Une info à nous transmettre? Une histoire à nous raconter? Ecrivez-nous à
web@20minutes.ch 
Cogné par des salafistes
25 août 2012 16:43; Act: 25.08.2012 17:16 Print
Tunis présente ses excuses à un élu français
La Tunisie, par le biais de son ministre des Affaires étrangères, s'est excusée auprès d'un élu français, tabassé par des salafistes alors qu'il se trouvait en vacances en famille dans le pays.
Le ministère tunisien des Affaires étrangères a présenté ses excuses à un élu régional français roué de coups à la mi-août à Bizerte (nord) par des salafistes, assurant que la Tunisie était déterminée à éradiquer ce «fléau», selon un communiqué diffusé samedi.

«Traiter ce fléau»
«Touhami Abdouli, secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes, a eu une longue conversation téléphonique avec Monsieur Jamel Gharbi, conseiller régional PS dans la Sarthe, et lui a présenté au nom du gouvernement tunisien des excuses suite aux actes de violence qu'il a subis de la part de certaines personnes appartenant à la mouvance salafiste à Bizerte», selon ce communiqué.
«Le secrétaire d'Etat a réitéré la détermination du gouvernement à traiter ce fléau à travers les voies juridiques et à l'éradiquer de la société tunisienne connue pour son attachement à la tolérance», ajoute le ministère.
Cinq autres blessés
Jamel Gharbi, 62 ans, élu régional du Parti socialiste dans la Sarthe (nord-ouest de la France) depuis 2010 et chargé de mission à la ville du Mans, a été violemment frappé le 16 août à Bizerte par des militants intégristes en raison des tenues d'été de sa femme et de sa fille.
Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius avait dénoncé jeudi un acte inacceptable. L'agression s'est déroulée en marge de la soirée de clôture du festival de Bizerte qui avait été visée par «environ 200 personnes affiliées au courant salafiste» et armées, selon des témoins, de sabres et de bâtons. Cinq autres blessés ont été recensés.
Samedi, l'élu français a confirmé à l'AFP avoir reçu des excuses du gouvernement tunisien et indiqué maintenir sa plainte. «Ma demande depuis le premier jour c'est que les salafistes qui ont commis ces actes soient punis. Ma plainte je la maintiens plus que jamais», a-t-il dit à l'AFP. «Moi je demande qu'il y ait réparation, il faut que ces gens soient châtiés, que le gouvernement tunisien condamne les salafistes», a insisté Jamel Gharbi.
(afp)

L'édition papier de votre journal existe dorénavant en version électronique également.
Les applications de 20 minutes online
Agenda soirées clubbing et reportages photos













