 22 mars 2017) Londres a été le théâtre d'une attaque terroriste ce 22 mars 2017.(Mercredi 22 mars 2017) Londres a été le théâtre d'une attaque terroriste ce 22 mars 2017.(Mercredi 22 mars 2017) Un journaliste de Reuters a déclaré avoir aperçu de nombreuses personnes étendues sur le pont de Westminster. Une voiture bélier pourrait être impliquée. (Mercredi 22 mars 2017) Londres a été le théâtre d'une attaque terroriste ce 22 mars 2017. Londres a été le théâtre d'une attaque terroriste ce 22 mars 2017.

Sur ce sujet
Une faute?

L'attaque, qui a frappé le coeur de Londres mercredi et fait trois morts outre l'assaillant, a été revendiquée jeudi par l'organisation extrémiste. Selon la Première ministre britannique Theresa May, l'auteur de l'attentat, «né au Royaume-Uni», était connu des services de renseignement depuis une enquête il y a plusieurs années portant sur «l'extrémisme violent».

Le mode opératoire rudimentaire de l'attentat de mercredi rappelle nombre d'attaques perpétrées ces dernières années dans plusieurs pays occidentaux: camions-béliers lancés dans la foule à Nice et à Berlin (2016), prêtre égorgé en Normandie (2016), voiture projetée sur deux militaires au Québec (2014), soldat quasi-décapité en pleine rue dans le sud de Londres (2013)...

Des tactiques encouragées par le propagandiste de l'EI Abou Mohammed Al-Adnani, tué en août 2016. Il avait appelé en septembre 2014 les «soldats du califat» à tuer des policiers, des militaires ou de simples civils dans les pays de la coalition internationale mobilisée contre le groupe jihadiste en Syrie et en Irak. Et ce à l'aide de n'importe quelle arme à portée de main.

«Si vous ne pouvez pas faire sauter une bombe ou tirer une balle, débrouillez vous pour vous retrouver seul avec un infidèle français ou américain et fracassez-lui le crâne avec une pierre, tuez-le à coups de couteau, renversez-le avec votre voiture, jetez-le d'une falaise, étranglez-le, empoisonnez-le», suggérait-il.

Il s'agit du premier attentat revendiqué par l'EI au Royaume-Uni. Le pays avait été frappé le 7 juillet 2005 par des attentats suicides revendiqués par des sympathisants d'Al-Qaïda, qui avaient fait 56 morts dans les transports en commun londoniens.


«Nouvelle norme»

Face à la vague d'attentats jihadistes sans précédent qui ensanglante l'Europe depuis 2015, des pays comme la France et la Grande-Bretagne ont nettement renforcé leurs dispositifs de surveillance et de sécurité, et assurent être parvenus à déjouer plusieurs attentats. Difficile toutefois de trouver une parade à ce type d'attaque «low cost», s'accordent les experts.

Mercredi à Londres, «les services britanniques ont vite et bien réagi, le tueur a été très rapidement abattu. Les Britanniques se préparent depuis des années», note Yves Trotignon, ex-analyste des services français de renseignements extérieurs (DGSE). «En étant préparé, on réduit les conséquences. Mais on est évidemment démuni face à ce genre d'attaque. L'assaillant hier était armé d'un couteau de cuisine et d'une voiture. Que voulez vous faire face à ça ?», s'interroge-t-il.

«Les attaques de cette nature, perpétrées à l'aide d'objets du quotidien, voitures, couteaux, semblent être devenues la nouvelle norme, or elles sont incroyablement difficiles à empêcher», fait valoir Emily Winterbotham, chercheuse à Londres au Royal United Services Institute for Defence and Security Studies.


«Le problème, c'est le phénomène de mimétisme auquel on semble assister à Londres, après des attaques similaires à Nice et à Berlin», et qui fait planer la menace de nouveaux passages à l'acte, s'inquiète-t-elle.

Le 14 juillet 2016, à Nice, sur la Riviera française, un Tunisien au volant d'un poids lourd a tué 86 personnes parmi la foule rassemblée à l'occasion de la fête nationale. Quelques mois plus tard à Berlin, le 19 décembre, un camion jeté sur un marché de Noël a fait 12 morts. Deux massacres revendiquées par l'EI.

En Grande-Bretagne, comme dans d'autres pays européens, le risque de nouveaux attentats à la voiture-bélier est d'autant plus élevé que «la loi encadre strictement la possession d'armes à feu et (qu')il reste difficile de se procurer des armes automatiques sur le marché noir, ce qui réduit la probabilité d'une fusillade de masse», souligne Otso Iho, expert au Centre international d'analyse du terrorisme Jane (JTIC).


Le liveticker en pop-up

(20 minutes/afp)