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Contraception aux USA
10 février 2012 19:50; Act: 10.02.2012 21:17 Print
Obama annonce un compromis
Le président des Etats-Unis Barack Obama a annoncé vendredi un compromis pour tenter de désamorcer une controverse sur le remboursement de la contraception.
Le président américain a tenté de calmer la polémique à propos du remboursement des moyens contraceptifs. (photo: Reuters)
Aux termes de cet arrangement, les entreprises gérées par des institutions religieuses, par exemple certains hôpitaux, censées offrir à partir du 1er août 2013 une couverture maladie à leurs employés, ne seront pas obligées d'y inclure le remboursement de la contraception si elles s'y opposent, a expliqué M. Obama lors d'une courte intervention à la Maison Blanche.
Déficit budgétaire à 1330 milliards de dollars en 2012La Maison Blanche prévoit que le déficit des Etats-Unis pour l'année budgétaire en cours atteindra 1330 milliards de dollars, soit 8,5% du PIB, a indiqué vendredi à l'AFP un haut responsable de l'administration du président Barack Obama.
Selon ce responsable s'exprimant sous couvert de l'anonymat, la proposition de budget que le président doit envoyer lundi au Congrès envisagera un déficit de 901 milliards de dollars pour l'année budgétaire 2013, qui débutera le 1er octobre prochain, un mois avant l'élection présidentielle lors de laquelle M. Obama remettra son mandat en jeu.
Ces 901 milliards représentent 5,5% du produit intérieur brut des Etats-Unis, selon le Wall Street Journal qui a révélé ces chiffres vendredi.
L'évaluation de la Maison Blanche du déficit budgétaire 2012 est nettement supérieure à celle du Bureau du budget du Congrès des Etats-Unis (CBO), organisme indépendant des élus, qui l'avait estimé le 31 janvier à 1.079 milliards de dollars.
Mais début septembre 2011, l'exécutif espérait encore que le déficit pour l'année budgétaire 2012 serait contenu à 956 milliards de dollars, soit 6,1% du PIB.
En revanche, cette responsabilité reviendra aux sociétés d'assurance-santé, qui devront fournir gratuitement l'accès à la contraception à leurs assurées dans ce cas, a précisé M. Obama face aux journalistes.
«Le résultat sera que les organisations religieuses n'auront pas à payer directement pour ces services», a-t-il plaidé.
Chaque femme doit décider
«Chaque femme doit pouvoir prendre elle-même les décisions lorsqu'il s'agit de sa santé», a affirmé le président, en défendant la volonté de son administration d'inclure le remboursement de la contraception dans la réforme de l'assurance-maladie qu'il a promulguée en 2010 et dont les clauses sont censées entrer progressivement en vigueur d'ici à 2014.
M. Obama a reconnu que «certaines institutions religieuses, en particulier celles qui sont affiliées à l'église catholique, s'opposent pour des raisons religieuses à fournir directement à leurs employés des assurances-santé qui couvrent la contraception».
Plusieurs responsables républicains, dont l'influent président de la Chambre des représentants John Boehner, se sont emparés de ce sujet ces derniers jours pour accuser M. Obama de se livrer à une attaque «systématique» de la religion, à neuf mois de l'élection présidentielle lors de laquelle le président démocrate va briguer un second mandat.
Les évêques sont contre
La conférence des évêques catholiques (USCCB) s'est elle aussi élevée contre une disposition qui à ses yeux «va à l'encontre de la conscience» des organisations concernées.
«Cela ne devrait pas se produire dans un pays où la liberté de culte figure en tête des droits» érigés par la Constitution, a affirmé le cardinal Timothy Dolan, président de la conférence, en allusion au premier amendement de la loi fondamentale américaine.
L'USCCB n'a pas réagi dans l'immédiat vendredi à la mise au point de la Maison Blanche.
«En tant que citoyen et en tant que chrétien, je suis très attaché» à la liberté de religion, a affirmé vendredi M. Obama, en accusant «certains» de vouloir «faire de ce sujet un enjeu d'affrontement politique».
Protection des libertés
«La liberté de religion sera protégée, et la loi qui requiert des soins préventifs gratuits ne sera pas discriminatoire envers les femmes», a promis M. Obama.
«Nous vivons dans une société pluraliste où tout le monde ne sera pas d'accord sur tout (...) Mais cela ne doit pas vouloir dire que nous devons choisir entre la liberté et la justice (sociale) pour tous les Américains», a-t-il ajouté.
Au même moment, lors d'un forum politique conservateur à Washington, l'un des quatre candidats à l'investiture républicaine, Rick Santorum, renouvelait ses attaques contre cette règle.
«C'est le genre d'action coercitive à laquelle on peut s'attendre» du gouvernement Obama, a affirmé M. Santorum, qui a fait campagne avec succès sur les thèmes chers à la droite chrétienne conservatrice.
«Il ne s'agit pas de contraception. Il s'agit de la liberté économique, de la liberté d'expression, de la liberté de religion. Il s'agit de la mainmise du gouvernement sur vos vies, et il faut que cela cesse», s'est-il exclamé.
(afp)





















