Utilisé comme drogue

17 janvier 2013 23:12; Act: 18.01.2013 13:16 Print

Un analgésique fait des ravages au Canada

Le Fentanyl, un analgésique vendu sur ordonnance et souvent utilisé comme drogue, fait des ravages au Canada, où il est de plus en plus répandu et a déjà causé plusieurs décès.

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La substance est appliquée normalement sous la forme de timbres que l'on colle sur la peau pendant trois jours. (photo: dr)

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«Il est sur le marché noir, et sa présence est en augmentation», a indiqué à l'AFP Pierre-André Dubé, pharmacien et toxicologue travaillant à l'Institut national de santé publique du Québec.

Depuis peu de temps, les experts sont mieux outillés pour déceler la présence de cet opioïde cent fois plus puissant que la morphine, bon marché et facilement accessible, avec des méthodes analytiques plus précises.

«Les gens meurent par surdose», explique M. Dubé: «Souvent, ils développent une tolérance et prennent graduellement des doses de plus en plus importantes pour obtenir l'effet euphorisant recherché. Il arrive qu'ils arrêtent d'en prendre, par exemple lors d'une cure de désintoxication, puis reprennent la même dose qu'auparavant, sans se rendre compte que leur tolérance n'est plus la même.»

«Ils risquent alors une dépression violente, l'interruption de certaines fonctions cérébrales et la mort par arrêt respiratoire. Certains sont réduits à l'état végétatif», ajoute-t-il.

Au moins trois décès

La substance est vendue sur ordonnance aux personnes souffrant de douleurs chroniques, et aussi aux cancéreux. Elle est appliquée normalement sous la forme de timbres que l'on colle sur la peau pendant trois jours, pour lui permettre de pénétrer graduellement dans le corps par osmose.

Du coup, les drogués peuvent l'obtenir sans difficulté, soit en la rachetant, en la subtilisant dans une armoire à pharmacie familiale, soit en s'emparant des timbres usés jetés aux ordures, mais qui gardent encore 70% de la dose initiale.

Ils l'absorbent ensuite de différentes manières: en mâchant les timbres, en en collant plusieurs à la fois sur le corps, en découpant ces derniers en fines lanières et les appliquant sur les muqueuses, voire en en faisant une tisane pour la boire ou se l'injecter, énumère le toxicologue.

Au moins trois décès par surdose ont été signalé à Ottawa ces derniers mois, mais la police pense qu'ils doivent être en fait beaucoup plus nombreux.

(afp)

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