Birmanie

19 novembre 2012 06:06; Act: 19.11.2012 08:19 Print

Obama à Rangoon pour une visite historique

Barack Obama est devenu le premier président américain en exercice à poser le pied en Birmanie, lundi. Il s'est rendu au domicile de la chef de l'opposition birmane Aung San Suu Kyi.

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Air Force One a atterri en milieu de matinée à Rangoun. Des écoliers en chemise blanche et longyi vert, la tenue traditionnelle locale, avaient été amassés le long des trottoirs, scandant parfois joyeusement «Amérique». Plus spontanés, des dizaines de milliers de badauds tentaient d'immortaliser l'instant.

Certains portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «Bienvenue Obama» ou encore le très éloquent «Légende, héros de notre monde».

Washington récompense ainsi les efforts du régime de Naypyidaw, en particulier l'élection de l'opposante Aung San Suu Kyi au parlement, la libération de centaines de prisonniers politiques et les négociations avec les groupes rebelles des minorités ethniques.

Visite au domicile de Suu Kyi

M. Obama, attendu en fin de journée au Cambodge pour un sommet asiatique, s'est entretenu avec le président Thein Sein, crédité du profond mouvement de réformes depuis la dissolution de la junte en mars 2011. Il a annoncé la réouverture d'un bureau de l'Agence américaine pour le développement international (USAID).

Il devait a ensuite été reçu au domicile de Mme Suu Kyi. Les deux lauréats du prix Nobel de la paix (1991 et 2009) s'étaient déjà rencontrés brièvement en septembre, dans le Bureau ovale à Washington.

«Ce voyage remarquable vient de commencer et sera encore long. Les réformes lancées depuis le sommet de la société doivent assouvir les aspirations des citoyens qui constituent ses fondations», devait- il déclarer, selon des extraits diffusés par la Maison Blanche de son discours à l'université, haut-lieu de la lutte pour la démocratie.

Sanctions économiques levées

Les Etats-Unis ont imposé des sanctions économiques contre la junte à partir de la fin des années 1990. Mais la quasi-totalité d'entre elles ont été levées ces derniers mois, dont vendredi l'interdiction des importations de produits birmans.

Barack Obama a choisi une Asie à forte croissance pour son premier voyage depuis sa réélection, marquant le rééquilibrage de sa diplomatie vers le continent. Il découvre à Rangoun une ancienne capitale bouillonnante, affaiblie par 50 ans de gestion militaire et avide d'accueillir les investisseurs étrangers.

Mais les dossiers au menu sont essentiellement politiques. Les négociations sont bloquées avec les rebelles kachins, une minorité ethnique de l'extrême nord du pays, où se poursuivent de violents combats.

Violences communautaires

A l'ouest, des violences communautaires ont par ailleurs fait 180 morts entre des bouddhistes de l'ethnie rakhine et des musulmans de la minorité des Rohingyas, persécutés sous l'ancienne junte et qui suscitent toujours au sein de la population birmane un ostracisme.

Ce week-end, Thein Sein a estimé que le pays se devait de régler ce dossier sous peine de «perdre la face sur la scène mondiale».

Quant au dossier brûlant des prisonniers politiques, le chef de l'Etat birman a promis de mettre en place d'ici la fin de l'année un mécanisme pour examiner tous les cas de prisonniers politiques.

Le gouvernement birman a d'ailleurs commencé à libérer plusieurs dizaines de prisonniers politiques lundi au moment où Barack Obama arrivait dans le pays.

(afp)

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