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Drame à Daillon (VS)
03 janvier 2013 23:14; Act: 04.01.2013 06:59 Print
«C'était comme un film!»
par Joël Espi - Des témoins ont assisté à la neutralisation de F.B. après son équipée meurtrière, mercredi soir.
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«De nos jours, on peut sortir promener son chien et ne jamais revenir!» Habitante de Daillon, sur les hauts de Conthey, Nathalie Frizzi est encore bouleversée. Au moment de la fusillade qui a fait trois morts, mercredi, elle promenait des chiens avec un ami. Elle a tout entendu. «J’ai cru que c’était des pétards», explique-t-elle. Après avoir noté ces bruits sans s’en inquiéter, elle a assisté en direct à l’arrestation du tireur par le groupe d’intervention de la police cantonale. «On les a entendus crier «A terre! Bouge plus!»
Accompagnée d'un ami, Nathalie Frizzi a assisté à l'arrestation du forcené, qui vivait en contrebas de la chapelle. (joe)
Diaporama
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Une dame âgée vivant au-dessus de la chapelle, proche du lieu de la tragédie, se souvient des détonations et des cris. «J’ai entendu «Au secours! Je saigne!» Je croyais que c’était des enfants qui jouaient», raconte-t-elle.
Au lendemain de la tuerie, les langues se délient au sujet du forcené. F. B., 33 ans, est décrit comme un ancien militaire, fan de l’armée. Son adresse au tir peut hélas en témoigner. «Tout le monde savait qu’il possédait des armes. Les gens qui le connaissent ont tout de suite pensé que c’était lui», nous glisse une personne du village. L’homme aurait déjà eu un comportement inquiétant. C’est un voisin qui en aurait fait les frais, il y a quelques années. «Il avait été menacé de mort et avait demandé une protection policière, jamais obtenue», raconte cette source. Des allégations que la police jugeait peu crédibles, jeudi.

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