Moyen-Orient

12 juillet 2018 00:03; Act: 12.07.2018 07:04 Print

Tirs de missiles israéliens en Syrie

La tension ne faiblit pas entre Israël et Damas: Tsahal a frappé mercredi des positions syriennes en réponse à l'infiltration d'un drone.

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Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, ici en 2016, doivent se rencontrer à la fin du mois de juillet à propos du conflit syrien. (Dimanche 15 juillet 2018) La défense aérienne syrienne a repoussé mercredi une attaque israélienne sur le sud-ouest du pays, selon des médias d'Etat. (11 juillet 2018) La défense aérienne syrienne a répondu à ce qu'elle considère comme une «agression» de la part d'Israël. (Dimanche 8 juillet 2018) Deux missiles «israéliens» sont tombés près de l'aéroport de Damas, selon un média d'Etat, frappant «des dépôts d'armes pour le Hezbollah», selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). (Mardi 26 juin 2018) L'OSDH, l'Observatoire syrien des droits de l'homme, a affirmé que la Russie avait lancé plus de 25 frappes samedi dans le sud de la Syrie. (Dimanche 24 juin 2018) Plus de 12'000 Syriens ont fui au cours des trois derniers jours la province de Deraa (sud), contrôlée majoritairement par les rebelles et cible de bombardements du régime de Damas. L'ONU et les USA demandent l'application d'un cessez-le-feu. (Samedi 23 juin 2018) Une frappe de la coalition anti-EI contre l'armée jeudi soir a tué au moins un soldat et en a blessé sept autres, selon l'OSDH. (21 juin 2018) Washington pense que c'est en fait Israël qui a frappé dimanche soir une force irakienne à Al-Hari, dans l'est de la Syrie. (Lundi 18 juin 2018) L'agence syrienne Syrian Arab News Agency (SANA) a accusé les Etats-Unis de frappes sur des positions de l'armée syrienne dans l'est du pays. (Lundi 18 juin 2018) Une bombe a visé un tribunal djihadiste de la ville d'Idleb, dans le nord-ouest syrien faisant au moins 28 morts. (Samedi 12 mai 2018) Le président français qui est actuellement en Allemagne et doit rencontrer Angela Merkel, a vivement réagi aux tirs de roquettes lancés la nuit dernière entre l'Iran et Israël. (10 mai 2018) Brusque accès de tension entre Israël et Iran sur le théâtre syrien. (10 mai 2018) Les forces iraniennes ont visé dans la nuit de mercredi à jeudi des positions d'Israël dans le Golan. Tsahal a répliqué par des tirs de missiles. (10 mai 2018) Des «missiles ennemis» ont visé des «positions militaires» du régime syrien dans les provinces de Hama et d'Alep, a annoncé l'agence officielle Sana. (Dimanche 29 avril 2018) Les Etats-Unis disposent d'informations crédibles montrant que la Syrie et la Russie tentent d'effacer les traces de l'attaque chimique présumée à Douma. (Jeudi 19 avril 2018) La présidentielle syrienne a annoncé jeudi avoir rendu la Légion d'honneur attribuée par la France en 2001 au président Bachar el-Assad qui ne portera pas une décoration remise par «l'esclave» des Etats-Unis. (Jeudi 19 avril 2018) L'armée américaine a constaté une «résurgence» de l'Etat islamique (EI) dans des régions de la Syrie contrôlées par le régime de Bachar al-Assad. (Mardi 17 mars 2018) La défense aérienne syrienne a dit avoir abattu des missiles au-dessus de la province de Homs. La coalition dément toute implication. (Lundi 16 avril 2018) «Nous avons réussi l'opération sur le plan militaire», a déclaré Emmanuel Macron au cours d'un entretien à la télévision française. (Dimanche 15 avril 2018) De nouvelles frappes occidentales «provoqueraient inévitablement le chaos dans les relations internationales». (Dimanche 15 avril 2018) Après les frappes françaises, américaines et britanniques contre l'arsenal chimique de Bachar al Assad, Paris s'efforce de reprendre l'initiative politique et de relancer la recherche d'une solution pacifique en Syrie. (Dimanche 15 avril 2018) Guy Parmelin, conseiller fédéral en charge de la défense, aurait préféré que les occidentaux attendent le rapport d'enquête de l'OIAC avant de frapper. Le régime syrien a dénoncé samedi une «agression barbare et brutale» des Occidentaux, après les frappes menées peu avant l'aube par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne contre des bases militaires. (Jeudi 14 avril 2018) Les Britanniques ont indiqué avoir frappé un complexe militaire - une ancienne base de missiles - à 24 kilomètres à l'ouest de Homs, «où le régime est supposé conserver des armes chimiques». (Image prétexte - samedi 14 avril 2018) Le président français Emmanuel Macron a souligné que les frappes françaises étaient «circonscrites aux capacités du régime syrien permettant la production et l'emploi d'armes chimiques». (Image prétexte - samedi 14 avril 2018) Selon le général Joe Dunford, chef d'état-major américain, les forces occidentales ont visé trois cibles liées au programme d'armement chimique syrien, l'une près de Damas et les deux autres dans la région de Homs, dans le centre de la Syrie. La télévision d'Etat syrienne a rapporté des «informations» selon lesquelles un «centre de recherches» dans le quartier de Barzé, dans le nord-est de Damas, avait été visé. La télévision d'Etat syrienne a affirmé en outre que des missiles avaient été «interceptés» à Homs. (Image - samedi 14 avril 2018, agence syrienne SANA) La défense anti-aérienne syrienne est entrée en action contre «l'agression américaine, britannique et française», a rapporté la télévision d'Etat syrienne. Le régime syrien a jugé que cette opération militaire constituait une violation «flagrante» du droit international et était «vouée à l'échec». «Il est clair que le régime Assad n'avait pas reçu le message l'an dernier», a déclaré le ministre américain de la Défense Jim Mattis, rappelant la frappe américaine d'avril 2017 sur la base militaire d'Al-Chaayrate, près de Homs, après une autre attaque à l'arme chimique imputée à Damas. «Nous avons été très précis et la réponse était proportionnée, mais, en même temps, ce fut une frappe lourde», a-t-il ajouté. (IMage - vendredi 13 avril 2018) De Londres, la première ministre britannique Theresa May a affirmé qu'il n'y avait «pas d'alternative à l'usage de la force», assurant que «tous les recours diplomatiques» avaient été explorés, en vain. Depuis Paris, le président français Emmanuel Macron a martelé: «Nous ne pouvons pas tolérer la banalisation de l'emploi d'armes chimiques», a-t-il martelé. L'opération militaire conjointe aux trois alliés, soutenue a posteriori par l'OTAN, a duré une heure, à l'aube du samedi 14 avril 2018. (Image - Damas, samedi 14 avril 2018)

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Des tirs des missiles israéliens ont touché mercredi des positions de l'armée syrienne dans le sud-ouest de la Syrie, près des hauteurs du Golan occupé, a annoncé l'agence d'Etat syrienne SANA. «L'aviation de l'ennemi israélien a lancé des missiles sur plusieurs positions de l'armée» dans la province de Quneitra (sud-ouest), causant des dégâts matériels, selon SANA.

L'armée israélienne a confirmé dans un tweet avoir frappé «trois positions militaires en Syrie, en réponse à l'infiltration d'un véhicule aérien sans pilote (UAV) en Israël depuis la Syrie, qui a été intercepté» par les forces armées israéliennes. L'armée affirme sa détermination «d'agir fermement contre toute tentative de nuire aux civils Israéliens et de violer la souveraineté israélienne».

Auparavant, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) avait estimé que les missiles israéliens avaient frappé le nord de cette province ainsi que des zones le long de la frontière avec le Golan.

«Des frappes de missiles ont touché la zone de Hadar dans le nord de Quneitra tandis que d'autres (frappes) ont touché des positions du régime et de ses alliés près de la ville de Baath et du village de Jaba village», a dit l'OSDH sans faire état de victimes.

Initialement, l'agence SANA avait affirmé que la défense aérienne syrienne avait repoussé une attaque de missiles israéliens sur des positions de l'armée dans cette région. Plus tôt dans la journée, l'armée israélienne a indiqué avoir intercepté un drone en provenance de Syrie grâce à un système antimissile, déclenchant une alerte dans le plateau du Golan, en grande partie occupé et annexé par Israël. Il s'agissait «d'un drone syrien non armé qui semblait mener une mission de collecte d'information», a précisé un porte-parole militaire, Jonathan Conricus.

La police israélienne a par ailleurs demandé à tous les bateaux sur le lac de Tibériade, proche de cette région, de ne pas naviguer pour des raisons de sécurité.

Depuis quelques semaines, Israël est en alerte, après l'offensive déclenchée le 19 juin par Bachar el-Assad et ses alliés en vue de reprendre les zones rebelles dans la province de Deraa, dans le sud de la Syrie. L'armée israélienne a annoncé début juillet avoir renforcé ses troupes sur la partie israélienne du plateau du Golan occupé et annexé.

Israël a frappé à plusieurs reprises le territoire syrien, notamment contre des convois d'armes destinées, selon lui, au Hezbollah libanais, allié du régime syrien et ennemi de l'Etat hébreu. Israël et la Syrie sont en état de guerre. Israël s'est emparé en 1967 de la majeure partie du plateau syrien du Golan, qu'elle a annexée en 1981. Cette annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale.

(nxp/afp)