France

03 janvier 2018 20:15; Act: 03.01.2018 20:18 Print

Une enquête sur la soirée violente de Champigny

Le justice française veut faire la lumière sur la nuit du Nouvel An dans le Val de Marne (F), où deux agents ont été molestés.

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Mardi, des policiers ont manifesté après l'agression de leurs collègues. (Photo: AFP)

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Le parquet de Créteil (Val-de-Marne) a ouvert une enquête préliminaire pour faire la lumière sur l'organisation de la soirée de Champigny-sur-Marne, a-t-on appris mercredi de source judiciaire. Elle a donné lieu à de violents débordements durant la nuit du Nouvel An. Durant les échauffourées qui ont éclaté ce soir-là, deux policiers ont été molestés par une foule de plusieurs dizaines de personnes.

L'enquête a été ouverte pour «mise en danger de la vie d'autrui», «ouverture au public d'un établissement» sans autorisation préalable et «ouverture sans autorisation d'un établissement recevant du public non conforme aux règles de sécurité», précise-t-on de source judiciaire.

Selon franceinfo, le propriétaire de la salle a été entendu mardi par les enquêteurs et a assuré à cette occasion qu'il la louait à une église évangélique. Les incidents ont commencé lorsque des dizaines de personnes ont voulu s'introduire dans l'établissement, a-t-on dit lundi à Reuters de sources policières.

Sévérité sans faille

Une procédure parallèle porte sur l'agression des deux policiers, une scène dont les images ont suscité les réactions indignées de nombreuses personnalités politiques et ravivé la colère des forces de l'ordre. Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a fait savoir mercredi qu'il recevrait le 10 janvier les syndicats de police.

«Cette rencontre sera l'occasion de revenir sur la situation de Champigny-sur-Marne mais aussi d'aborder plus largement la question des violences envers les forces de l'ordre», peut-on lire dans un communiqué de son ministère.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a promis «une sévérité sans faille» à l'égard des coupables, tout en rejetant un retour aux «peines plancher» réclamé par l'opposition de droite et certaines organisations syndicales.

(nxp/ats)