Espagne

24 août 2017 00:11; Act: 24.08.2017 11:00 Print

Une cellule secrète dirigée par un gourou

On en sait un peu plus sur le groupe djihadiste à la base des deux attentats meurtriers la semaine dernière en Catalogne.

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Nouvelle arrestation dans le cadre de l'attentat de Barcelone. La police espagnole a arrêté un Marocain de 24 ans qu'elle dit lié à plusieurs membres de la cellule djihadiste. (22 septembre 2017) Mohamed Houli Chemlal, seul survivant de l'explosion de la maison où la cellule confectionnait des explosifs, à Alcanar (Jeudi 14 septembre 2017). Des milliers de personnes ont manifesté à Barcelone contre le terrorisme. (Samedi 26 août 2017) Des femmes musulmanes ont manifesté pour rappeler que le terrorisme n'a pas de religion. (Samedi 26 août 2017) Le mot d'ordre scandé par la foule était «je n'ai pas peur». (Samedi 26 août 2017) Le Premier Ministre Mariano Rajoy et le roi d'Espagne Felipe étaient présent à la manifestation. (Samedi 26 août 2017) Une manifestation est organisée à Barcelone samedi, neuf jours après les attentats qui ont touché la Catalogne. (Photo d'archives) Des milliers de personnes ont défilé dans la soirée contre le terrorisme à Cambrils, ville balnéaire touchée par une attaque la semaine dernière. (Vendredi 25 août 2017) Selon des experts, la cellule djihadiste semble s'être formée en circuit fermé autour d'un «gourou», un modèle ancien qui a réussi à tromper la vigilance policière en évitant l'usage des nouvelles technologies. (Mercredi 23 août 2017) La police effectue une perquisition dans un centre d'appel à Ripoll. (Mardi 22 août 2017) Deux membres présumés de la cellule djihadiste ont été placés en détention et un troisième a été laissé libre sous contrôle judiciaire. Le juge doit encore décider du sort du quatrième suspect. (Mardi 22 août 2017) Mohamed Houli Chemlal a déclaré au juge que la cellule préparait un attentat de plus grande envergure, (Mardi 22 août 2017) Les quatre survivants de la cellule djihadiste, à laquelle sont attribués les attentats de Catalogne sont arrivés mardi peu après huit heures au tribunal de Madrid dans les fourgons de la Garde civile. (Mardi 22 août 2017) Salah El Karib est âgé de 34 ans. (Mardi 22 août 2017) Driss Oukabir devra également répondre de ses actes alors que son frère a été tué lors des attentats. (Mardi 22 août 2017) Mohamed Aallaa est âgé de 27 ans. (Mardi 22 août 2017) Huit membres sur 12 de la cellule terroriste sont morts. Les quatre autres devraient comparaître devant un tribunal spécialisé à Madrid, après cinq jours de garde à vue. (Lundi 21 août 2017) Huit personnes continuent à lutter entre la vie et la mort et 12 blessés sont toujours dans un état grave. (Lundi 21 août 2017) Une ambulance et un important déploiement de policiers près de l'endroit où Younès Abouyaaqoub a été abattu près de Subirats. (Lundi 21 août 2017) Des officiers de police quittent les lieux de l'intervention qui s'est soldée par la mort du dernier fugitif du commando. (Lundi 21 août 2017) Une équipe de TV filme le lieu où Younès Abouyaaqoub a été abattu à Subirats, petit village au milieu des vignes, à 50 kilomètres à l'ouest de la capitale catalane. (Lundi 21 août 2017) La police espagnole annonce avoir abattu Younès Abouyaaqoub. Il avait semé la terreur sur l'allée centrale des Ramblas à Barcelone, tuant 13 passants, puis un automobiliste à qui il a dérobé une voiture dans sa cavale. (Lundi 21 août 2017) Une manifestation de la communauté musulmane à Barcelone qui dénonce le terrorisme et condamne les auteurs des attentats. (Lundi 21 août 2017) Des centaines de manifestants issus de la communauté musulmane en Espagne défilent contre le terrorisme. (Lundi 21 août 2017) La mort de l'imam de Ripoll, Abdelbaki Es Satty est confirmée. Ce Marocain est soupçonné d'avoir radicalisé la cellule djihadiste auteure des attentats. Son corps a été retrouvé dans la maison qui a explosé à Alcanar.(Lundi 21 août 2017) Juan Ignacio Zoido, ministre espagnol de l'intérieur, montre une image de Younes Abouyaaqoub. (Lundi 21 août 2017) Younes Abouyaaqoub (image diffusée par la police) est dangereux et pourrait être armé. Dans sa fuite, il a tué le propriétaire d'une voiture, Pau Pérez Villan, portant à 15, le nombre de morts des attentats en Catalogne. (Lundi 21 août 2017) L'avis de recherche diffusé par la police catatane. Un numéro de téléphone est mis à la disposition de la population. (Lundi 21 août 2017) Le responsable des affaires intérieures catalan Joaquin Forn (au milieu) a annoncé que le bilan des personnes tuées dans les deux attentats était monté à 15 morts. (Lundi 21 août 2017) La quinzième victime est un homme, Pau Pérez Villan, dont la voiture a été dérobée par Younès dans sa fuite. Son corps sans vie a été retrouvé dans la voiture, abandonnée dans la localité de San Just. (Lundi 21 août 2017) Sur cette image diffusée par le quotidien espagnol El Pais, on aperçoit le fugitif Younes Abouyaaqoub vers le marchéqui se situe sur une rue adjacente aux Ramblas où la fourgonnette blanche a semé la terreur. (Lundi 21 août 2017) Younes Abouyaaqoub a été identifié comme étant le conducteur de la camionnette blanche qui a fauché jeudi des dizaines de passants sur les Ramblas à Barcelone. Il est recherché par toutes les polices d'Europe. (Lundi 21 août 2017) La mésentente entre Madrid et la Catalogne est perceptible malgré l'élan de solidarité soulevé en Espagne par les attentats qui ont fait au moins 14 morts et plus de cent blessés de jeudi à vendredi. (Lundi 21 août 2017) Des plots en béton ont été posés à l'entrée de l'enceinte du Camp Nou. C'est la première étape du dispositif de sécurité mis en place pour la rencontre entre le FC Barcelone et le Betis Séville. (Dimanche 20 août 2017) La sécurité était de mise avant la rencontre de football entre le FC Barcelone et le Betis Séville. Chaque spectateur était passé au peigne fin avant d'entrer dans l'enceinte du Camp Nou. (Dimanche 20 août 2017) Le logo du FC Barcelone arborait un ruban noir pour rendre hommage aux victimes des attentats qui ont frappé l'Espagne. (Dimanche 20 août 2017) Le FC Barcelone et le Betis Séville ont observé une minute de silence avant le début du match. (Dimanche 20 août 2017) Selon le «Tages-Anzeiger», qui cite la police catalane, ce serait deux suspects - Mohamed Hychami et Younes Abouyaaqoub - qui seraient passés par la Suisse. (Dimanche 20 août 2017) Au moins 120 bonbonnes de butane ont été retrouvées dans une maison à Alcanar, à 200 kilomètres au sud-ouest, a déclaré le chef de la police de Catalogne, Josep Lluis Trapero. (Dimanche 20 août 2017) Un imam de Ripoll, Abdelbaki Es Satty, est au centre de l'enquête. C'est son implication dans l'éventuelle radicalisation de plusieurs des auteurs des attaques qui intrigue les enquêteurs. (Image - le domicile de l'imam - samedi 19 août 2017) Outre Younès Abouyaaqoub, toujours recherché, les autorités espagnoles estimaient samedi 19 août 2017 que la cellule djihadiste d'une douzaine de personnes, impliqués dans les attentats était dissoute, ses membres étant arrêtés ou morts. (Image - le domicile d'un imam de Ripoll- samedi 19 août 2017) Les joueurs de l'équipe de football de l'Atletico Madrid ont respecté une minute de silence avant leur rencontre face à l'équipe catalane de Gérone. (Samedi 19 août 2017) La ville de Barcelone revit petit à petit. Les gens rendent un hommage commémoratif de fleurs, de messages et de bougies aux victimes de la promenade historique de Las Ramblas à Barcelone sur la mosaïque de Joan Miro.(Samedi 19 août 2017) Le roi Felipe et la reine Letizia sont venus déposer une gerbe de fleurs dans le quartier des Ramblas. (Samedi 19 août 2017) La cellule terroriste à l'origine des attaques à Barcelone et dans la station balnéaire de Cambrils a été «totalement démantelée», a annoncé samedi le ministre espagnol de l'Intérieur, Juan Ignacio Zoido. (Samedi 19 août 2017) Zinédine Zidane, entraîneur du Real Madrid, a apporté samedi son soutien aux victimes des attentats, disant «penser» à elles et à leurs familles «avec beaucoup d'affection». (Samedi 19 août 2017) : Younès Abouyaaqoub concentre tous les regards, car il n'a pas été retrouvé et pourrait être en fuite. Agé de 22 ans, il est Marocain, né à Mrirt. On ignore son degré d'implication. (Photo fournie par la police espagnole) Samedi 19 août au matin, l'enquête se concentrait sur une cellule d'une douzaine de personnes qui pourraient être impliquées dans les attentats de Barcelone et Cambrils, selon la police catalane. (Image - vendredi 18 août 2017) Sur cette douzaine de suspects, trois suspects ont été identifiées mais n'ont pas été interpellées, quatre ont été arrêtées et cinq ont été tuées à Cambrils - dont trois sont désormais identifiées. (Image - vendredi 18 août 2017) Aucune des personnes identifiées n'était connue pour des faits de terrorisme. (Image - vendredi 18 août 2017) Samedi, on comptait une centaine de blessés et 14 morts des suites des attentats. Ils sont de 35 nationalités différentes: allemande, algérienne, argentine, australienne, autrichienne, belge,... (Image prétexte- vendredi 18 août) (...) marocaine, canadienne, chinoise, colombienne, cubaine, équatorienne, égyptienne, espagnole, américaine, philippine, française, britannique, grecque, néerlandaise, taïwanaise,... (Image prétexte- vendredi 18 août à Barcelone) (...) hondurienne, roumaine, hongroise, irlandaise, italienne, koweïtienne, macédonienne, mauritanienne, pakistanaise, péruvienne, dominicaine, turque et vénézuélienne. (Image prétexte- vendredi 18 août à Barcelone) : Elke Vanbockrijck, citoyenne Belge, est morte à Barcelone. Au total, samedi, étaient morts: trois Espagnols, une Argentine, un Canadien, deux Italiens, une Belge, une Portuguaise, un Américain. A Cambrils, c'est une Espagnole qui est décédée. : Moussa Oukabir, 17 ans, né à Ripoll, d'origine marocaine, son voisin Mohamed Hychami, 24 ans, lui aussi de Mrirt, et Said Aallaa, 18 ans, né au Maroc, sont tous morts après avoir lancé une Audi A3 sur sur une promenade à Cambrils. (Photo montage) : Driss Oukabir, frère aîné de Moussa, a été arrêté jeudi. La police détient en garde à vue trois Marocains et un Espagnol, âgés de 21, 27, 28 et 34 ans. (Image - police espagnole) Parmi leurs proches, personnes n'a vu de signe de radicalisation chez Driss Oukabir (ici) ni chez son frère Moussa Oukabir, tué par la police catalane. Ils sont tous deux soupçonnés d'implication dans les attentats espagnols. (Image Facebook) Driss Oukabir (ici), recherché par la police samedi 19 août, «est entre les mains de Dieu et de la police, témoigne depuis le Maroc, son père, Said. J'espère qu'il sera innocenté. Je n'ai pas envie de perdre mes deux fils». (Image Facebook) Le jet d'eau de Genève s'est drapé de rouge en hommage aux victimes des attentats de Barcelone. (Vendredi 18 août 2017) Les corps de trois jeunes Marocains, abattus par la police après une attaque terroriste dans la nuit de jeudi à vendredi à Cambrils, ont été formellement identifiés.(Vendredi18 août 2017) Il s'agit de Moussa Oukabir, Saïd Aallaa et Mohamed Hychami, respectivement âgés de 17, 18 et 24 ans, tous habitants d'une localité du nord de la région, Ripoll, Un quatrième suspect, Younès Abouyaaqoub, 22 ans, est toujours recherché. (Vendredi18 août 2017) Un raid a été mené par la police dans l'appartement de la famille Oukabir, où vivaient Driss Oukabir et Moussa Oukabir, deux asuspects des attentats. (Vendredi 18 août) Sur une boite aux lettres le nom de la famille Oukabir où l'on peut distinguer le noms de Driss Oukabir (arrêté jeudi) et de Moussa Oukabir (abattu à Cambrils), deux frères qui vivaient à Ripoll, près de Barcelone. (Vendredi18 août 2017) La police espagnole avait diffusé la photo de Driss Oukabir, l'un des suspects de l'attaque à la voiture-bélier sur les Ramblas de Barcelone. Il a été arrêté jeudi à Ripoll. (Vendredi 18 août 2017) L'entrée de la maison de la famille Oukabir à Ripoll Une patrouille sur La Rambla. Le principal suspect recherché pour l'attentat qui a fait 14 morts jeudi à Barcelone, le conducteur d'une camionnette, pourrait se trouver parmi les assaillants abattus plus tard à Cambrils, au sud-ouest de Barcelone. (Vendredi 18 août 2017) Une vue d'ensemble de la villa complètement détruite à Alcanar. «Ils préparaient un attentat ou plusieurs. L'explosion d'Alcanar a permis d'éviter (...) des attentats de plus grande envergure», a déclaré Josep Lluis Trapero, porte-parole de la police catalane. (Vendredi 18 août 2017) Dans les décombres de cette maison que les terroristes occupaient depuis environ six mois, la police a découvert au moins 120 bonbonnes de gaz butane. (Vendredi 18 août 2017) I A Alcanar, une vue d'ensemble de la maison qui a été détruite dans une l'explosion qui a fait au moins un mort mercredi soir. Selon les autorités, les terroristes étaient en train de préparer un attentat avec une camionnette remplie de bonbonnes de gaz. La police cherche à identifier les restes humains qui y ont été retrouvés. (Vendredi 18 août 2017) Une voiture sur la route à Alcanar, à 200 km au sud de Barcelone. La police a interpellé un Espagnol, dont l'identité n'a pas été révélé, à Alcanar, où une explosion mercredi soir avait fait au moins un mort dans une maison. Les occupants préparaient un engin explosif. (Vendredi 18 août 2017) Les forces de l'ordre déployés à Alcanar, à 200 km au sud de Barcelone. Un suspect (caché ici) est emmené par la police catalane après son arrestation jeudi à Ripoll. (Vendredi 18 août 2017) La police de Catalogne toujours sur le pied de guerre. (Vendredi 18 août 2017) A Ceuta, une enclave espagnole, ce message : 'Ce ne sont pas des musulmans, ce sont des terroristes'. (Vendredi 18 août 2017) Portant le drapeau régional catalan, une femme pleure, lors d'un hommage aux victimes de l'attentat. (Vendredi 18 août 2017) Un minute de silence a été observée sur La Ramba à Barcelone. Des pigeons ont survolé la foule rassemblée en hommage aux victimes des attentats. (Vendredi 18 août 2017) Minute de silence des officiels de l'Etat: on peut voir notamment le roi d'Espagne, Felipe VI (4e depuis la gauche), le premier ministre Mariano Rajoy, ainsi que le président de la région Catalogne Carles Puigdemont. (Vendredi 18 août 2017) Drapeaux en berne. Ici à l'ambassade d'Espagne à Londres. (Vendredi 18 août 2017) A Cambrils, la police est sur le qui-vive. Jeudi, les forces de l'ordre ont abattu cinq «terroristes présumés». (Vendredi 18 août 2017) Au lendemain de l'attentat, la foule se presse sur La Rambla. (Vendredi 18 août 2017) Après l'attentat de Cambrils, on procède au nettoyage. La police annonçait avoir abattu cinq «terroristes présumés» qui circulaient dans une Audi A3 et auraient renversé plusieurs personnes. (Vendredi 18 août 2017) Des fleurs et des bougies, sur La Rambla. (Vendredi 18 août 2017) Des fleurs et des bougies, sur La Rambla. (Vendredi 18 août 2017) Des fleurs et des bougies, sur La Rambla. (Vendredi 18 août 2017) La Rambla, un jour après l'attentat. (Vendredi 18 août 2017) La police est sur les dents. Contrôle d'identités sur la Rambla à Barcelone. (Vendredi 18 août 2017) La police espagnole quadrille la Rambla à Barcelone au lendemain de l'attentat à la voiture-bélier qui a fait 13 morts et une centaine de blessés. (Vendredi 18 août 2017) La presse espagnole, elle aussi sous le choc, commente les dramatiques événements de la veille. (Vendredi 18 août 2017) La police emmène le fourgon qui a semé la terreur sur la Rambla à Barcelone. (Jeudi17 août 2017) Des touristes attendent le feu vert de la police pour pouvoir quitter les lieux et se rendre à leur hôtel sur la Rambla à Barcelone. (Jeudi 17 août 2017) Les cinq occupants de la voiture qui a foncé sur la foule à Cambrils, au sud de la Catalogne, ont été tués par la police. (Vendredi 18 août 2017) «Les terroristes ne vaincront jamais un peuple uni qui aime la liberté face à la barbarie», a tweeté Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol. (Jeudi 17 août 2017) Driss Oukabir est l'un des deux suspects arrêtés jeudi soir par la police espagnole dans le cadre de l'attaque menée dans les rues de Barcelone. (Jeudi 17 août 2017) Parmi la foule ciblée par la camionnette, se trouvaient de nombreux touristes. (Jeudi 17 août 2017) Au moins treize personnes ont été tuées et plus de cent blessées, selon un nouveau bilan du gouvernement catalan annoncé vers 23h. Le groupe djihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué l'attentat de Barcelone en soirée: «Les assaillants de l'attaque de Barcelone étaient des soldats de l'Etat islamique», indique le communiqué, ajoutant que «l'opération a été menée en réponse aux appels à cibler les Etats de la coalition» internationale antijihadistes opérant en Syrie et en Irak. Un précédent bilan faisait état de treize morts et plus de 50 blessés, a annoncé le gouvernement catalan, peu après 20h. Deux suspects ont été arrêtés en début de soirée. Une camionnette a percuté la foule, jeudi après-midi, sur les Ramblas, à Barcelone. (Jeudi 17 août 2017) «Collision massive sur les Ramblas de Barcelone menée par une personne à bord d'une camionnette, plusieurs blessés», a indiqué la police catalane. De nombreux témoins ont publié des images ou des séquences sur les réseaux sociaux. Des blessés ont été emmenés sur des civières vers un grand magasin de la chaîne Corte Ingles, apparemment pour recevoir les premiers secours. Des agents ont repoussé la foule au delà de la grande place de Catalunya, criant «attaque terroriste». La police a confirmé une «attaque terroriste». La zone a été fermée par un cordon de sécurité et cinq ambulances et une vingtaine de police se trouvaient sur place, a constaté le correspondant de l'AFP. Les policiers étaient en train d'évacuer la grande place voisine Plaza Catalunya, et les alentours sur un périmètre de 200 mètres, a constaté le correspondant de l'AFP. La foule, paniquée, a fui les Ramblas. Les secouristes ont été dépêchés sur place pour apporter les premiers soins aux victimes. Les Ramblas sont situées au coeur de Barcelone et sont très fréquentées, notamment par les touristes. Vendredi 17 août, la poilce était toujours mobilisée pour sécurisée la zone où a eu lieu l'attaque à la voiture bélier. A Catalan policeman shakes hands with a demonstrator holding a banner that reads: 'Muslims Against Terrorism', during a protest by the Muslim community condemning the attack in Barcelona, Spain, Monday Aug. 21, 2017. The lone fugitive from the Spanish cell that killed 15 people in and near Barcelona was shot to death Monday after he flashed what turned out to be a fake suicide belt at two troopers who confronted him in a vineyard just outside the city he terrorized, authorities said. (AP Photo/Santi Palacios) Hundreds of people attend a protest by the Muslim community condemning the attack in Barcelona, Spain, Monday Aug. 21, 2017. The lone fugitive from the Spanish cell that killed 15 people in and near Barcelona was shot to death Monday after he flashed what turned out to be a fake suicide belt at two troopers who confronted him in a vineyard just outside the city he terrorized, authorities said. (AP Photo/Santi Palacios) A Catalan policeman shakes hands with a demonstrator holding a banner that reads: 'Muslims Against Terrorism', during a protest by the Muslim community condemning the attack in Barcelona, Spain, Monday Aug. 21, 2017. The lone fugitive from the Spanish cell that killed 15 people in and near Barcelona was shot to death Monday after he flashed what turned out to be a fake suicide belt at two troopers who confronted him in a vineyard just outside the city he terrorized, authorities said. (AP Photo/Santi Palacios)

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Alors que l'enquête sur les attentats en Catalogne se poursuit, des experts analysent le fonctionnement de ce type de cellule djihadiste. Elle semble s'être formée en circuit fermé autour d'un «gourou», un modèle ancien qui a réussi à tromper la vigilance policière en évitant l'usage des nouvelles technologies, selon ces spécialistes.

Cette cellule responsable des attentats de Barcelone n'avait pas attiré l'attention jusque-là. Même l'explosion de la planque d'Alcanar, où plus d'une centaine de bonbonnes de butane, de litres et de litres d'acétone - un des principaux composants du TATP -, n'a pas mis la puce à l'oreille de la police catalane.

Première raison selon les experts: la manière dont la cellule s'est constituée. Les «techniques de propagande et de recrutement» correspondent à celles d'une secte, analyse Lurdes Vidal, directrice de l'Institut européen de la Méditerranée: «On joue sur le rôle de la famille, on enferme le groupe sur lui-même et on évite que qui que ce soit en sorte».

Réponses à une perte de repères

Au coeur du groupe, «il y a un personnage central qui réunit, qui fait l'amalgame entre les jeunes avec leur perte de repères, et les réponses salafistes qu'il peut leur apporter», poursuit-il. L'imam Abdelbaki Es Satty, tué dans l'explosion de la planque d'Alcanar, est soupçonné d'être ce chef charismatique.

Il pourrait avoir présenté, selon Alberto Bueno, membre de l'Observatoire international des études sur le terrorisme, «un double visage: celui qu'il montrait lors de ses prédications dans la salle de prière de Ripoll, et l'autre, qui avait une fonction de radicalisation».

Cet élément «'radicalisateur', en se servant de fratries déjà constituées, a pu renforcer la radicalisation au sein de la cellule», poursuit le chercheur de l'Université de Grenade.

L'importance de la fratrie

Composée de fratries, d'amis ou de voisins, elle fonctionnait avec des «éléments d'un même entourage, proches, un cercle fermé, où les personnes se connaissaient». Un peu comme les cellules à l'origine des attentats du 11 septembre 2001 à New York (2750 morts au moins) et celui du 11 mars 2004 à Madrid (191 morts), explique Yves Trotignon, ancien membre des services antiterroristes de la Direction générale de la sécurité extérieure française (DGSE).

Les experts espagnols en sécurité savaient avant même ces attentats, rappelle Alain Rodier, un ex-officier du Renseignement français, «qu'en Espagne, on privilégiait les familles, pour des raisons sécuritaires 'dans une fratrie, on ne va pas trahir son frère' et pour l'endoctrinement, c'est plus facile».

Ces assaillants, qui venaient d'un milieu rural, et non pas péri-urbain selon la chercheuse Lurdes Vidal, préparaient «depuis des mois l'attentat». Le processus de radicalisation, avec la décision de passage à l'acte, avait été enclenché depuis longtemps, estime-t-elle.

Radicalisation hors internet

Autre caractéristique de la cellule: «Nous avons affaire à une radicalisation 'offline' (hors internet)», selon Alberto Bueno. Les »contacts directs« ont rendu impossible toute détection en amont. La police surveille les réseaux sociaux où d'autres djihadistes récents semblent s'être radicalisés.

Ce modèle «classique, avec des gens qui se connaissent et un gourou derrière qui va accompagner le développement de la cellule», ramène selon Alain Rodier «15 à 20 ans en arrière, comme dans les réseaux algériens des années 90, Londres en 2005 (56 morts), Madrid en 2004».

Enfin, les experts relèvent «l'extrême jeunesse» de la plupart des membres de la cellule, dont beaucoup étaient mineurs. Une période de la vie qui porte en elle «sa propre radicalité», juge Lurdes Vidal. Elle pense que «la dimension religieuse a été très instrumentalisée pour s'adresser à ces adolescents et préadolescents, afin d'avoir un impact émotionnel très fort dans la construction de leur identité».

«Nous avions des musulmans, pas des convertis. Il a fallu qu'un imam, un incubateur, vienne au milieu d'eux et les convainque que leur foi les oblige à passer à l'acte», surenchérit Alain Rodier.

Premières critiques

Cela dit, la police régionale a essuyé mercredi ces premières critiques. Des erreurs de procédure et un manque de communication ont peut-être empêché la police de prévenir l'attentat, indiquent deux sources policières et deux sources proches de l'enquête.

L'enquête, elle, se poursuit. Les responsables des attentats en Catalogne préparaient une bombe beaucoup plus meurtrière et des ingrédients de TATP, explosif prisé par l'EI qui l'a baptisé «la mère de Satan», ont été retrouvés par la police dans son laboratoire détruit par une explosion.

(nxp/ats)