France

18 janvier 2018 11:11; Act: 18.01.2018 15:38 Print

Poursuivie en diffamation pour #balancetonporc

La journaliste française Sandra Muller qui a créé et lancé le hashtag #balancetonporc est poursuivie en diffamation par la première personne qu'elle a dénoncée.

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Sandra Muller compte bien se défendre. (Photo: AFP)

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La journaliste Sandra Muller s'est assurée une belle notoriété en octobre 2017 lorsqu'elle a créé sur Twitter le hashtag #balancetonporc. Elle entendait ainsi proposer l'équivalent en français du phénomène qui secouait les réseaux sociaux anglophones avec #metoo.

Elle y dénonçait notamment les propos d'Eric Brion, ancien patron de la chaîne Equidia. Ce dernier, sous l'emprise de l'alcool, lui avait fait une proposition graveleuse, mais une seule fois, sans harcèlement. Il s'en était ensuite excusé à la fin décembre dans une tribune parue dans le journal français Le Monde.

Contre-attaque judiciaire

Eric Brion, qui fut ainsi le premier «porc», estime que sa vie et sa réputation ont été détruites, comme il l'explique dans les colonnes du Point. Il a donc décidé de poursuivre Sandra Muller en diffamation, ainsi que l'a annoncé la journaliste sur les réseaux sociaux dans la nuit de mercredi à jeudi.

Sandra Muller ira «au bout de ce combat»

Comme l'explique Sandra Muller, Eric Brion lui réclame dans une assignation 50'000 euros de dommages et intérêts pour diffamation, des publications judiciaires et 10'000 euros de frais d'avocat. «J'irai au bout de ce combat avec l'aide de mon avocat», a-t-elle déjà promis.

(smk/nxp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Orion le 18.01.2018 11:47 Report dénoncer ce commentaire

    Stop au féminisme

    Que tous les hommes cloués au pilori par la vindicte populaire par ses féminazis en fassent de même. Si problème il y a, c'est à la justice d'en être saisie. Point barre. Les vraies victimes celles qui souffrent ne s'étalent pas mais veulent juste que justice soit faite, elles ont de la dignité, elles.

  • homedenand le 18.01.2018 12:10 Report dénoncer ce commentaire

    trop

    Bravo, c'est à cause de ce genre de personnage que la Femme devient l'ennemi de l'Homme

  • OhMyGod le 18.01.2018 12:06 Report dénoncer ce commentaire

    Faut être bien bourré

    Ben, il devait être sacrément sous l'emprise de l'alcool...

Les derniers commentaires

  • Solidaire des victimes le 19.01.2018 09:04 Report dénoncer ce commentaire

    A tout hasard...

    Je me demande, parmi tous les détracteurs de ce genre de sites de dénonciations, combien sont allés lire ce qui y est écrit et dénoncé ? Et combien on eu à subir un jour ce qui y est écrit et dénoncé ?

  • Joshua le 19.01.2018 08:22 Report dénoncer ce commentaire

    Petite constatation au fil des mois...

    Je note que terme "harcèlement" semble plus obséder ceux qui ne savent plus où est la limite que ceux qui le condamnent

  • Jules le 19.01.2018 07:53 Report dénoncer ce commentaire

    Je ne comprends pas...

    Quand je lis tous ces commentaires sur ces dénonciations, je suis triste. Triste parce que les femmes et enfants et hommes victimes de ce genre d'actes condamnables ne sont une fois de plus pas pris au sérieux, pas écoutés, pas considérés. On ne parle pas d'un simple sifflement dans la rue, on parle bien de faits qui vont beaucoup plus loin, qui touchent à l'intégrité corporelle et psychologique des personnes, qui les hantent pendant des années, qui les ont détruits. Ces gens essaient de vous dire quelque chose et vous ne les écoutez pas ? Ne voulez-vous pas protéger vos proches des "porcs" ?

  • Trump le 18.01.2018 17:31 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    superbe

    je le soutient à fond car si on laisse faire ce femminisme la on pourra même plus ouvrir sa porte à une copine en étant en pyjama ! ben oui elle pourrair se sentir violée si vous voyez à quoi je fait allusion ...

  • Humain décent le 18.01.2018 17:04 Report dénoncer ce commentaire

    On est pas sortis

    Eh bien, quand on voit la teneur des commentaires ici présents, on se dit qu'on est vraiment pas sortis de l'auberge. Entre ceux qui traitent la personne de mytho (alors que les faits ont été avoués) et ceux qui pleurent pour les hommes "livrés" à la vindicte populaire, on croit rêver. Combien d'hommes réellement dénoncés? Une idée des pourcentages de plaintes qui aboutissent? Ou même une idée des peines lorsque le viol est prouvé (qui sont proprement ridicules, en Suisse).