Valais

09 mai 2017 14:45; Act: 09.05.2017 17:03 Print

Policier condamné pour avoir prêté une arme

par Mirko Martino - Le Ministère public valaisan a annoncé mardi avoir condamné Jean-Marie Bornet à 20 jours-amende avec sursis. Celui-ci fera opposition à cette décision.

storybild

(Photo: Keystone)

Sur ce sujet
Une faute?

Un délit à la loi fédérale sur les armes: c'est ce qui a été retenu contre Jean-Marie Bornet dans une ordonnance pénale rendue, lundi, par le Ministère public valaisan. L'ancien porte-parole de la police cantonale a été condamné à 20 jours-amende avec sursis pendant 2 ans et à une amende de 800 francs pour avoir prêté une arme à feu privée à son fils, alors que celui-ci n'était pas au bénéfice d'un permis d'acquisition. Mais le co-président du Rassemblement Citoyen Valais (RCV) a d'ores et déjà annoncé qu'il fera opposition à cette condamnation.

Beatrice Pilloud, son avocate, indique dans un communiqué que «selon les statistiques de la Police cantonale obtenues en qualité de citoyen, aucune condamnation pénale n'a été délivrée à ce jour pour le prêt d'une arme afin de se rendre du domicile au stand de tir. Seules deux à trois contraventions auraient été délivrées pour le prêt d'une arme durant plusieurs jours ou semaines. D'ailleurs, force est de constater que de nombreux jeunes tireurs ou candidats chasseurs se déplacent pour opérer un tir sans permis d'acquisition.» En basant son recours sur ces arguments, Jean-Marie Bornet estime que «une telle infraction serait tout au plus sanctionnée par une contravention comme dans les cas précités».

En août 2015, après avoir surpris sa chérie en visite au chalet d'un rival, le fils de Jean-Marie Bornet avait utilisé un revolver de son père pour intimider les tourtereaux, tirant notamment plusieurs coups en l'air. La juge de cette affaire a ensuite dénoncé le porte-parole d'alors de la police valaisanne, le soupçonnant d'avoir profité de son statut pour faire pression sur les victimes et les témoins et pour les influencer. Mais le Ministère public n'a pas retenu ces accusations d'abus d'autorité et d'instigation à faux témoignage contre celui qui était candidat à un siège au gouvernement cantonal lors des élections de mars dernier.

«C'est pour ma part une grande satisfaction, confie Jean-Marie Bornet à 20minutes.ch ce mardi. En effet, la dénonciation à l'origine des critiques, qui ont mené le Conseil d'Etat à me licencier de mon poste de chef de la communication de la police valaisanne, a été balayée par la justice.»