Université de Neuchâtel

07 novembre 2009 14:01; Act: 07.11.2009 14:05 Print

Le Dies academicus clôture les manifestations du 100e anniversaire

Environ 400 personnes ont assisté samedi au Dies academicus de l'Université de Neuchâtel.

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La cérémonie d'ouverture de l'année académique a tenu lieu aussi d'ultime manifestation clôturant l'année du 100e anniversaire de l'institution.

«Un centième anniversaire constitue une occasion privilégiée de s'interroger sur le destin des institutions», a déclaré la rectrice Martine Rahier, à l'ouverture du Dies academicus. Faisant appel à sa formation de biologiste, elle a tiré un parallèle entre le centenaire de l'université et une «histoire de vie».

Elle a comparé la survie de l'Université de Neuchâtel - la plus petite de Suisse - à une «construction en devenir permanent», une évolution dont il convient de «préserver le sens et la cohésion». Cela suppose l'entretien d'une synergie entre rationnalité, efficacité et individualité, a ajouté Martine Rahier.

La rectrice s'est exprimée devant un parterre de personnalités incluant le Conseil d'Etat in corpore. Le nouveau conseiller fédéral Didier Burkhalter, ancien diplômé en économie de l'université, a formulé ses voeux pour l'avenir de l'institution dans un message adressé à la rectrice.

Docteurs honoris causa

Le Dies academicus a donné lieu aussi à la cérémonie traditionnelle de collation des doctorats honoris causa. L'ancien ministre Robert Badinter, artisan de l'abolition de la peine de mort en France, ainsi que le théologien brésilien de la libération Leonardo Boff, ont reçu le laudatio des facultés de droit et théologie.

Au nom de la faculté des sciences économiques, l'Université a élevé aussi au rang du docteur honoris causa le président de la Banque nationale suisse (BNS), Jean-Pierre Roth. Le mathématicien d'origine russe Mikhaïl Gromov (sciences) et le philologue britannique Michael Screech (lettres) ont été honorés également.

100e anniversaire

Le Dies academicus a marqué la clôture des manifestations organisées tout au long de l'année à l'occasion du centième anniversaire de l'Université de Neuchâtel. Fondée en 1909, celle-ci a succédé à l'Académie instituée en 1838 par le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III.

En 1848, les autorités de la jeune République neuchâteloise avaient ordonné la fermeture de la haute école, considérée comme un bastion monarchiste. Une seconde Académie verra le jour en 1866, avant sa conversion en 1909 en université habilitée à délivrer des doctorats.

Période de mutation

Plus petite université de Suisse, l'institution neuchâteloise a franchi le cap des 4000 étudiants à la rentrée de cette année. La haute école est en passe d'achever la réorientation de ses structures académiques liée à la réforme Kleiber et à l'introduction du système de Bologne.

(ats)