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21 janvier 2008 16:44; Act: 21.01.2008 16:47 Print
Un beau livre pour la 10e édition des Francomanias
Une équipe de membres fondateurs, journalistes photographes et participants ont concocté un ouvrage fort de 100 pages et 300 photos pour marquer le coup. Ils l'ont présenté lundi à Bulle.
«Ce n'est pas une publication officielle des Francomanias», a dit devant la presse un des auteurs, Xavier Alonso, par ailleurs rédacteur en chef adjoint du quotidien «24 heures». La grille de lecture du festival s'est faite sur les souvenirs des cinq auteurs.
Evocation libre
Le directeur et fondateur Dominique Rime en aurait eu peut-être une autre, a poursuvi le journaliste. Selon lui, il y a sans doute beaucoup d'oubliés.
Sûrement pas les bénévoles: un des tout premiers chapitres de cet ouvrage qui se décline thématiquement leur est consacré. Autres étapes de cette évocation libre: organisation, ambiances, coulisses, artistes ainsi que rappel historique.
Quant à M. Rime, il s'est montré tout à fait satisfait du livre, «beau témoignage d'une aventure un peu folle». Il a relevé qu'il montre bien l'évolution de ce festival biennal: quasi confidentiel à ses débuts, il draine désormais les 10 000 spectateurs.
Le budget a aussi pris l'ascenseur. Il a décuplé, tout en restant modeste avec un peu plus d'un million de francs. Mais ce qui ne change pas, c'est l'esprit, fait de convivialité. «L'âme subsiste», dixit M. Rime.
«Ils sont venus»
Dans la boîte à souvenirs des auteurs de «Avec un F comme Chanson», il y a les têtes d'affiche, les jeunes pousses et les Romands. «C'est un peu les trois piliers de la programmation», explique le journaliste Eric Bulliard, cheville ouvrière du bouquin depuis le début.
Parmi les grands et les coups de coeur à qui sont consacrés une double page, Alain Bashung, Jacques Higelin, Jean-Louis Murat ou Serge Reggiani. Ce dernier est venu pour la première édition des Francomanias en 1990. Devasté par la mort de son fils, il tenait à peine sur ses jambes jusqu'à ce qu'il monte sur scène et «ressuscite», se rappelle Pierre Savary.
Souchon en bleu de travail
Bien d'autres artistes sont cités, photos et textes à l'appui, tels par exemple, Juliette Gréco, Manu Dibango, Sapho, Charlélie Couture, Maurane, Lynda Lemay, Sanseverino, Cali et «M». Ou encore Alain Souchon et Christophe, photographiés comme le veut la tradition du festival dans la Quincaillerie Morard de Bulle. Sans oublier les Romands Thierry Romanens, Jérémie Kisling et Pascal Auberson.
Parmi les révélations, Bénabar et Olivia Ruiz, que les spectateurs des Francomanias ont pu découvrir avant qu'ils ne soient connus. «C'est l'un des bonheurs d'un tel festival: assister au triomphe d'un artiste que personne n'attendait», explique M. Bulliard.
(ats)























