Canton de Fribourg

14 septembre 2017 11:20; Act: 15.09.2017 12:29 Print

«Les coûts de l'hôpital sont trop élevés»

Les prix des soins dans les établissements cantonaux se situent au-dessus de la moyenne suisse. Une conseillère d'Etat veut des explications.

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la conseillère d'Etat fribourgeoise Anne-Claude Demierre. (Photo: Keystone)

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L'Hôpital fribourgeois (HFR) doit identifier les raisons liées à ses coûts trop élevés et prendre des mesures pour les réduire, estime la conseillère d'Etat fribourgeoise Anne-Claude Demierre. Pour rappel, l'HFR prévoit un déficit de 10 à 12 millions de francs au lieu des 7,9 millions inscrits au budget.

«La situation est suffisamment sérieuse pour que l'on réfléchisse aux mesures à prendre à l'interne pour réduire les coûts, sans toucher à la qualité des prestations», déclare la directrice fribourgoiese de la Santé et des affaires sociales dans une interview parue jeudi dans «La Liberté».

Mme Demierre se dit toutefois convaincue que sortir le personnel de la loi sur le personnel de l'Etat (LPers) «n'est pas la solution miracle». La rémunération du personnel est certes plus élevée que dans d'autres cantons, mais ce surcoût salarial est payé par l'Etat dans le financement transitoire, rappelle-t-elle.

Coûts supérieurs à la moyenne nationale

Il faut comprendre pourquoi les coûts de l'hôpital se situent au-dessus de la moyenne nationale, poursuit la conseillère d'Etat. La durée de séjour aux soins aigus, par exemple, est de 5,6 jours en moyenne nationale. A Fribourg, elle est de 6,9 jours: «Au bout du compte, cela se chiffre en millions de francs!»

L'HFR «ne peut pas simplement venir dire que tout est entre les mains du Conseil d'Etat», estime Mme Demierre. Elle souligne que l'Etat lui apporte déjà un important soutien par le biais des prestations d'intérêt général et autres prestations (34,4 millions), ainsi que par le financement transitoire dans lequel est inclus le surcoût salarial (25,6 millions).

«La question se posera peut-être de savoir s'il faut développer absolument toutes sortes de prestations», conclut la politicienne, même si pour elle, il est évident «que nous avons besoin d'un HFR fort».

(nxp/ats)