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Neuchâtel
08 mars 2009 22:44; Act: 08.03.2009 22:44 Print
Des handicapés doivent payer pour travailler
par Catherine Bex - Des familles recourent contre l’Etat. Leurs enfants doivent payer un droit de travailler à l’atelier qui les accueille.
«Payer pour bosser, ça non!» Robert Hirt, de Cornaux (NE), refuse de baisser les bras pour sa fille handicapée. Catherine, 34 ans, travaille à temps partiel dans un atelier protégé du canton de Neuchâtel depuis plus de dix ans.
Catherine (à dr.) gagne 120 fr. par mois et en paie 150.
La circulaire contestée
La circulaire neuchâteloise SES 4B est entrée en vigueur au 1er janvier 2007. Elle exige que les personnes handicapées travaillant en atelier versent une partie de leur allocation pour impotent (API) à l’institution qui les occupe. L’API est versée aux personnes invalides pour les aider dans les actes de la vie quotidienne. Outre Neuchâtel, d’autres cantons appliquent déjà un système du même type, comme le Valais ou Berne.
Le conseiller d’Etat neuchâtelois en charge de la Santé, Roland Debély, estime que «la décision du tribunal pourrait faire jurisprudence et entraîner un effet domino pour d’autres cantons».
A la suite de l’entrée en vigueur d’une circulaire cantonale (lire l'info-box), la jeune femme devrait verser 150 fr. par mois en moyenne, pris sur son allocation pour impotent, à l’atelier qui l’accueille. Avec un salaire mensuel de 120 fr., Catherine paie ainsi plus qu’elle ne gagne. Un paradoxe qui irrite son père. Et d’autres familles qui sont dans le même cas.
Elles sont 21 à avoir déposé un recours collectif auprès du Tribunal administratif cantonal en janvier, après avoir été déboutées par le Département de la santé et des affaires sociales fin 2008. Dans l’attente d’une décision, certaines familles refusent de payer et accumulent cet argent sur un compte. Robert Hirt a ainsi amassé quelque 3000 fr. en deux ans.
Responsable du Service des établissements spécialisés neuchâtelois, Jacques Laurent comprend la colère de ces parents. Payer pour travailler? Il reconnaît que cette interprétation n’est pas fausse. «Il s’agit de retrouver la dignité par le travail, mais la rentabilité n’est pas la même.»
Quant à affirmer que «l’Etat remplit ses caisses sur le dos des handicapés», comme le pensent certaines familles, Jacques Laurent réfute: «Nous perdons des centaines de francs par jour. Dans le canton, le coût moyen en atelier était de 208 fr. par jour en 2008, contre une contribution maximale de 30 fr. demandée aux familles.»
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Tous les 9 Commentaires


























A gauche, vraiment?
Le chef des finances du canton de Neuchâtel il est pas censé être de gauche? Moi qui croyais que les gens de gauche étaient censé protéger les plus faibles, voilà qu'ils les taxent....!
Précisions!
Merci pour votre article. Je tiens à préciser que seul les employés handicapés ont été priés de verser une partie de l'allocation d'impotent. Pour les autres employés des ateliers protégés, aucune participation n'est exigée. Il s'agit là clairement d'une discrimination.
Je suis aussi dans des ateliers protégés
Je suis aussi dans un ateliers protégée qui se trouve en Valais ils appelle ça semi professionnelle je n'arrive pas à sortir de ses ateliers mais tenant j'habite sur Vaud la il veule que je reste dans ses ateliers aussi sur Vaud. je suis furieuse avec eux