Australie

12 décembre 2016 05:59; Act: 12.12.2016 06:12 Print

Vers un second aéroport à Sydney

Après dix ans d'hésitations, Canberra vient de valider sa construction. Ouverture en 2020.

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Le premier ministre australien Malcolm Turnbull (à gauche) regarde les plans du futur aéroport avec son ministre des transports, le 12 décembre 2016 à Sydney. (Photo: AFP)

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Le gouvernement australien a donné son feu vert lundi à la construction d'un second aéroport international à Sydney, après une dizaine d'années d'hésitations sur cette infrastructure qui accueillera initialement 10 millions de passagers annuels.

Le Premier ministre Malcolm Turnbull a donné son autorisation pour le lancement des travaux sur un site choisi depuis longtemps, celui de Badgerys Creek, dans la banlieue ouest de Sydney.

L'aéroport doit ouvrir ses portes au milieu des années 2020, ce qui soulagera celui de Kingsford Smith, la principale porte d'entrée de l'Australie qui arrive au maximum de ses capacités.

«Le besoin d'avoir un aéroport dans l'ouest de Sydney est cruellement évident depuis de nombreuses années», a déclaré M. Turnbull, ajoutant que cette infrastructure serait un aimant à investissements.

Piste pour l'A380

«On va faire le travail et cet aéroport sera construit. Des dizaines de milliers d'emplois seront créés. Cela va transformer les opportunités économiques dans l'ouest de Sydney».

Dans un premier temps, une piste d'atterrissage capable d'accueillir des Airbus A380 sera construite, avec une capacité de 10 millions de passagers annuels. La construction d'une seconde piste sera sans doute nécessaire d'ici 2050.

L'aéroport de Kingsford Smith, situé à huit kilomètres du centre de Sydney, a accueilli 39,7 millions de passagers en 2015, et arrive à saturation. D'après les spécialistes, le nombre de passagers pour Sydney devrait plus que doubler dans les 20 prochaines années.

Badgerys Creek est à environ 45 kilomètres du quartier des affaires de l'ouest de Sydney.

L'endroit avait été désigné comme site potentiel dès 1986. Le gouvernement fédéral y avait acheté environ 1.800 hectares de terrain pour les préserver de la pression immobilière.

(nxp/afp)