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Berlusconi confirmé
15 décembre 2010 06:58; Act: 15.12.2010 07:31 Print
Un sénateur «suisse» critique des votes achetés
Le Neuchâtelois Claudio Micheloni, sénateur italien de la diaspora et membre du Parti démocrate (PD) s'est montré très critique à l'issue du vote remporté par Berlusconi.
Le Neuchâtelois Claudio Micheloni, sénateur italien de la diaspora et membre du Parti démocrate (PD) fustige des votes achetés et critique vertement un autre député «suisse».
Le Neuchâtelois Claudio Micheloni, sénateur italien de la diaspora et membre du Parti démocrate critique l'élection de Silvio Berlusconi.(photo: Keystone)
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a remporté sur le fil la confiance du parlement «grâce à cinq votes achetés à des députés de l'opposition», a dit mardi peu après le vote Claudio Micheloni, interrogé depuis Rome par l'ATS. Il évoquait le passage de quelques députés de gauche à droite.
Le Neuchâtelois critique notamment un autre député «suisse», longtemps domicilié à Emmenbrücke, Antonio Razzi. Elu en 2006 à la Chambre des députés italienne dans la circonscription des Italiens de l'étranger, ce «Lucernois» fait partie de ces députés ayant changé de parti à quelques jours de la votation.
M. Razzi «a complètement trahi et insulté les Italiens de l'étranger», a déclaré M. Micheloni. Le sénateur italo-suisse se dit scandalisé. «C'est absolument inacceptable», affirme-t-il.
Tollé à gauche
Annoncée jeudi à Rome, la décision de M. Razzi, ex-ouvrier textile de 62 ans, émigré à Emmenbrücke (LU) en 1965, a suscité un tollé parmi la gauche italienne. Elu il y a quatre ans pour l'»Italia dei Valori» (Italie des Valeurs) de l'ex-juge anti- corruption Antonio Di Pietro, il a choisi de passer dans les rangs de «Noi sud» (»Nous, le sud).
Or cette petite formation fondée en janvier 2010 (12 députés sur 630 au parlement italien) est proche du «Parti de la Liberté» (PdL) de Silvio Berlusconi. Elle avait déjà décidé qu'elle allait confirmer sa confiance au chef du gouvernement. M. Razzi a d'ailleurs voté la confiance mardi à la Chambre des députés.
Plainte
M. Micheloni a aussi expliqué que le président du parti «Italie des Valeurs», M. Di Pietro, avait déposé une plainte pour corruption dans cette affaire de changement de parti. Des sommes importantes pourraient avoir été versées, selon lui. «C'est plus une action politique que juridique, car il y a peu de chance que la plainte aboutisse».
Se tournant vers l'avenir proche, Claudio Micheloni estime que le gouvernement Berlusconi «peut tenir jusqu'à mi-janvier» et les prochaines votations de lois réformatrices. Il n'aura pas la majorité et devra ainsi envisager sa démission, selon lui. «A moins d'intégrer des députés de l'Union des démocrates chrétiens (UDC). Mais il n'y arrivera pas, à mon avis», ajoute l'Italo-suisse.
Le sénateur Micheloni nourrit toutefois un grand espoir, celui de voir bientôt se former un gouvernement de très large coalition avec une autre personnalité politique à sa tête. Quant à la gauche italienne, dont il fait partie, il fait de l'élaboration d'un programme et d'une plateforme politique la grande priorité. «Après seulement, on parlera de quelle personnalité peut diriger la gauche en Italie», confie-t-il.
(ats)






















