Prise d'otages en Algérie

18 janvier 2013 08:28; Act: 18.01.2013 21:50 Print

Clinton demande une «précaution extrême»

Les forces spéciales algériennes ont libéré quelque 100 otages étrangers détenus par un groupe armé islamiste sur un site gazier dans le Sahara, mais 30 autres sont toujours portés disparu.

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25.01 Le Japon a accueilli vendredi matin les corps des neuf victimes japonaises de la tuerie algérienne d'In Amenas mais aussi sept rescapés. Trois chariots avec trois cercueils chacun sont alignés sur le tarmac. En silence des officiels déposent des bouquets blancs, signe de deuil. 23.01 Des photos, prises pendant la prise d'otage, montrent le calme «étrange» qui régnait à In Amenas. Les clichés ont été pris par un otage. 23.01 Un des preneurs d'otages tués lors de l'assaut des forces spéciales algérienne sur le site gazier d'In Amenas, avait travaillé sur l'exploitation gazière en tant que chauffeur. Le travail a repris sur le site de exploitation gazière théâtre de la prise d'otage sanglante. Mike Loveladyet sa nièce Erin se sont confiés à la presse américaine. 22.01 Le groupe islamiste armé qui a attaqué le site gazier d'In Aménas (Algérie) sur ordre de Mokhtar Belmokhtar menace de commettre de nouvelles attaques, contre notamment la France. 21.01 La télévision algérienne a signalé lundi que les corps de deux personnes de nationalités canadiennes ont été retrouvés parmi les islamistes sur le site gazier théâtre de la prise d'otage. Ici les véhicules avec lesquels les islamistes ont tenté de s'enfuir en emportant des otages. Le vice-ministre des Affaires étrangères japonais s'est rendu sur les lieux du drame. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a déclaré dimanche que son gouvernement essaiyait toujours de confirmer le sort de 10 Japonais. Des véhicules de secours à In Aménas. Alexandre Berceaux, un ex-otage français. Des otages à genoux dans le sable quelque-part en Algérie. 20.01 Vingt-cinq corps d'otages ont été découverts dimanche par les forces spéciales algériennes qui sécurisaient le site gazier. 20.01 Le sort de dix Japonais et de sept autres étrangers reste à déterminer, selon o, un porte-parole de la compagnie JGC Corp qui employait 78 personnes sur le site. 19.01 Les forces spéciales algériennes ont donné l'assaut final samedi matin contre le site gazier d'In Amenas 18.01 Il n'y a plus de Français otage en Algérie, sur le site gazier d'In Aménas attaqué par un commando islamiste, a indiqué samedi le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. «Il y a aujourd'hui un Français tué et des Français qui ont été libérés», a ajouté M. Le Drian 18.01 Plusieurs otages étrangers, sept selon les ravisseurs, se trouvaient toujours entre les mains d'un groupe armé proche d'Al-Qaïda vendredi soir après un nouvel assaut de l'armée. 18.01 Les forces spéciales algériennes ont libéré quelque 100 otages étrangers détenus par un groupe armé islamiste sur un site gazier dans le Sahara, mais 30 autres sont toujours portés disparu. Ici des images aériennes du site gazier. Les premières photos de l'AFP du site gazier d'In Amenas. Selon le responsable du service photos de l'agence de presse à Paris sur Twitter, le photographe a mis 60 heures pour accéder aux lieux en voiture. Les premiers images des rescapés de la prise d'otages ont été tournées par la télévision algérienne Al-Jazairia 3 TV. On y voit d'ex-otages étrangers, mais la chaîne ne précise pas les nationalités. Abou al-Baraa, le chef du commando qui a pris en otages mercredi des centaines de personnes, dont des étrangers, sur un site gazier en Algérie, a été tué jeudi, a annoncé un porte-parole du groupe auteur du rapt. Par ailleurs, trente otages auraient été tués jeudi lors de l'assaut donné par les forces spéciales de l'armée algérienne contre le commando islamiste qui avait attaqué le complexe gazier de Tiguentourine. Selon cette source, huit Algériens, deux Japonais, deux Britanniques et un Français figurent parmi les otages tués. D'après cette source de la sécurité algérienne, onze jihadistes au moins, dont un ressortissant français, ont également trouvé la mort lors de l'opération. Dans ce groupe figurent deux Algériens, dont le chef du commando jihadiste, de même que trois Egyptiens, deux Tunisiens, deux Libyens et un Malien. Un groupe lié à al-Qaida a attaqué un site gazier à In Amenas, dans le centre est de l'Algérie, faisant une quarantaine d'otages étrangers. Des représailles au soutien logistique algérien à l'intervention française au Mali voisin. L'attaque, qui a fait deux morts, s'est produite mercredi contre le complexe gazier exploité par le groupe britannique BP, le norvégien Statoil et l'algérien Sonatrach. Les jihadistes se sont retranchés sur le site, avant d'être encerclés par les forces de l'ordre. Les ravisseurs réclameraient «le retrait de l'armée algérienne pour permettre de lancer des négociations». Le groupe qui se fait appeler les «Signataires par le sang» a revendiqué la prise d'otages. C'est le nom que l'Algérien , récemment destitué par al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), a donné à son unité combattante. Le commando qui affirme venir du Mali s'appelle les «Signataires par le sang». C'est le nom du groupe islamiste, alors affilié au Groupe islamique armé (GIA), qui avait effectué une prise d'otages en décembre 1994 à bord d'un vol Air France. Elle se solda par la mort des quatre terroristes à Marseille lors de l'assaut du GIGN, et par celle de trois passagers, exécutés pour faire pression lors des négociations.

Prise d'otages en Algérie
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Six djihadistes capturés vivants à Tiguentourine

In Amenas (ats/rtf) Six djihadistes ont été capturés vivants dimanche par l'armée algérienne sur le site gazier de Tiguentourine, dans le sud-est de l'Algérie, a-t-on appris de source proche des services de sécurité algériens. Les informations faisaient initialement état de cinq combattants capturés vivants.

Selon Alger, 32 activistes islamistes qui avaient occupé le complexe de mercredi à samedi et pris de nombreux otages ont été tués par les forces spéciales de l'armée algérienne. Ils étaient de six nationalités différentes, «originaires de pays arabes et africains et de pays non africains», a dit le ministre de la Communication, Mohamed Saïd.
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L'usine gazière va redémarrer d'ici deux jours (ministre)

L'usine gazière d'In Aménas, mise sous dépression à la suite d'une prise d'otage meurtrière menée par un groupe islamiste armé, pourrait redémarrer dans les «deux prochains jours», a annoncé dimanche le ministre algérien de l'Energie Youcef Yousfi.
«Les travailleurs ont rejoint dès dimanche la base-vie du complexe, alors que les installations gazières redémarreront dans les deux prochains jours», a déclaré le ministre, lors d'une visite au complexe de Tiguentourine, à 40 km d'In Aménas, dans le Sahara algérien.

«Nous allons renforcer la sécurité et nous comptons d'abord sur nos moyens. Il n'est pas question d'accepter des forces de sécurité extérieures pour prendre en charge la sécurité de (nos) installations énergétiques», a ajouté M. Yousfi, cité par l'agence de presse APS.

D'après le ministre, les dégâts causés au site gazier par l'attaque islamiste «ne sont pas importants».

«Une fois les dégâts évalués, nous allons remplacer les équipements touchés. Nous allons également vérifier les installations de la salle de contrôle, et c'est à ce moment-là que nous évaluerons quand on va redémarrer (l'usine)», a-t-il dit.

La veille, le ministre avait indiqué que l'Algérie n'avait pas réduit ses exportations de gaz, à la suite de la prise d'otages qui s'est terminée samedi.

Un bilan provisoire fourni par les autorités faisait état samedi soir de 23 étrangers et Algériens morts, et de 32 assaillants tués. Selon la télévision privée algérienne Ennahar, 25 corps d'otages ont été retrouvés dimanche sur le site par les forces spéciales algériennes.

L'usine gazière de Tiguentourine est exploitée depuis 2006 par le géant pétrolier britannique BP, le norvégien Statoil et la Sonatrach algérienne.
18:49
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Le Japon essaie toujours de confirmer le sort de 10 Japonais


Le gouvernement japonais disait lundi à la première heure (dimanche 16H00 GMT) être toujours en train de chercher à confirmer le sort de dix Japonais manquants, après des informations selon lesquelles neuf auraient été tués par des islamistes lors d'une prise d'otages en Algérie.
«Nous sommes au courant de ces informations diffusées par les médias, mais sommes toujours en train d'essayer de les confirmer», a déclaré le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, lors d'une conférence de presse nocturne.

Le Japon est toujours sans nouvelles de dix de ses ressortissants, tous salariés en Algérie de l'entreprise nippone JGC pour qui oeuvraient 17 Japonais sur le site gazier d'In Aménas attaqué mercredi par des islamistes lourdement armés.

Les sept autres Japonais salariés de JGC en Algérie ont été confirmés saufs et placés en sûreté.

«Nous sommes toujours dans une situation difficile, mais pour le moment nous n'avons pas confirmation que des collaborateurs soient décédés», a indiqué dans la nuit un porte-parole de JGC cité par les médias japonais.

«Nous n'avons pas non plus entendu dire par le gouvernement japonais que des personnes de notre entreprise soient mortes», a-t-il ajouté.

Deux ex-otages algériens ont déclaré sur place à l'AFP que «neuf Japonais ont été tués» au cours de cette opération terroriste qui s'est violemment achevée samedi après un dernier assaut de l'armée algérienne. Cette information a été relayée par les médias nippons.

Joint immédiatement par l'AFP à Tokyo, le ministère japonais des Affaires étrangères n'a pas non plus souhaité pour l'heure commenter ces témoignages.

Par ailleurs, une source hospitalière à In Aménas a indiqué plus tard à l'AFP que douze des cadavres déposés à la morgue étaient des Japonais.

Jusqu'à présent cependant, les autorités nippones n'ont pas évoqué d'éventuels cas de ressortissants du Japon potentiellement victimes de cette prises d'otages autres que ceux de JGC qui maintient que dix sur 17 manquent à l'appel.

Lors de sa conférence de presse, le porte-parole du gouvernement a en outre précisé que le vice-ministre japonais des Affaires étrangères, Minoru Kiuchi, et le PDG de la société JGC étaient arrivés à In Aménas pour s'enquérir sur le sort des dix Japonais encore portés manquants.

Par ailleurs, M. Suga a indiqué qu'un avion gouvernemental spécial devait prochainement partir de Tokyo pour aller récupérer les sept autres Japonais salariés de JGC confirmés sains et saufs.

Vingt-trois morts ont été déplorés parmi les otages et 32 assaillants ont été tués par l'armée algérienne, selon un bilan officiel datant de samedi mais qui risque d'augmenter après la découverte dimanche de 25 corps supplémentaires sur le site, selon la télévision privée algérienne Ennahar.
18:36
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Des islamistes revendiquent la mort de soldats nigérians en partance pour le Mali

Le groupe islamiste Ansaru a revendiqué dimanche l'attaque ayant tué deux soldats nigérians qui devaient partir pour le Mali rejoindre la force d'intervention ouest-africaine.
Le groupe, qui avait également affirmé être responsable de l'enlèvement d'un Français dans le Nord du Nigeria en décembre, a dit dans un communiqué avoir commis cette attaque en représailles à la participation du Nigeria à l'intervention militaire au Mali.

«Avec l'aide et les conseils d'Allah, nous avons exécuté avec succès notre première tentative contre les troupes de l'armée nigériane qui visent à démolir l'empire islamique au Mali», peut-on lire dans le texte, rédigé dans un anglais approximatif.

Deux soldats nigérians ont été tués et cinq autres blessés samedi à Okene, dans le centre du Nigeria, quand une bombe a explosé au passage de leur convoi, selon un porte-parole de l'armée.

«Nous sommes équipés et nous attendons la moindre tentative de l'armée nigériane d'avancer vers l'empire islamique du Mali», affirme le groupe, mettant en garde les autres pays africains.

«Nous avertissons les pays africains qu'ils doivent arrêter d'aider les pays occidentaux à combattre l'Islam et les musulmans», ajoutent les islamistes, qui promettent des représailles, en particulier contre le gouvernement nigérian «n'importe où, n'importe quand».

Le Nigeria compte envoyer 1.200 hommes au Mali et prendre le commandement de la force africaine visant à reconquérir le nord du pays, contrôlé par des islamistes depuis neuf mois. Un premier contingent de 80 soldats est parti jeudi pour le Mali.

Ansaru - une contraction pour l'Avant-garde pour la protection des musulmans en Afrique noire - avait revendiqué le rapt le 19 décembre de l'ingénieur français Francis Collomp, 63 ans, qui travaille pour l'entreprise Vergnet.

Le groupe serait lié aux islamistes de Boko Haram, tenus pour responsables de la mort de centaines de personnes dans le nord et le centre du Nigeria depuis 2009, et qui disent vouloir créer un Etat islamique dans le nord du pays.

En novembre, le ministre britannique de l'Intérieur avait présenté Ansaru comme «une organisation terroriste basée au Nigeria» et avait déclaré illégaux l'appartenance et le soutien à ce groupe.

Londres estime qu'Ansaru a des liens avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et pourrait être responsable des enlèvements en 2011 de deux ingénieurs britannique et italien dans le nord du Nigeria. Ces deux otages avaient été tués en mars par leurs ravisseurs.


KANO (Nigeria), 20 jan 2013 (AFP)
18:36
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Washington prévient ses ressortissants de «fortes menaces» en Algérie

Washington a mis en garde ses ressortissants contre les «fortes menaces de terrorisme et d'enlèvements» en Algérie, après la prise d'otages spectaculaire de ces derniers jours et les tensions au Mali, autorisant les familles de ses diplomates à quitter le pays.
«Le 19 janvier 2013, le département d'Etat a autorisé le départ d'Alger des membres éligibles des familles (de diplomates) à la suite de l'attaque sur le site gazier d'In Aménas», indique le département d'Etat dans un communiqué.

Samedi, la prise d'otages sur un site gazier du Sahara algérien, menée par un groupe islamiste en représailles entre autres à l'intervention française au Mali, a pris fin avec un assaut de l'armée algérienne. Vingt-cinq corps ont été retrouvés dimanche sur place, après un premier bilan provisoire officiel faisant état de 23 étrangers et Algériens morts, ainsi que de 32 assaillants tués par l'armée.

«Le département d'Etat presse les citoyens américains voyageant en Algérie de prendre très clairement en considération les risques pour leur sécurité. Il y a de véritables menaces de terrorisme et d'enlèvements en Algérie», insiste le communiqué.

Le texte évoque des «menaces crédibles d'enlèvements de ressortissants occidentaux» et informe que si la partie consulaire de l'ambassade américaine à Alger reste ouverte, les capacités de répondre aux situations d'urgence ont été «limitées».

Le président Barack Obama, qui doit prêter serment lundi pour son second mandat à la tête du pays, a accusé samedi les «terroristes» auteurs de la prise d'otages d'être responsables de la mort des otages, assurant que les Etats-Unis resteront «en contact étroit avec le gouvernement algérien pour mieux comprendre ce qui s'est passé».

Le département d'Etat américain avait déjà ordonné, dans la nuit de vendredi à samedi, aux familles des employés de son ambassade à Bamako, au Mali, de quitter le pays dont le Nord est toujours aux mains de groupes islamistes armés.
18:19
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Le Drian: les otages français au Sahel «sont vivants»
17:23
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La prise d'otages en Algérie, un «acte de guerre» (ministre français de la Défense)

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a estimé dimanche que la prise d'otages en Algérie était «un acte de guerre» en raison du nombre de personnes retenues.
«Ce qui me frappe le plus, on dit prise d'otages , mais quand il y a autant de monde concerné, je pense que c'est un acte de guerre», a-t-il déclaré sur la chaîne de télévision France 5.
17:23
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Des otages transformés en bombes vivantes, terrés pendant des heures pour tenter d'échapper au commando ou exécutés sommairement: les rescapés de l'attaque d'In Aménas en Algérie ont livré un récit effrayant d'un cauchemar de quatre jours qui s'est terminé en bain de sang.

«Je me trouvais à l'extérieur du bureau quand j'ai vu les terroristes arriver», a raconté un Roumain qui travaillait sur le site gazier et s'est retrouvé aux côtés de centaines d'employés algériens et d'expatriés sous la menace d'un commando proche d'Al-Qaïda ayant pris le contrôle des installations.

Aux dires des témoins, les assaillants étaient lourdement armés, avec des lance-roquettes en plus des kalachnikovs. «Ils ont commencé à tirer sur les gardiens», puis «ils sont entrés et ont commencé à prendre des otages. Je me suis barricadé avec un autre collègue dans le bureau, en bloquant la porte avec un meuble», a expliqué cet ex-otage.

Faux-plafonds

Certains ont trouvé refuge dans de faux-plafonds, d'autres se sont terrés sous leur lit, comme Alexandre Berceaux, un Français resté «caché pendant presque 40 heures» sous un sommier. «J'ai mis des planches un peu partout au cas où, j'avais un peu de nourriture, un peu à boire», a-t-il raconté.

Mais les assaillants étaient visiblement prêts à tout pour débusquer les étrangers qui tentaient de se cacher, comme en a témoigné dans la presse un Algérien employé sur le site qui a réussi à leur échapper.

Ils ont pris un Britannique et pointant leurs armes sur lui, «ils l'ont menacé jusqu'à ce qu'il appelle en anglais ses amis en leur disant: 'sortez, sortez, ils ne vont pas vous tuer. Ils cherchent des Américains'», a raconté ce survivant à la presse. «Quelques minutes après, ils l'ont abattu».

Algériens regroupés à part

Les expatriés étaient apparemment systématiquement ciblés. «Les terroristes nous ont dit: 'vous n'avez rien à faire dans cette histoire, vous êtes algériens et musulmans. On va vous relâcher'», a expliqué Iba El Haza, un chauffeur algérien employé sur le site.

Un récit corroboré par celui, anonyme, d'un autre employé algérien dans le Mail on Sunday: Ils sont allés dans un des bâtiments, «ont rassemblé les expatriés, les ont fait mettre en cercle et ils leur ont tous mis des explosifs autour du cou».

«Nous autres Algériens, nous étions regroupés à part et nous étions traités avec bienveillance. Ils nous ont dit que nous ne serions pas tués car nous étions musulmans et qu'ils ne cherchaient que les chrétiens», a-t-il raconté.

Réseau coupé

Selon lui, les Algériens avaient le droit d'envoyer des textos ou de passer des appels, mais les preneurs d'otages, très bien renseignés sur la configuration des lieux, ont fait couper le réseau pour empêcher les expatriés de le faire. Certains y sont toutefois parvenus grâce à un circuit de secours.

«Vous m'entendez ? J'ai été pris en otage par Al-Qaïda», a ainsi écrit à sa famille Stephen McFaul. Cet Irlandais âgé de 36 ans a ensuite réussi à s'échapper quand l'armée algérienne a attaqué les véhicules dans lesquels des membres du commando tentaient de déplacer des otages, bardés d'explosifs.

D'autres aussi ont réussi à prendre la fuite, comme ce Norvégien de 57 ans qui a passé 15 heures dans le désert avec sept autres personnes et a regagné à pied la ville d'In Amenas à près de 50 km de là, déshydraté et épuisé, selon un journal norvégien.

Japonais froidement abattus

Tous n'ont pas au cette chance: trois Japonais ont été exécutés au moment où ils tentaient de s'enfuir d'un car. Six de leurs compatriotes ont été froidement abattus dans leurs chambres sur le site.
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Vingt-cinq corps découverts sur le site de la prise d'otages

Vingt-cinq corps ont été retrouvés dimanche sur le site gazier du Sahara algérien où s'est achevé la veille une prise d'otages menée par un groupe islamiste armé. L'opération, qui a fait au total plusieurs dizaines de victimes, a été revendiquée parl'Algérien Mokhtar Belmokhtar.

Dans une vidéo, cet ancien «émir» d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui annonce au nom d'Al Qaïda «cette opération bénie», se dit prêt «à négocier avec les Occidentaux et le gouvernement algérien à condition qu'ils mettent un terme à leurs bombardements des musulmans du Mali», a rapporté le site internet d'information mauritanien Sahara Media.

Le ministre algérien de la Communication Mohamed Saïd avait déclaré un peu plus tôt que le nombre de victimes risquait d'être «revu à la hausse», après un premier bilan provisoire officiel qui faisait état samedi de 23 étrangers et Algériens morts, et de 32 assaillants tués par l'armée.

Selon un communiqué du ministère lu samedi soir à la télévision d'Etat, les forces algériennes ont pu libérer «685 employés algériens et 107 étrangers»

Norvégiens et Britanniques manquants

L'Algérie n'a pas donné la nationalité des victimes mais des Occidentaux et des Asiatiques figurent parmi elles, dont un Français, un Américain, deux Roumains, trois Britanniques et une personne résidant au Royaume-Uni, selon leurs pays respectifs.

Trois autres ressortissants britanniques sont probablement morts, a annoncé le Premier ministre David Cameron, tandis que le président colombien Juan Manuel Santos affirmait qu'un ressortissant employé par BP pourrait aussi faire partie des otages tués.

Le groupe norvégien Statoil, qui gère le site gazier avec le Britannique BP et l'Algérien Sonatrach, a fait état pour sa part de recherches intenses pour retrouver notamment ses cinq employés norvégiens toujours manquants. La Malaisie était aussi sans nouvelles de deux de ses ressortissants.

Accent nord-américain

Des rescapés ont témoigné de la violence de cette prise d'otages de quatre jours, menée par le groupe «Signataires par le sang» de Mokhtar Belmokhtar. Selon deux ex-otages algériens, neuf Japonais ont été exécutés par les islamistes dès mercredi: trois qui tentaient de s'échapper d'un bus, puis six sur les lieux d'habitation des employés.

Dans la base-vie, «ils se sont dirigés vers les chambres des Japonais, un terroriste a crié «ouvrez la porte» avec un accent nord-américain, puis a tiré», a raconté un des témoins, selon qui «ils étaient au courant de toutes nos procédures».

Selon la télévision publique algérienne, citant de «hauts responsables militaires», les preneurs d'otages étaient de «nationalité libyenne, néerlandaise, tunisienne, syrienne, égyptienne, malienne, yéménite et canadienne». Il y aurait aussi des Algériens parmi eux.

Des opérations de déminage sont en cours sur le site gazier, que le chef des ravisseurs avait menacé de «faire exploser» jeudi selon un enregistrement diffusé par l'agence de presse mauritanienne.

L'armée algérienne y a récupéré un arsenal important: «six fusils-mitrailleurs, 21 fusils, deux fusils à lunettes, deux mortiers 60 mm avec roquettes, 6 missiles avec rampes de lancement, deux RPG7 avec huit roquettes, 10 grenades disposées en ceintures explosives», selon un communiqué officiel.

Soutien français réitéré

Alors que des pays occidentaux se sont inquiétés de l'opération des forces algériennes, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a réitéré son soutien à Alger, déclarant que «face au terrorisme, il faut être implacable».

Le président américain Barack Obama, s'exprimant pour la première fois depuis le début de cette crise, a jugé de son côté samedi soir que les «terroristes» islamistes étaient les responsables de la mort des otages.

Quant à la presse algérienne, elle a salué la «fermeté et le courage» des militaires algériens, soulignant en revanche «l'échec sécuritaire pour protéger les sites pétroliers».

(ats/afp/rtf)
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Cinq assaillants arrêtés à l'usine gazière, 5 en fuite (média) - AFP
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«En tout, neuf Japonais ont été tués»
Neuf Japonais ont été exécutés dès mercredi par les islamistes, ont déclaré à l'AFP deux otages algériens témoins de la scène. «En tout, neuf Japonais ont été tués», a déclaré l'un d'eux, Brahim.
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25 corps d'otages découverts
Vingt-cinq corps d'otages ont été découverts dimanche par les forces spéciales algériennes qui sécurisaient le site gazier du Sahara où s'est déroulé jusqu'à samedi une spectaculaire prise d'otage menée par des islamistes, selon la télévision privée algérienne Ennahar. Interrogé par l'AFP, son patron Anis Rahmani a précisé qu'il s'agissait «des corps de 25 otages», citant une source sécuritaire. Alger avait fait état samedi de la mort de 23 personnes dans l'attaque, outre 32 asaillants tués par l'armée.
11:07
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«Face au terrorisme, il faut être implacable»
Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a déclaré dimanche que «face au terrorisme, il faut être implacable». «Ce sont des tueurs, ils pillent, ils violent, ils saccagent», a-t-il affirmé sur la radio Europe 1, interrogé sur la prise d'otages sanglante sur le site gazier en Algérie. Il s'est dit «heurté» «qu'on ait le sentiment» que «ce sont les Algériens qui sont mis en cause, alors que ce sont les terroristes» qui doivent l'être. «Aucune impunité pour les terroristes», a-t-il dit.
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3 Britanniques et 1 résident au Royaume-Uni tués
Trois Britanniques et une personne résidant au Royaume-Uni ont été tués dans la prise d'otages sur un site gazier en Algérie et trois autres ressortissants britanniques sont probablement morts, a annoncé dimanche matin le Premier ministre David Cameron. «Je sais que tout le pays souhaite se joindre à moi pour envoyer nos condoléances aux familles qui ont vécu une épreuve épouvantable», a ajouté dans une déclaration télévisée M. Cameron, après s'être entretenu dans la matinée avec son homologue algérien par téléphone
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Le bilan risque d'être revu à la hausse
Le ministre algérien de la Communication Mohamed Said a déclaré dimanche que le bilan des victimes de l'attaque islamiste contre un complexe gazier du Sahara algérien risquait d'être «revu à la hausse», après un premier bilan provisoire officiel de 23 morts et 32 assaillants tués. «Je crains fort, hélàs, que ce bilan ne soit revu à la hause», a averti le ministre sur la radio publique Chaîne 3, alors que plusieurs pays ont indiqué que des ressortissants employés dans ce complexe étaient toujours manquants.
09:25
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Près de 40 Philippins de retour à Manille
Une quarantaine de travailleurs philippins rescapés de la prise d'otages devaient être de retour dimanche à Manille, a annoncé leur gouvernement. Un total de 52 ressortissants philippins qui travaillaient sur le site d'In Aménas (1.300 km au sud-est d'Alger) ont survécu, a indiqué le ministère philippin des Affaires étrangères.

Parmi eux, 39 ont été évacués à bord d'un avion de ligne régulier via Londres puis Dubaï à destination de Manille où ils étaient attendus vers 16h (09h en Suisse), a souligné un porte-parole du ministère, Raul Hernandez.
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Dix Japonais toujours manquants
Dix Japonais sont toujours portés manquants plusieurs heures après la fin de la prise d'otage sur le site gazier du sud algérien, a déclaré dimanche matin leur employeur nippon. Cette spectaculaire prise d'otages a fait, selon le dernier bilan, 23 morts parmi les ressortissants étrangers et algériens.

«Nous avons eu confirmation que 41 de nos employés étaient sains et saufs mais le sort des dix Japonais restants et de sept autres étrangers reste à déterminer», a déclaré Takeshi Endo, un porte-parole de la compagnie JGC Corp qui employait 78 personnes sur le site.
08:09
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Les «terroristes» sont responsables de la mort des otages
Le président américain Barack Obama a accusé les «terroristes» auteurs de la prise d'otages sur le site gazier, d'être responsables de la mort des otages, dans un communiqué publié samedi. «La responsabilité de cette tragédie revient aux terroristes qui en sont à l'origine, et les Etats-Unis condamnent leurs actions de la façon la plus forte», estime M. Obama.

«Dans les prochains jours, nous resterons en contact étroit avec le gouvernement algérien pour mieux comprendre ce qui s'est passé afin de travailler ensemble pour éviter de telles tragédies», ajoute-t-il.

C'est la première fois que le président américain s'exprimait directement sur cette prise d'otages.
21:10
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Certains preneurs d'otages n'étaient pas d'Afrique du Nord (Norvège)

La plupart des preneurs d'otages sur le site gazier algérien d'In Aménas étaient originaires d'Afrique du Nord mais certains autres venaient d'en dehors de la région, a indiqué le ministre norvégien des Affaires étrangères samedi.
«Les preneurs d'otages viennent de différents pays, essentiellement mais pas seulement de la région», a déclaré le chef de la diplomatie norvégienne Espen Barth Eide lors d'un point de presse.

«Il est fait état de ressortissants de pays autres que l'Afrique du Nord», a-t-il ajouté, sans préciser les pays concernés mais disant avoir été de mieux en mieux informé par les autorités algériennes au cours des derniers jours sur cette prise d'otages.

Selon un bilan provisoire des autorités algériennes, 23 otages ont trouvé la mort et 32 ravisseurs ont été tués depuis mercredi, jour de l'attaque des islamistes à In Aménas.
21:09
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Alger (ats/afp) Vingt-trois captifs ont péri durant les quatre jours de prise d'otages sur un site gazier en Algérie, alors que 32 ravisseurs ont été tués par les forces spéciales de l'armée, selon un bilan provisoire officiel. Enfin, les forces algériennes ont libéré 792 personnes.

Les forces algériennes ont pu libérer «685 employés algériens et 107 étrangers» et ont abattu «32 terroristes», a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. Vingt-trois otages ont péri, a-t-il ajouté sans préciser leurs nationalités.

Parmi les 32 ravisseurs tués figurent trois Algériens. Les autres étaient de différentes nationalités non précisées et comprenaient des experts en explosifs, a-t-il précisé.

L'armée a récupéré un arsenal important: «six fusils-mitrailleurs, 21 fusils, deux fusils à lunettes, deux mortiers 60 mm avec roquettes, 6 missiles avec rampes de lancement, deux RPG7 avec huit roquettes, 10 grenades disposées en ceintures explosives», selon le communiqué.

Des «tenues militaires étrangères et un stock de munitions et d'explosifs» ont été trouvés.
19:38
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23 otages et 32 ravisseurs tués (bilan provisoire officiel) AFP
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L'armée a repris le contrôle du site d'In Amenas - bilan incertain

L'«assaut final» des forces spéciales de l'armée algérienne contre les djihadistes retranchés sur le site gazier de Tiguentourine, dans le sud-est du pays, s'est terminé samedi en fin de journée. Onze activistes auraient été tués après avoir exécuté sept otages, rapporte l'agence de presse APS.

La fin de l'assaut, précédemment annoncée par les gouvernements norvégien et britannique, a été réaffirmée par une source informée de l'évolution de l'opération. «C'est fini maintenant, l'assaut est terminé, les militaires sont à l'intérieur de l'usine et sont en train d'enlever les mines posées par les islamistes», a-t-elle dit.

La présence d'explosifs a été confirmés par la compagnie énergétique algérienne Sonatrach, qui a annoncé des pertes de 11 millions de dollars (10,3 millions de francs) par jour de fermeture du site.

Un bilan incertain

Une source locale avait fait état peu auparavant de la libération de 16 otages étrangers, dont deux Américains, deux Allemands et un Portugais. Une source proche du dossier avait elle annoncé la découverte sur le site de quinze corps carbonisés, en cours d'identification.

Le bilan définitif de l'attaque islamiste contre le site gazier, une première dans le genre, reste incertain. Avant l'assaut final, différentes sources faisaient état de 12 à 30 otages tués. Ce dernier chiffre venait d'une source de la sécurité algérienne, pour qui huit Algériens et au moins sept étrangers figuraient parmi les victimes, dont deux Japonais, deux Britanniques et un Français.

Un otage roumain a péri et un autre a été libéré, tandis qu'un Américan a été tué, ont officiellement rapporté leurs gouvernements respectifs.

Et alors que le chef de la diplomatie britannique William Hague a déclaré que Londres était sans nouvelle de moins de dix ressortissants britanniques dans le secteur, la France a confirmé la mort d'au moins un de ses ressortissants et la libération de plusieurs autres.

La compagnie pétrolière britannique BP a quant à elle indiqué être sans nouvelles de quatre employés, tandis que 18 autres sont sains et saufs. Le sort d'au moins dix Japonais et six Norvégiens n'était en outre toujours pas connu.

Critiques internationales

Plusieurs pays comme la Grande-Bretagne et le Japon ont exprimé leurs regrets de ne pas avoir été consultés avant que l'armée algérienne ne lance l'assaut.

En revanche, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian n'a émis aucune critique vis-à-vis de la réponse algérienne et le président François Hollande a affirmé lors d'un discours à Tulle (Corrèze) que l'Algérie avait eu «les réponses adaptées».

«Quand il y a une prise d'otages avec autant de personnes concernées, et des terroristes aussi froidement déterminés, prêts à assassiner - ce qu'ils ont fait - leurs otages, un pays comme l'Algérie a les réponses qui me paraissent, à mes yeux, les plus adaptées car il ne pouvait pas y avoir de négociation», a-t-il dit.

Complicités?

Selon plusieurs agences mauritaniennes, citées samedi par l'institut SITE, le chef de file des assaillants était un Nigérien, Abdoul Rahman al Nigeri, proche de Mokhtar Belmokhtar, le cerveau de la prise d'otages, qui ne semblait pas présent personnellement sur le terrain.

Pour les responsables algériens, la facilité apparente avec laquelle les islamistes ont fondu sur le site laisse penser qu'ils auraient bénéficié de complicités parmi les ouvriers algériens.

Préparé de longue date

Cette prise d'otages, dont les auteurs affirmaient qu'elle était menée en réponse à l'intervention française au Mali, marque une escalade de la violence dans le nord-ouest de l'Afrique.

Selon certains responsables américains et français, l'attaque, relativement élaborée, a sans doute demandé trop de temps de préparation pour être improvisée après le début de l'intervention française au Mali il y a huit jours.

Alger/Paris/Washington/Tokyo (ats/afp/rtf)
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Hollande juge que l'Algérie a eu «les réponses les plus adaptées»
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Prise d'otages en Algérie: 4 employés toujours portés disparus, selon BP
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Première confirmation étrangère de la fin de l'opération de l'armée

Oslo (ats/afp) La Norvège a confirmé que l'opération militaire lancée contre les preneurs d'otages sur le site gazier algérien d'In Amenas était terminée. Elle n'a cependant pas été en mesure de fournir d'éléments sur un premier bilan.

«Le ministère des Affaires étrangères a reçu confirmation que l'opération militaire à In Amenas est terminée», a déclaré à l'AFP un porte-parole, Frode Andersen, qui n'a pas cité de source mais a assuré qu'il s'agissait d'une information fiable.

Il s'agit de la première confirmation étrangère de la fin de l'opération, et l'information a ensuite été confirmée par les autorités britanniques.

M. Andersen n'était pas en mesure de fournir un bilan sur le nombre de morts liés à la prise d'otages par des militants islamistes et à l'intervention qui a suivi, ni sur le sort des six employés norvégiens du groupe pétrolier Statoil encore portés manquants.

Chiffres exacts inconnus

En Algérie, aucun chiffre global précis n'a non plus été fourni sur le nombre exact des otages ou ceux qui ont péri sur le site gazier d'In Amenas, où le groupe islamiste a lancé son attaque en représailles entre autres à l'intervention militaire française au Mali voisin. Le nombre global de ravisseurs était également inconnu.

Mais selon une source sécuritaire, qui donnait un premier bilan établi à la suite de l'assaut final, «il y a eu entre 25 et 27 otages étrangers et algériens tués» depuis mercredi.
16:44
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Paris peut espérer une plus grande implication d'Alger après la prise d'otages


La France, engagée dans un rapprochement avec son ancienne colonie, s'est abstenue de critiquer la gestion par l'Algérie de la prise d'otages qui devrait pousser ce pays clé pour la résolution sécuritaire et politique de la crise au Sahel à s'impliquer plus fortement.

Dès jeudi, François Hollande a affirmé faire «toute confiance aux autorités algériennes» et Paris a indiqué «avoir été régulièrement informé» tout au long de la crise, à rebours d'autres capitales se plaignant d'un manque d'information.

«Quand on est confronté au terrorisme, quand on le combat ensemble, j'invite à la prudence sur les critiques», a renchéri vendredi le ministre de l'Intérieur Manuel Valls alors que samedi son homologue à la Défense Jean-Yves Le Drian estimait que «la question principale est à adresser quand même aux terroristes».

Au-delà de raisons factuelles justifiant ce soutien, comme la confusion entourant le déroulement et le bilan de la prise d'otages d'In Amenas, ce soutien s'inscrit avant tout dans la volonté de Paris d'impliquer Alger dans la crise au Mali et d'éviter tout différend avec l'acteur clé de la région.

Cette prise d'otages donne à Paris «la possibilité de faire intervenir une puissance régionale qui était jusque là réticente et avait l'illusion de pouvoir rester en dehors du conflit au Mali. C'est un tournant», souligne Jean-Yves Moisseron, chercheur à l'Institut de recherches stratégiques (IRD).

«Cette tragédie est comme un effet d'aubaine, elle officialise la participation de l'Algérie à la crise», renchérit Pierre Vermeren, professeur d'Histoire du Maghreb contemporain à La Sorbonne.



Après avoir émis des réserves sur l'intervention internationale qui se préparait, l'Algérie avait déjà accepté de fermer ses frontières avec le Mali et d'autoriser le survol de son territoire par des avions militaires français.

Une conséquence probable des efforts entrepris depuis son arrivée au pouvoir par François Hollande pour se rapprocher du président Abdelaziz Bouteflika et du succès de son voyage en Algérie en décembre.

«Dans la relation franco-algérienne, on ne peut pas isoler un élément au profit d'un autre. Il y a un entrelacement de tous les dossiers», estime Didier Le Saout, maître de conférences à l'université Paris VIII.

La question malienne était déjà alors en haut de l'agenda. François Hollande avait accepté «la volonté algérienne d'une négociation politique» pour tenter de dissocier les rebelles touaregs d'Ansar Dine des autres groupes islamistes, souligne Pierre Vermeren en rappelant aussi la coopération militaire et de renseignement de longue date entre les deux pays.

Si la prise d'otages a été perçue comme un camouflet pour la capacité du gouvernement algérien à contrôler son territoire, elle peut aussi lui «permettre de rallier l'opinion» à sa politique, selon M. Vermeren, alors que l'autorisation de survol donnée aux avions français avait été critiquée par une partie de la presse qui y voyait une atteinte à l'indépendance nationale.

Principale puissance de la région, l'Algérie fait figure de pièce maîtresse sécuritaire avec ses milliers de kilomètres de frontières et son expérience de lutte contre le jihadisme.

S'il est hors de question pour elle d'envoyer des troupes au Mali, elle pourrait s'engager davantage pour coordonner des actions régionales et mieux contrôler ses frontières, selon les experts.

Surtout, selon M. Moisseron, elle reste aussi «la mieux placée pour préserver le cadre politique de discussion avec les groupes touaregs où elle a un certain nombre de relais. Le coeur du problème reste la question de l'indépendance de l'Azawad», nom donné au Nord du Mali, souligne-t-il.
16:42
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Algérie: fin de la prise d'otages, de nouveaux morts (Londres)

L'assaut des forces algériennes a «mis fin à la prise d'otages» sur le site gazier d'In Amenas, a annoncé samedi le ministre britannique de la Défense, Philip Hammond, qui a précisé que de nouvelles victimes étaient à déplorer.

«La prise d'otages vient de prendre fin après un nouvel assaut des forces algériennes, qui a fait de nouveaux morts», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue américain Leon Panetta à Londres.
16:28
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La Norvège confirme la fin de l'opération militaire

La Norvège a confirmé que l'opération militaire lancée contre les preneurs d'otages sur le site gazier algérien d'In Amenas était terminée, sans être en mesure de fournir d'éléments sur un premier bilan. «Le ministère des Affaires étrangères a reçu confirmation que l'opération militaire à In Amenas est terminée», a déclaré à l'AFP un porte-parole, Frode Andersen, sans fournir de source mais assurant qu'il s'agissait d'une information fiable. La Norvège est sans nouvelles de six de ses ressortissants sur le site d'In Amenas.
15:52
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Un Roumain tué

Un Roumain a été tué et un autre libéré dans la prise d'otages survenue dans un complexe gazier du sud de l'Algérie, a annoncé samedi le Premier ministre roumain, Victor Ponta. «Nous venons d'avoir la confirmation du décès de l'un des cinq Roumains pris en otage en Algérie», a déclaré M. Ponta au cours d'une conférence de presse. «L'armée algérienne prend actuellement soin du Roumain libéré dont nous ignorons l'état de santé», a-t-il précisé.Le ministre des Affaires étrangères Titus Corlatean a indiqué que Bucarest n'avait pour l'instant aucune information sur les circonstances du décès.
Il a ajouté que les familles des cinq otages avaient été en permanence en contact avec le ministère et tenues informées de la situation sur le terrain.
15:51
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Des ressortissants britanniques encore «en danger ou portés disparus»

«Moins de dix» ressortissants britanniques restent «en danger ou portés disparus» dans la prise d'otages sur un site gazier en Algérie, a annoncé samedi le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, soulignant que le Royaume-Uni pourrait recevoir d'autres «mauvaises nouvelles». «Moins de dix ressortissants britanniques restent en danger ou portés disparus», a souligné M. Hague, alors que les forces algériennes ont lancé l'assaut final. «Nous devons continuer à nous préparer à recevoir de mauvaises nouvelles», a-t-il ajouté.
15:21
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Les otages étrangers ont été exécutés

Selon la télévision publique algérienne, les sept otages étrangers ont été abattus par les «terroristes», indique l'AFP.
14:21
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L'offensive finale aurait été donnée
L'assaut final contre les jihadistes auraient été donné dans l'usine gazière, selon une source sécuritaire, qui indique que sept otages étrangers sont morts dans l'offensive.
14:18
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Les assaillants ne sont pas venus de Libye
Le Premier ministre libyen Ali Zeidan a démenti samedi que les islamistes qui ont attaqué un site gazier du Sahara algérie, soient venus de Libye comme l'a affirmé le ministre algérien de l'Intérieur. «Les informations et les rumeurs rapportées sur le fait que la base d'al-Wigh dans le sud-ouest de la Libye soit utilisée pour ces fins sont dénuées de tout fondement », a déclaré M. Zeidan sur le chaîne de télévision étatique. Il a affirmé que «le territoire libyen ne servira pas de point de départ d'aucune opération qui menace la sécurité de n'importe quel pays voisin».

Le ministre de l'Intérieur algérien Dahou Ould Kablia avait affirmé jeudi soir que «selon toutes les informations que nous avons, le groupe terroriste qui a attaqué le site pétrolier à In Aménas est venu de Libye». D'après les sources jihadistes, les ravisseurs se seraient infiltrés en Algérie depuis le Niger.
13:32
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Corps brûlés retrouvés sur le site gazier
Les corps brûlés de quinze personnes ont été retrouvés sur le site gazier algérien d'In Amenas, où a eu lieu la prise d'otages, sans avoir été identifiés, a-t-on appris samedi auprès d'une source proche de la situation. Le ministre français de la Défense a lui annoncé qu'il n'y avait plus d'otage français.

L'armée algérienne, qui contrôle la partie résidentielle du site, affronte toujours une dizaine de combattants islamistes retranchés dans l'usine. On reste toujours sans nouvelles de plus d'une vingtaine d'otages étrangers.
12:48
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Les nouvelles guerres sans images
Opérations militaires au Mali, prise d'otages et violences dans l'Algérie voisine: comme d'autres, ces conflits sont pour l'heure des «guerres sans image». L'activité des médias demeure en effet très contrôlée.
12:41
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Il n'y a plus d'otage français en Algérie, selon le ministère de la Défense.
12:04
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Sommet ouest-africain à Abidjan

Des chefs d'Etat et de gouvernement d'Afrique de l'Ouest se sont retrouvés samedi à Abidjan pour accélérer le déploiement d'une force d'intervention au Mali, où des militaires français et maliens combattent des islamistes armés, a constaté un journaliste de l'AFP. Ce sommet extraordinaire s'est ouvert peu avant 11H00 (locales et GMT) en présence du chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara, président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), et du président malien par intérim Dioncounda Traoré, notamment. Le président tchadien Idriss Deby - dont le pays ne fait pas partie de la Cédéao mais qui a promis d'envoyer des troupes - et le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius y participent également.
11:09
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Risque de contagion de la crise malienne
En s'emparant d'un complexe gazier dans l'est de l'Algérie mercredi, les combattants liés à Al-Qaïda ont montré qu'ils étaient en mesure de frapper n'importe où dans la zone saharienne.
10:26
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Les USA «prendront toutes les mesures nécessaires» pour se protéger d'Al-Qaïda
Le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta, interrogé sur la crise des otages en Algérie, a déclaré samedi que les Etats-Unis «prendraient toutes les mesures nécessaires» pour protéger leurs ressortissants contre la menace des groupes affiliés à Al-Qaïda au Maghreb. «Est-ce que cela implique d'assister les autres avec des opérations militaires, est-ce que cela implique de mener des opérations en coopération là-bas, ce sont des sujets qui, je pense, doivent être encore tranchés», a ajouté M. Panetta, en visite actuellement à Londres.
09:50
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2 Norvégiens sains et saufs, 6 portés manquants
Deux ressortissants norvégiens, jusqu'alors portés manquants sur le site gazier algérien In Amenas, sont sains et saufs, ramenant à six le nombre de Norvégiens dont on est sans nouvelles, a annoncé le groupe pétrolier Statoil samedi. «La situation reste confuse et grave», a déclaré le directeur général de Statoil, Helge Lund, lors d'un point de presse.

Sur les 17 employés, essentiellement norvégiens et algériens, dont disposait Statoil sur le site au moment de l'attaque d'un commando d'un groupe islamiste mercredi, au moins 11 sont donc vivants, a indiqué Statoil.
09:27
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Statu quo à In Amenas
Plus de 72 heures après l'attaque d'un commando jihadiste contre un complexe gazier du Sahara algérien, les ravisseurs, cernés par les forces spéciales algériennes, détenaient toujours une dizaine d'otages -algériens et étrangers-, a-t-on appris samedi de source sécuritaire. «Il n'y a pas de changement depuis hier, c'est toujours le statu quo», a déclaré à l'AFP cette source, qui évoque les appels de dirigeants étrangers à préserver la vie des otages.
Plusieurs otages étrangers, sept selon leurs ravisseurs, étaient toujours entre les mains du groupe armé proche d'Al-Qaïda.

Communication critiquée

La presse, au lendemain de la journée fériée du vendredi, critiquait vivement l'incapacité selon elle de communication des autorités, soulignant cyniquement la facilité avec laquelle la presse internationale profitait des SMS envoyés par les ravisseurs à l'agence mauritanienne ANI. Ainsi, vendredi ils annonçaient détenir trois Belges, deux Américains, un Japonais et un Britannique. De source sécuritaire algérienne on reconnaissait qu'une dizaine d'otages -étrangers et algériens- seraient encore aux mains des ravisseurs.
08:39
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Trois otages roumains libérés
Trois otages roumains retenus en Algérie par un groupe lié à Al-Qaïda ont été libérés, a annoncé le ministère roumain des Affaires étrangères samedi matin.
«Un otage a réussi à contacter l'ambassade roumaine à Alger en utilisant un téléphone portable et a reçu une assistance quant aux pas à suivre, ce qui lui a permis de sauver sa vie», a indiqué le ministère.

Deux autres otages ont été libérés tard vendredi et se trouvent sous la protection des forces algériennes, a précisé le ministère, soulignant que des démarches en vue de leur rapatriement sont en cours.

Le chef de la diplomatie roumaine, Titus Corlatean, a par ailleurs eu un entretien téléphonique avec son homologue algérien Mourad Medelci concernant «les événements dramatiques en cours dans le complexe gazier d'In Amenas», a-t-on indiqué de même source.
08:39
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Shinzo Abe tient une réunion de crise
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a tenu samedi matin une réunion de crise à propos de la situation en Algérie, a annoncé l'agence de presse japonaise Kyodo. Un Japonais se trouverait encore aux mains des ravisseurs. La veille, Tokyo avait lancé un avertissement à l'Algérie pour qu'elle préserve la vie des otages.

«Je tiens à apporter une réponse ferme», a déclaré M. Abe, cité par Kyodo. Il a appelé à poursuivre les efforts pour obtenir des informations précises sur la situation des otages, parmi lesquels se trouverait encore un Japonais, encore aux mains du commando islamiste sur le site gazier situé dans le sud de l'Algérie.

La réunion de crise autour de M. Abe intervient peu après des entretiens à Washington entre la secrétaire d'Etat Hillary Clinton et le chef de la diplomatie nippone Fumio Kishida.
Samedi 19 janvier
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Plusieurs otages étrangers, sept selon leurs ravisseurs, se trouvaient toujours entre les mains d'un groupe armé proche d'Al-Qaïda dans la nuit de vendredi à samedi après un assaut de l'armée contre le complexe gazier du sud de l'Algérie où il est retranché.
Un certain nombre de pays ont fait part de leur vive inquiétude pour leurs ressortissants otages d'un groupe qui dit agir notamment en représailles à l'intervention militaire française au Mali, tandis que le Conseil de sécurité de l'ONU «a condamné dans les termes les plus vifs l'attaque terroriste à In Amenas», à 1.300 km au sud-est d'Alger, dénonçant des «actes haineux».

Une source sécuritaire, citée par l'agence de presse algérienne APS, a fourni vendredi soir un bilan provisoire de l'assaut donné par les militaires : 12 otages et 18 ravisseurs tués, et une centaine d'otages étrangers - sur 132 - libérés, ainsi que 573 employés algériens.

Elle ne précise cependant pas le nombre et la nationalité des étrangers ayant péri.

Les Etats-Unis confirment la mort d'un otage Américain

Mais, à Washington, le département d'Etat a annoncé la mort d'un Américain, tandis qu'à Paris, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a révélé qu'un Français avait perdu la vie.

Un porte-parole du groupe armé, cité par l'agence de presse mauritanienne ANI, avait parlé jeudi de 34 otages étrangers tués dans l'assaut.

S'agissant du nombre des étrangers encore entre les mains des ravisseurs, des sources au sein du groupe armé ont indiqué à ANI qu'ils étaient au nombre de sept : trois Belges, deux Américains, un Japonais et un Britannique.
21:53
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Hollande reçoit dimanche les familles des otages français au Sahel

François Hollande recevra dimanche à l'Elysée les familles des otages français détenus au Sahel par des groupes islamiques armés, a annoncé la présidence de la République vendredi soir. L'heure de la rencontre et les familles reçues seront précisées ultérieurement, a-t-on précisé de même source. Lors de ses voeux à la presse le 16 janvier, le président de la République avait indiqué qu'il recevrait «prochainement» les familles des otages dont l'inquiétude s'est accrue depuis le lancement de l'intervention militaire de la France au Mali il y a une semaine. «Nous prenons tous les contacts pour que les libérations puissent intervenir dans les meilleures conditions. Et encore aujourd'hui, vous imaginez que je pense à chaque instant à la situation des otages», avait-il ajouté. La veille lors d'un déplacement dans les Emirats, il a avait assuré que la France ferait «tout pour qu'ils puissent être libérés».
21:49
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L'opération lancée vendredi est terminée selon le site de TSA. Il a pris fin peu après 19h. six otages étrangers et un algérien ont été tués dans l’opération vendredi. Un chiffre qui vient s'ajouter au bilan provisoire de douze otages tués, donné par l’agence APS. L'assaut a fait plusieurs blessés. Trois terroristes auraient été capturés vivants. Selon le quotidien en ligne, tous les otages sont maintenant libres.
20:53
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Clinton demande à Alger une «précaution extrême» pour sauver les otages

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a exhorté vendredi Alger à faire preuve d'une «précaution extrême» pour sauver la vie des otages retenus sur un site gazier algérien, affirmant qu'ils étaient «toujours en danger» et dans une situation «extrêmement difficile».
La chef de la diplomatie américaine a indiqué lors d'un point de presse, aux côtés de son homologue japonais Fumio Kishida, qu'elle s'était entretenue au téléphone avec le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal pour «souligner une nouvelle fois qu'une précaution extrême devait être prise pour préserver des vies innocentes». D'après Mme Clinton, M. Sellal «a dit clairement que l'opération était toujours en cours, que la situation restait changeante et que les otages restaient en danger». Elle a insisté sur le fait que la «situation (était) extrêmement difficile et dangereuse». Mme Clinton s'est refusée à donner un bilan d'éventuelles victimes américaines, mais elle a présenté les «condoléances des Etats-Unis à toutes les familles qui ont perdu des êtres chers dans cet assaut brutal» et a exprimé les «profondes inquiétudes» de Washington «pour ceux qui restent en danger».
19:58
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Un Français tué

Les autorités algériennes ont informé la France qu'un Français a été tué «au cours de l'opération de libération des otages détenus à In Aménas», a annoncé le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius vendredi soir. «L'un de nos compatriotes, M. Yann Desjeux, avait malheureusement perdu la vie. Trois autres de nos concitoyens, également présents sur le site lors de l'attaque des terroristes, ont la vie sauve», a ajouté le ministre.
19:57
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La nationalité des otages encore détenus a été dévoilé. Il s'agit de trois Belges, deux Américains, un Japonais et un Britannique.
19:21
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Les ravisseurs détiennent encore sept otages étrangers
19:13
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Washington ne négocie pas avec des «terroristes»

Les Etats-Unis ont affirmé vendredi qu'ils ne négocieraient pas avec des «terroristes» dans la crise des otages actuellement en cours en Algérie qui a été l'objet d'un nouvel entretien téléphonique entre la secrétaire d'Etat et le Premier ministre algérien.
Interrogée sur l'offre faite par les preneurs d'otages de libérer des Américains en échange d'islamistes détenus aux Etats-Unis, la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland, a martelé à deux reprises: «Les Etats-Unis ne négocient pas avec les terroristes».
17:46
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La rédactrice en chef du journal «El Watan Week-end» a diffusé sur son compte Twitter un enregistrement sonore d'un preneur d'otages.

17:38
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Témoignage d'un ingénieur algérien retenu en otage

France Info a recueilli le témoignage d'un ingénieur algérien travaillant sur le site gazier d'In Amena. Le début de la prise d'otages a eu lieu mercredi matin «vers 5h30/5h45, on s'apprêtait à sortir de nos chambres». Il précise que les assaillants «ne cherchaient que les expatriés. Ils les ont attachés».

17:10
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Nouvel assaut en cours?

Un second assaut, les assaillants dans la salle des machines. La correspondante de RFI indique, citant les autorités algériennes, qu'un nouvel assaut serait en cours alors que «7 à 10 assaillants» seraient retranchés dans la salle des machines, avec armes et explosifs menaçant de «tout faire sauter». Elle précise que par précaution, le gaz a été coupé dans la plateforme.
16:44
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100 otages étrangers libérés, 30 toujours manquants

Les forces spéciales algériennes ont libéré quelque 100 otages étrangers détenus par un groupe armé islamiste sur un site gazier dans le Sahara, mais 30 autres sont toujours portés disparus, a rapporté vendredi l'agence officielle algérienne APS. «Près d'une centaine de ressortissants étrangers, sur les 132 otages pris par le groupe terroriste qui a attaqué mercredi le site gazier de Tigantourine ont été libérés», indique l'APS, citant une source sécuritaire.
16:41
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La télévision algérienne Al-Jazairia a diffusé des images d'otages étrangers libre, sans préciser leurs nationalités.

16:37
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Les ravisseurs offrent aux Etats-Unis un échange otages-détenus

Les djihadistes qui détiennent toujours un nombre indéterminé d'étrangers sur le complexe gazier de Tiguentourine, dans l'est de l'Algérie, proposent d'échanger leurs otages américains contre deux militants islamistes emprisonnés aux Etats-Unis, écrit vendredi l'agence de presse mauritanienne Ani. L'agence, qui cite un porte-parole de la «brigade des Moulathamine», précise que les ravisseurs exigent la libération de la Pakistanaise Aafia Siddiqui, qui a été emprisonnée pour tentative de meurtre contre des soldats américains en Afghanistan. Ils exigent également la libération du cheikh Omar Abdelrahman, chef spirituel de la Jamaa islamiya égyptienne. Washington a refusé à plusieurs reprises de relâcher le «cheikh aveugle», considéré comme le commanditaire d'un attentat au camion piégé contre le World Trade Center, à New York, en 1993. Les Etats-Unis n'ont pas dit combien de leurs ressortissants sont encore retenus en otage.
15:30
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Les Islamistes veulent négocier sur le Mali

Le chef du groupe islamiste auteur de la prise d'otages en Algérie demande à la France de «négocier» la fin de la guerre au Mali et propose de libérer «les otages américains» contre des islamistes détenus aux Etats-Unis, a rapporté vendredi l'agence mauritanienne ANI.
Citant des sources au sein du groupe de Mokhtar Belmokhtar, ANI a affirmé que ce dernier propose «à la France et à l'Algérie de négocier pour l'arrêt de la guerre menée par la France dans l'Azawad (le nord de Mali)». Belmokhtar propose en outre, selon les mêmes sources, «d'échanger les otages américains détenus par son groupe -les Signataires par le Sang-» contre un Egyptien et une Pakistanaise emprisonnés aux Etats-Unis pour des accusations liées au terrorisme.
14:44
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639 otages libérés

Six-cent-trente-neuf otages de l'attaque perpétrée mercredi par des islamistes lourdement armés sur le site gazier du Sahara algérien, dont plus de 66 étrangers, ont été libérés, a indiqué vendredi une source sécuritaire citée par l'agence APS.
«Près de 650 otages (...) dont plus de la moitié des 132 otages étrangers ont été libérés», a rapporté l'APS, alors que les forces spéciales algériennes cernaient toujours le site de l'usine d'In Amenas, à plus de 1300 km au sud-est d'Alger, près de la frontière libyenne. L'APS précise, citant la même source, que le bilan exhaustif n'est pas encore établi car certains employés étrangers du site gazier s'étaient abrités dans divers points du site. Il s'agit du premier bilan de source algérienne sur les otages. Cette source a également indiqué que l'installation gazière a été mise hors service pour éviter les risques d'explosion.
14:43
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Inquiétudes autour de l'industrie pétrolière algérienne

La prise d'otages sanglante sur l'important site gazier de Tiguentourine suscite des inquiétudes sur la sécurité de toute l'industrie pétrolière et gazière algérienne. Ce secteur est crucial dans un pays qui tire près de la moitié de sa richesse nationale de ses hydrocarbures. L'impact économique potentiel de ce type d'attaque est considérable: le seul site attaqué représente 12% de la production gazière et 18% des exportations algériennes. Soit aux cours actuels des revenus annuels de 3,9 milliards de dollars (3,6 milliards de francs), selon l'analyste Thierry Bros de la Société Générale.
14:18
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La situation était particulièrement difficile pour Alger, selon Paris

Le ministère français des Affaires étrangères s'est abstenu vendredi de critiquer l'attitude de l'Algérie dans le dénouement sanglant de la prise d'otages en invoquant une situation «particulièrement complexe compte tenu de l'ampleur de la prise d'otages».
«Les autorites algériennes ont estimé qu'elles n'avaient pas d'autre choix que de donner l'assaut (...) Paris a été régulièrement informé par Alger», a déclaré le porte-parole du ministère Philippe Lalliot alors que l'opération a soulevé des questions à Tokyo, Londres, Oslo et Washington qui ont dit regretter ne pas avoir été mis au courant des intentions algériennes. «La situation est encore très confuse. On n'a pas aujourd'hui de bilan officiel sur ce qui s'est passé», a ajouté lors d'un point-presse le porte-parole qui a indiqué «ne pas avoir de nombre officiel de Français concernés» ni d'informations «sur ce qui a pu leur arriver».
14:17
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L'otage autrichien se trouve en sécurité

L'otage autrichien, qui était retenu par un commando islamiste sur le site gazier d'In Aménas dans le Sahara algérien, se trouve en sécurité, a annoncé vendredi le ministre autrichien des Affaires étrangères, Michael Spindelegger, dans un communiqué.
«Nous avons tout à l'heure appris une nouvelle réjouissante du ministre algérien des Affaires étrangères, que l'Autrichien qui se trouvait sur le site gazier dans l'ouest de l'Algérie attaqué par des terroristes islamistes, se trouvait en sécurité», a expliqué Michael Spindelegger.
12:56
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L'armée traque toujours les terroristes et cherche des otages, selon David Cameron

L'armée algérienne «traque toujours des terroristes et cherche probablement des otages», a déclaré vendredi matin le Premier ministre britannique David Cameron, qui s'est entretenu plus tôt dans la journée avec son homologue algérien Abdelmalek Sellal.
Le site gazier où la prise d'otages a eu lieu mercredi «est très grand et complexe», a dit M. Cameron devant les députés britanniques. L'armée algérienne «traque toujours les terroristes et probablement des otages dans d'autres endroits du site», a-t-il ajouté, précisant que «moins de 30» Britanniques étaient «en danger» jeudi soir et que ce nombre avait depuis «diminué de façon vraiment significative».
12:55
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«18 terroristes tués hier» sur le site gazier, selon une source sécuritaire

Dix-huit insurgés islamistes qui avaient attaqué le site gazier d'In Aménas, dans le Sahara algérien, ont été tués par les forces spéciales algériennes lors de leur assaut lancé jeudi pour libérer les otages du groupe, a-t-on appris vendredi de source sécuritaire algérienne.
«Dix-huit terroristes ont été tués hier», a déclaré cette source à l'AFP, indiquant que le groupe d'assaillants qui avait attaqué mercredi à l'aube cet important complexe gazier était fort d'une trentaine d'hommes.
12:44
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Ayrault confirme le décès de plusieurs otages

Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a confirmé vendredi le décès de «plusieurs otages» retenus sur un site gazier en Algérie, dont le «nombre» et la «nationalité» ne sont pas encore connus. «Je viens de m'entretenir avec le Premier ministre algérien qui m'a confirmé que l'opération se poursuit», a ajouté le Premier ministre lors de la présentation de ses voeux à la presse à Matignon.
12:41
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Trois vols ont évacué des centaines de personnes, un quatrième prévu

Le groupe pétrolier britannique BP a annoncé que trois vols avaient quitté l'Algérie jeudi avec onze de ses employés ainsi que «plusieurs centaines» de salariés d'autres entreprises et qu'un quatrième vol était prévu vendredi. Ces personnes ont été évacuées du site gazier d'In Aménas, dans l'est du Sahara algérien, théâtre de la prise d'otages par des islamistes, ainsi que du reste de l'Algérie, a précisé une porte-parole à l'AFP.
11:45
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La justice française ouvre une enquête
La justice française a ouvert une enquête pour «enlèvement suivi de mort» sur la prise en otages en Algérie, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. La justice française ouvre ce type d'enquête dès lors que des Français peuvent être victimes de faits commis à l'étranger. Cette enquête ouverte par le parquet de Paris porte sur l'«enlèvement suivi de mort en relation avec une entreprise terroriste» et «association de malfaiteurs en vue de préparer un ou plusieurs crimes d'atteinte aux personnes».
11:20
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Otages bardés d'explosifs
Les otages étaient bardés d'explosifs quand l'armée algérienne a ouvert le feu sur un convoi de cinq véhicules transportant des ravisseurs et des prisonniers, jeudi sur le site gazier d'In Amenas, a confirmé le ministre irlandais des Affaires étrangères, citant un rescapé. Le ministre Eamon Gilmore s'exprimait sur CNN après avoir parlé à la famille de Stephen McFaul, 36 ans, originaire d'Ulster, qui a profité de la confusion pour s'échapper quand l'armée algérienne a attaqué les véhicules dans lesquels des membres du commando islamiste tentaient de déplacer des otages tombés entre leurs mains sur le site gazier.

Eamon Gilmore a précisé que l'otage irlandais se trouvait dans le seul des cinq véhicules du convoi à avoir été épargné par les tirs. «On m'a dit qu'ils étaient obligés de porter des ceintures explosives», a ajouté le ministre dans cette interview.

Stephen McFaul assurait une mission d'ingénierie et de supervision sur le site. Il a beaucoup travaillé en Afrique.
11:03
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«Encore un groupe retranché»
Un groupe d'assaillants islamistes était encore retranché vendredi dans le complexe gazier du Sahara algérien, selon source sécuritaire algérienne. «Il y a encore un groupe retranché» dans le complexe d'In Aménas, à quelque 1.300 km au sud-est d'Alger, non loin de la frontière libyenne, a indiqué cette source à l'AFP, expliquant qu'il était «difficile de parler d'une opération en cours».
09:58
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Les 500 entreprises françaises en Algérie n'envisagent pas de partir

Les 500 entreprises françaises implantées en Algérie ont renforcé leur sécurité mais n'envisagent pas de quitter le pays après l'attaque meurtrière d'un site gazier par un commando islamiste, a assuré vendredi la présidente de la principale organisation patronale française, Laurence Parisot. «Elles sont en train, nous le savons depuis 24 heures, de renforcer encore plus toutes leurs procédures pour sécuriser au maximum leur personnel et leur site», a expliqué la présidente du Medef sur la chaîne de télévision France 2, au sujet de ces entreprises qui interviennent surtout dans le secteur de l'énergie et des mines. «Pour autant il n'est pas question pour ces entreprises françaises de quitter la région», a-t-elle insisté.
08:51
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«l'incident terroriste est toujours en cours»
Le ministère britannique des Affaires étrangères a indiqué vendredi matin que la prise d'otages sur un site gazier algérien, n'était pas terminée. «L'incident terroriste est toujours en cours» et le chef du gouvernement britannique David Cameron présidera une nouvelle réunion de crise avec des ministres et responsables de la sécurité vendredi à Londres, selon un communiqué du ministère.
08:50
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Tokyo convoque l'ambassadeur algérien
L'ambassadeur d'Algérie à Tokyo, Sid Ali Ketrandjé, a été convoqué vendredi au ministère japonais des Affaires étrangères à propos des otages sur un site gazier, dont des Japonais, et la tentative algérienne de les libérer par la force, a annoncé un responsable de la diplomatie nippone. Le diplomate devait être reçu par un vice-ministre, a indiqué un responsable du ministère.

Après l'assaut lancé jeudi par l'armée algérienne, le Premier ministre japonais a appelé depuis Bangkok son homologue algérien Abdelmalek Sellal pour protester et lui demander l'arrêt immédiat de cette action.
08:35
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2 Français sains et saufs
Deux Français sont «revenus» sains et saufs de la prise d'otages en Algérie, a affirmé vendredi le ministre français de l'Intérieur, Manuel Valls, en précisant qu'il y avait «très peu de Français» sur le site gazier du sud de l'Algérie au moment de l'attaque terroriste.

«Il y avait très peu de Français sur cette base, particulièrement étendue, à 1600 km au sud d'Alger», a déclaré le ministre de l'Intérieur sur la radio RTL. «Nous avons des nouvelles de deux d'entre eux qui sont revenus, pour ce qui concerne les deux autres, s'il y en avait deux autres, nous n'avons pas à ce stade plus d'informations, nous espérons en avoir dans la matinée», a-t-il ajouté.
06:16
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Trois otages japonais libérés et 14 portés manquants
Le Japon a annoncé vendredi que trois otages japonais qui avaient été retenus par des islamistes armés sur un site gazier en Algérie, avaient été mis «en sûreté». Il a précisé que 14 autres étaient toujours portés manquants.

La compagnie japonaise JGC a indiqué au ministère des Affaires étrangères qu'elle avait confirmation que trois de ses 17 employés du site étaient «en sûreté», a précisé à la presse Yoshihide Suga, porte-parole du gouvernement.
Vendredi 18 janvier
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Une vingtaine de Philippins retenus
Une vingtaine de Philippins se trouvent parmi les otages, selon les informations dont dispose Manille, a indiqué vendredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Un otage philippin est parvenu à s'échapper, avec un Japonais, avant l'assaut massif donné jeudi par les forces de l'ordre algériennes sur le site d'In Amenas, dans le Sahara à 1.300 km au sud-est de la capitale, a déclaré Raul Hernandez. «Il est en route vers Alger pour être soigné», a ajouté le porte-parole, précisant que l'homme s'était blessé légèrement lors de son échappée. Manille tente de savoir si des Philippins se trouvent parmi les tués ou les blessés, après l'assaut.

Le frère et l'épouse de deux travailleurs philippins ont indiqué chacun que leur proche respectif travaillait sur ce site, avec 19 autres Philippins.

Le gouvernement essaye de vérifier ces informations, mais la tâche est compliquée par le nombre d'entreprises et de sous-traitants travaillant sur les lieux, a ajouté le porte-parole.
22:32
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L'armée ne contrôle qu'une partie du site gazier

L'assaut mené par les forces spéciales de l'armée algérienne pour libérer les otages jeudi d'un groupe islamiste sur un site gazier du centre-est de l'Algérie, n'a permis dans un premier temps que de contrôler une partie du complexe, a rapporté l'agence nationale APS.
Des sources de la préfecture régionale d'Illizi avaient d'abord annoncé à l'APS la fin de l'assaut. Elles ont précisé par la suite que seul «le site de vie», où se trouvait la majorité des otages, était neutralisé tandis que les forces de sécurité encerclaient encore l'usine du complexe, situé à quelque 1300 km au sud-est d'Alger. Seuls des bilans partiels des victimes de l'assaut et des personnes libérées ont été fournis officiellement.
22:28
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Le chef du commando tué

Abou al-Baraa, le chef du commando qui a pris en otages mercredi des centaines de personnes, dont des étrangers, sur un site gazier en Algérie, a été tué jeudi, a annoncé un porte-parole du groupe auteur du rapt à l'agence mauritanienne Nouakchott information (ANI).
Le ministre algérien de la Communication Mohamed Said a annoncé dans le même temps la fin de l'opération de l'armée visant à libérer les otages, précisant qu'«un nombre important de terroristes» avaient été «neutralisés» lors de l'opération. Abou al-Baraa, un pseudonyme, avait indiqué mercredi à la chaîne de télévision satellitaire du Qatar Al-Jazeera que le nombre des otages étrangers tournait «autour de 41» et qu'ils appartenaient à une dizaine de pays: Norvège, France, Etats-Unis, Grande-Bretagne, la Roumanie, la Colombie, la Thaïlande, les Philippines, l'Irlande, le Japon et l'Allemagne. D'après le site d'information mauritanien Al-Akhbar, Abou al-Baraa, était «l'un des plus importants chefs de la brigade de Mokhtar Belmokhtar» qui a revendiqué l'attaque contre le site. Mokhtar Belmokhtar, surnommé le borgne, est un ex-chef d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avec laquelle il est entré en dissidence en octobre dernier pour créer sa propre unité combattante. «Probablement de nationalité algérienne», al-Baraa est né à la fin des années 1970 et est devenu membre du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) au début des années 2000, selon Al-Akbar. Al-Maraa avait notamment contribué à l'implantation d'islamistes armés dans le nord du Mali, aujourd'hui occupé par ces groupes, toujours selon le site.

Il soulignait la nécessité de faire tomber les régimes de la région pour parachever le Printemps arabe, et accusait Alger et Nouakchott d'être les agents de la France dans la région.
21:56
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30 otages tués, dont un Français

Trente otages, dont un Français, ont été tués dans l'assaut de l'armée algérienne sur le site gazier, selon une source au sein de la sécurité algérienne. Parmi les otages décédés figurent aussi 8 Algériens, 2 Japonais, 2 Britanniques, indique la même source. Selon Reuters qui cite une source de sécurité algérienne, au moins onze activistes ont été tués dans l'assaut de l'armée algérienne, parmi lesquels figure un Français.
21:50
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Les attaquants islamistes sont venus de Libye selon un ministre algérien.
20:49
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Fin de l'opération de l'armée sur le site gazier en Algérie.
Vidéo0291909
Le lapsus du ministre de la communication algérien Mohamed Said Belaid a déclaré «l'opération a permis de neutraliser un nombre important d'otages... euh de terroristes».
20:22
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Les forces spéciales devraient pénétrer à l'intérieur du site

Une force d’intervention spéciale de l’armée nationale est sur les lieux pour libérer les derniers otages encore retenus au niveau du site gazier, selon TSA qui cite une source locale. «Contrairement à la première opération menées ce matin au niveau de la base de vie, l’armée ne peut pas recourir aux hélicoptères pour bombarder ce site au risque de faire exploser toute la région (...). Ces forces vont pénétrer à l’intérieur du site dans les heures qui suivent».
20:12
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«L’armée nous encercle. Elle a posté des snipers tout autour de la base. Des hélicoptères arrivent. Nous sommes déterminés à exécuter les otages si elle donne l’assaut», a expliqué l'un des chefs du commando de ravisseurs à la «24 Heures», jeudi matin.
20:07
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Les ravisseurs ne veulent tuer que les otages non-musulmans

Les islamistes qui retiennent en otage depuis mercredi matin les employés d'un site gazier dans le Sahara algérien ont indiqué au personnel local qu'ils ne s'en prendraient pas aux musulmans. En revanche, ils tueront les otages «chrétiens et infidèles», raconte un Algérien ayant réussi à s'échapper. Selon le témoignage de cet homme, un employé du complexe de Tigantourine originaire de la région qui a souhaité que son nom de famille ne soit pas diffusé, les activistes semblent avoir une bonne connaissance de la configuration des lieux et emploient le vocabulaire de l'islamisme radical. «Les terroristes nous ont dit au tout début qu'ils ne feraient pas de mal aux musulmans et qu'ils n'étaient intéressés que par les chrétiens et les infidèles», a déclaré Abdelkader, 53 ans, joint par Reuters au téléphone chez lui à In Amenas, localité voisine du complexe gazier. «Nous les tuerons, ont-ils dit.»

La voix tremblante d'émotion, Abdelkader explique qu'il est parvenu à s'échapper en même temps qu'une bonne partie des Algériens retenus. «J'ai de la chance», estime-t-il. En arrière-plan, on entend le son de la voix de ses enfants qui jouent et le son de la télévision diffusant les dernières nouvelles. «Je suis encore sous le choc et stressé», souligne-t-il. Il dit craindre qu'un grand nombre de ses collègues étrangers ne soient morts. «Les terroristes semblaient connaître très bien la base», dit-il. «Se déplaçant, montrant qu'ils savaient où ils allaient.»
19:56
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«Nous allons tuer les infidèles». C'est en ces termes que s'exprimait l'un des ravisseurs à l'un des otages parvenus à s'échapper, rapporte sur Twitter, David Lewis, correspondant Reuters.

19:39
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«De nombreux otages libérés, quelques morts»

De nombreux otages ont été libérés mais quelques personnes ont été tuées lors de l'opération, toujours en cours, de l'armée sur un site gazier en Algérie où des centaines de personnes avaient été prises en otages mercredi, a annoncé jeudi le ministre algérien de la Communication. «L'opération se poursuit», a dit Mohamed Said lors d'une intervention en direct sur la chaîne francophone dans le premier commentaire officiel depuis le début d'une opération de l'armée contre le site. Le ministre a fait état d'un «nombre important d'otages libérés et malheureusement quelques morts et blessés», expliquant qu'il n'était pas possible pour l'instant de «les chiffrer définitivement». L'armée a lancé jeudi après-midi une opération contre le site gazier d'In Amenas, dans le centre-est de l'Algérie, où des centaines de travailleurs algériens et une quarantaine d'étrangers ont été pris en otages mercredi par un groupe lié à Al-Qaïda. Lors de cette opération, l'armée a libéré 600 otages algériens et quatre étrangers, selon l'agence nationale algérienne APS. Un porte-parole du groupe auteur du rapt avait indiqué en fin d'après-midi à l'agence l'agence mauritanienne Nouakchott information (ANI) que 34 otages étrangers, détenus sur le complexe, avaient été tués dans l'opération de l'armée et que sept autres étaient encore en vie.
19:25
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Pour en savoir plus sur le chef de l'opération commando, Mokthar Belmokthar, retrouvez le portrait dressé par l'AFP en cliquant ici.
19:19
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Barack Obama est inquiet

Alors que le Premier ministre britannique David Cameron regrette de ne pas avoir été averti à l'avance, le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, indique que Barack Obama a été régulièrement tenu au courant de la situation sur le terrain. «Nous sommes évidemment inquiets au sujet des informations sur des pertes en vies», ajoute-t-il. La Maison Blanche essaie «d'obtenir des éclaircissements de la part du gouvernement algérien».
19:17
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La Norvège indique n'avoir aucune nouvelle du sort de ses 9 ressortissants détenus sur le site gazier In Amenas.
18:55
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«L'opération de l'armée se poursuit»

L'assaut lancé par l'armée algérienne sur un site gazier algérien où des centaines de personnes avaient été prises en otages mercredi par un commando islamiste se poursuit, a annoncé jeudi soir à la télévision le ministre algérien de la Communication Mohamed Said.
«L'opération se poursuit», a-t-il dit lors d'une intervention en direct sur la chaîne francophone.
18:41
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Le Japon appelle l'Algérie à cesser immédiatement son opération

Le Japon a appelé l'Algérie à cesser immédiatement son opération militaire sur un site gazier algérien où des centaines de personnes ont été prises en otages par un commando islamiste, a déclaré dans la nuit de jeudi à vendredi un porte-parole japonais. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe, qui se trouvait à Bangkok, a appelé au téléphone son homologue algérien, lui a exprimé «sa profonde préoccupation» sur le déroulement de l'opération militaire et «l'a appelé à cesser de telles actions», a indiqué Yoshihide Suga, porte-parole du gouvernement, à des journalistes à Tokyo.
18:40
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Des montages à la gloire du chef de l'opération Mokthar Belmokhtar se répandent sur le web jihadiste
18:37
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Les Etats-Unis inquiets

La Maison Blanche a exprimé son inquiétude au sujet de l'opération en cours en Algérie pour libérer des otages, dont des Américains, capturés par des extrémistes islamistes, et a dit chercher à obtenir des «éclaircissements» de la part des autorités algériennes.

«Nous sommes évidemment inquiets au sujet des informations sur des pertes en vies» humaines lors de cette opération, a expliqué le porte-parole du président Barack Obama, Jay Carney, en ajoutant, lors d'un point de presse, que «nous essayons d'obtenir des éclaircissements de la part du gouvernement algérien».
18:12
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Dénouement «dramatique»

Le président français, François Hollande, cité par Reuters et AFP, affirme que la prise d'otages semble se dénouer «dans des conditions dramatiques».
18:09
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Pas de Belges impliqués

La Belgique a affirmé jeudi, à l'AFP, qu'aucun de ses ressortissants ne se trouvait sur le site gazier, après qu'un porte-parole des assaillants a affirmé que «trois Belges» avaient survécu à un raid de l'aviation algérienne.

«Nous disposons maintenant de suffisamment d'éléments pour confirmer qu'il n'y avait pas de Belges sur le site BP touché par la prise d'otages», a déclaré sur Twitter le ministère belge des Affaires étrangères.
18:02
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18% des exportations de gaz

Le site gazier algérien représente 18% des exportations de gaz du pays, mais même une réduction prolongée des acheminements aurait un impact limité sur le marché et l'approvisionnement en gaz de l'Europe, selon des analystes cité par l'AFP. Le flux de gaz acheminé d'Algérie vers l'Italie ressortait jeudi en baisse de 17% par rapport au niveau habituel, selon le groupe de transport gazier italien Snam.

Le flux de gaz, qui est acheminé par le gazoduc Transmed, est en effet estimé actuellement à 62 millions de mètres cubes par jour, au lieu des 75,2 millions de mètres cubes habituels, selon Snam.

De fait, la production de gaz sur le complexe gazier d'In Aménas «représente environ 9 milliards de mètres cubes par an, ce qui correspond à 12% de la production algérienne de gaz mais à 18% des exportations de gaz du pays», a rappelé dans une note Thierry Bros, analyste de la Société Générale.
17:53
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Contact rompu avec les ravisseurs

Selon les Dernières nouvelles d'Algérie, l'agence mauritanienne ANI, qui était en lien avec le porte-parole du groupe terroriste, n'aurait désormais plus de contact.
17:51
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Cameron pas prévenu

Le premier ministre britannique David Cameron a déploré ne pas avoir été averti avant de l'assaut lancé par les forces algériennes, jeudi, contre le site gazier.
17:36
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Un drone en reconnaissance

Un drone a survolé le site pour une mission de reconnaissance, selon la radio américaine CBS, et ce pour la première fois depuis le début de la prise d'otages, survenue mercredi.
17:25
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Assaut terminé?

Selon un correspondant sur place du quotidien algérien El Watan, relayé par Le Monde, l'assaut des forces algériennes aurait pris fin peu avant 17 heures. Mais l'information est actuellement à prendre avec la plus grande précaution, faute de confirmation.
17:12
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Explosion

Selon une information de Sky News, une grosse explosion a retenti vers 17 heures.
17:05
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Témoignage d'un ravisseur

Outre le témoignage d'un otage français, France 24 a également pu parler avec l'un des ravisseurs, Abou al-Walid. Celui-ci affirme que cette opération terroriste est née en une réaction à l'intervention française dans le nord du Mali, lancée le 11 janvier. Le groupement terroriste veut aussi envoyer un signal fort à l'Algérie, qui a accepté que les forces françaises survolent son espace aérien. Selon cet homme, le sort des otages est lié à l'intervention algérienne.
16:53
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Des bombes humaines?

Selon un témoin français qui s'est confié par téléphone à France 24, les ravisseurs, lourdement armés, ont demandé à certains otages de revêtir des ceintures d'explosifs. Toujours d'après cette source, les terroristes envisageraient même de faire exploser le site en cas d'intervention des forces algériennes. Celles-ci ont lancé leur assaut en début d'après-midi, jeudi, faisant près d'une cinquantaine de morts.
16:46
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«Il est sain et sauf»

Un homme, détenteur d'un passeport irlandais, est désormais libre, a annoncé jeudi le ministère irlandais des Affaires étrangères. «Le citoyen irlandais a pris contact avec sa famille. Il est sain et sauf et n'est plus otage», précise dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères et du Commerce.
16:46
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le site du quotidien britannique «The Guardian» a publié une carte interactive des opérations menées sur le site gazier.
16:44
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600 otages algériens libérés

L'armée algérienne a libéré jeudi 600 otages algériens détenus sur un site gazier du sud algérien lors d'une opération contre les islamistes armés qui retenaient également depuis mercredi des dizaines d'Occidentaux, a annoncé l'agence nationale algérienne APS.

Ces 600 travailleurs du site gazier de Tiguentourine, à 40 km d’In Amenas, à quelque 1300 km au sud-est d'Alger, ont été récupérés par des hélicoptères de l'armée qui survolaient le site gazier, selon l'agence algérienne.
16:43
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Les ravisseurs deviennent menaçants

L'armée algérienne a donné jeudi l'assaut au complexe gazier où sont détenus des derniers otages occidentaux encore en vie, a annoncé un porte-parole du groupe auteur du rapt à l'agence l'agence mauritanienne Nouakchott information (ANI).

«Des avions de combat et des unités au sol ont entamé une tentative de prendre de force le complexe», a déclaré le porte-parole du groupe auteur du rapt à l'agence mauritanienne Nouakchott information (ANI), qui a menacé de «tuer tous les otages si les forces algériennes parviennent à entrer dans le complexe».
16:41
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BP évacue l'Algérie

Le groupe pétrolier britannique BP a annoncé jeudi qu'il était en train d'évacuer d'Algérie «un groupe de travailleurs non-essentiels», alors qu'une prise d'otages est en cours sur un site gazier du pays qu'il exploite avec le norvégien Statoil et l'algérien Sonatrach.

«La situation demeure incertaine» sur le site d'In Aménas, dont l'armée algérienne tente de reprendre le contrôle, ajoute BP dans un communiqué, précisant ne pas pouvoir confirmer s'il y avait eu des victimes.
16:39
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Des otages libres

Quatre otages étrangers ont été libérés jeudi lors d'une opération de l'armée algérienne contre le groupe armé islamiste qui détenait quelque 40 d'entre eux sur un site gazier algérien, a annoncé l'agence nationale APS. Les otages libérés seraient deux Britanniques, un Kenyan et un Français.

Les sept otages déclarés en vie sont, quant à eux, deux Américains, trois Belges, un Japonais et un Britannique.
16:36
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Des otages en vie

Sept otages occidentaux détenus sur un site gazier en Algérie, dont deux Américains, sont toujours en vie après la mort de dizaines d'autres otages, tués dans un raid de l'armée algérienne, a annoncé un porte-parole du groupe auteur du rapt à l'agence l'agence mauritanienne Nouakchott information (ANI).

«Trois Belges, deux Américains, un Japonais et un Britannique ont survécu au raid des avions algériens contre leur lieu de détention», a déclaré le porte-parole, qui a appelé les responsables du complexe pétrolier à «secourir les otages blessés».
16:35
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Site isolé

L'usine gazière de Tiguentourine, où s'est déroulée une prise d'otages de masse dans le sud-est désertique de l'Algérie, est un site très isolé à 40 km de la ville d'In Amenas. Il est exploité depuis 2006 par le géant pétrolier britannique BP, le norvégien Statoil et la Sonatrach algérienne.

Le complexe industriel emploie au total environ 700 personnes, dont une majorité d'Algériens. La plupart sont des sous-traitants, selon des sources industrielles. Le nombre exact de personnes présentes sur le site au moment de l'assaut reste toutefois incertain.

L'usine de traitement du gaz elle-même a été construite par une coentreprise entre le japonais JGC et Kellogg, Brown and Root, une filiale de l'américain Halliburton, ce qui pourrait expliquer la présence de Japonais et d'Américains parmi les otages.
16:32
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34 otages ont perdu la vie

Trente-quatre des otages détenus sur un site gazier en Algérie et 15 de leurs ravisseurs ont été tués jeudi dans un raid de l'armée algérienne, a affirmé un porte-parole du groupe auteur du rapt à l'agence mauritanienne Nouakchott information (ANI).
16:30
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L'assaut est lancé

L'armée algérienne «bombardait» jeudi le site gazier du centre-est de l'Algérie où un groupe islamiste retient de nombreux otages, parmi lesquels des dizaines d'Occidentaux, a annoncé une source de ce groupe à l'agence mauritanienne en ligne Nouakchott information (ANI).

Des hélicoptères de l'armée algérienne ont ouvert le feu sur le complexe où sont détenus les otages, selon cette source citée par l'ANI, agence généralement très bien informée sur les groupes islamistes armés.
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