Etats-Unis

03 janvier 2018 20:58; Act: 04.01.2018 14:44 Print

Donald Trump accuse Steve Bannon d'être fou

Le président américain s'est lâché mercredi contre son ex-conseiller. Steve Bannon vient de publier un livre explosif qui accuse le fils du président.

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Donald Trump et Steve Bannon en janvier 2017, quand leurs relations étaient encore au beau fixe. (Photo: AFP)

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La charge est d'une violence inouïe: Donald Trump a accusé mercredi son ancien conseiller Steve Bannon d'avoir «perdu la raison», marquant la rupture avec celui qui fut l'un des stratèges de sa victoire inattendue de 2016.

Cette attaque à la tonalité peu commune de la part d'un président américain fait suite à la diffusion d'extraits explosifs d'un livre dans lequel l'ex-conseiller affirme que le fils du locataire de la Maison Blanche, Donald Trump Jr., a commis une «trahison» en rencontrant une avocate russe offrant des informations compromettantes sur Hillary Clinton.

«Steve Bannon n'a rien à voir avec moi ou ma présidence», a lancé le 45e président des Etats-Unis. Le changement de ton est spectaculaire vis-à-vis de cet homme à la crinière poivre et sel et la démarche nonchalante que Donald Trump qualifiait il y a moins de cinq mois d'«ami», de «quelqu'un de bien» traité très injustement par la presse.

«Steve n'a eu qu'un rôle très limité dans notre victoire historique», a-t-il estimé mercredi, accusant ce dernier d'avoir passé son temps à la Maison Blanche «à faire fuiter de fausses informations pour se rendre plus important qu'il n'était».

Au-delà de la nouvelle ligne de fracture qu'elle révèle, cette spectaculaire prise de bec soulève d'épineuses questions politiques pour Donald Trump à l'approche des primaires républicaines en vue des élections de mi-mandat prévues en novembre.

Bannon, chantre du «Trumpisme»

Depuis son départ de la Maison Blanche l'été dernier, Steve Bannon s'est auto-désigné sauveur du «Trumpisme» face à ce qu'il juge être un dévoiement par les républicains du sérail et les «élites» de Washington. C'est au nom de cette ligne qu'il avait défendu le très controversé Roy Moore dans l'Alabama.

Après cette rupture, Donald Trump ne risque-t-il pas de se couper de la frange la plus à droite de son électorat ou de devoir avancer à tâtons sur une ligne de crête dans un parti républicain scindé en deux? «La base électorale du président est très solide», a rétorqué sa porte-parole Sarah Sanders.

L'entourage de M. Trump est au centre d'une enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller sur une possible collusion avec la Russie en vue d'influencer l'élection de novembre 2016.

Le livre, dont de longs extraits ont été publiés dans New York Magazine, raconte aussi combien le candidat républicain et son équipe rapprochée ont été surpris par la victoire, tant ils étaient convaincus qu'elle était hors de portée.

Donald Trump ne voulait pas devenir président

Le soir du 8 novembre, quand les chiffres commencent à dessiner une surprise possible, Donald Trump Jr «a dit a un ami que son père (...) ressemblait à quelqu'un ayant vu un fantôme», écrit Michael Wolff, qui dit s'être entretenu avec M. Trump et des dizaines de ses collaborateurs. «Melania (Trump) était en larmes - mais pas de joie», ajoute-t-il.

La porte-parole de la Première dame, a vigoureusement contesté cette version, assurant que l'ancienne mannequin d'origine slovène avait toujours eu «confiance» dans la victoire et était «très heureuse» lorsque son mari l'a emporté face à Hillary Clinton.

«Affirmations trompeuses»

L'ouvrage s'attarde aussi sur le désarroi des jours et de semaines qui suivent la victoire. Il évoque par exemple la volonté initiale de Donald Trump de nommer son jeune gendre, Jared Kushner, au poste extrêmement puissant de secrétaire général de la Maison Blanche. C'est finalement la très conservatrice polémiste Ann Coulter qui osera prendre le président à part pour lui expliquer qu'il peut pas embaucher «ses enfants».

Sous la plume de Michael Wolff, les premiers mois au pouvoir de Donald Trump furent marqués d'abord par une forme de «chaos» permanent et la frustration du magnat de l'immobilier. Il décrit un président fréquemment reclus dans sa chambre dès 18H30 avec un cheeseburger, les yeux rivés sur ses trois écrans de télévisions, multipliant les appels à un petit groupe d'amis sur lesquels il déverse «un flot de récriminations», allant de la malhonnêteté des médias au manque de loyauté des membres de son équipe.

Sarah Sanders a dénoncé un livre «truffé d'affirmations fausses ou trompeuses» de la part d'individus qui n'ont ni accès à la Maison Blanche ni de véritable influence sur cette dernière. Elle a par ailleurs assuré que son auteur n'avait, au total, échangé que «5 à 7 minutes» avec le président américain.

Le livre «Fire and Fury: Inside the Trump White House» («Le feu et la colère, dans la Maison Blanche de Trump»), doit sortir le 9 janvier.

(nxp/ats)

Les commentaires les plus populaires

  • Visem le 03.01.2018 22:15 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pathétique Donald

    Jamais vu un président des USA qui se comporte de la sorte avec les gens! Il devrait faire un travail sur lui le pauvre car ça devient inquiétant! N'importe quoi!

  • Albert le 03.01.2018 22:09 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    beurk !

    quel triste personnage ce Trump !! entre le plus gros bouton et le déni de ses collaborateurs.. Ce mec est à gerber !!

  • Dan le 03.01.2018 22:00 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    lol

    Ah bon plus fou que lui ça existe! je savais pas

Les derniers commentaires

  • Nicolas S le 04.01.2018 20:29 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Cest lhôpital qui se ...

    Bannon a rejoint Trump espérant être président à sa place, sétait le Hermann Göring de Trump. Il peut dire ce quil veut, il nest pas plus crédible que Trump.

  • polo le 04.01.2018 05:27 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ...

    Les américain l'ont élud démocratiquement....c'est ce qui est terrifiant.... Bon... d'un autre côté nous on a Buttet...Amaudruz...etc

    • Jean Luc le 04.01.2018 17:01 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @polo

      Oui mais c'est quand même plus facile de s'en débarrasser...

  • T-killer le 04.01.2018 05:24 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Alter Ego

    Qui se ressemble sassemble non?

  • AnonymMan le 04.01.2018 04:43 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Accuser un autre

    Voilà ce que Trump est capable. Sa stratégie est dAccuser les autres, pour se poser en pauvre victime, alors que laccusateur est lui-même un fou. Et les américains se sont fait berner.

    • doggy dog le 04.01.2018 06:27 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @AnonymMan

      A croire qu'il s'est inspiré de l'UDC pour créer son personnage.

    • Bernerwelsch le 04.01.2018 09:49 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @doggy dog

      oui, vu son empire et son intelligence, il regarde tous les jours le telejournal suisseallemand! l'UDC n'est pas la cause de tout mal!

    • AnonymMan le 04.01.2018 10:15 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @doggy dog

      Non pas du tout, mais du KKK.

  • Vdr le 04.01.2018 02:56 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Trumpi

    sa plus grande folie c'est d'avoir fait élire Trump.