Drame à Daillon (VS)

04 janvier 2013 17:19; Act: 05.01.2013 08:59 Print

Le tireur a voulu régler un problème familial

L'auteur de la fusillade de Daillon (VS) affirme avoir agi pour régler un problème familial, selon le Ministère public du Valais, qui l'a interrogé jeudi soir.

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06.01 Le forcené de Daillon, qui a tué trois femmes mercredi soir 02.01.2013 dans la bourgade valaisanne, était suivi par un tuteur professionnel qui n'a, semble-t-il, pas perçu le degré de dangerosité du tireur. 05.01 Une marche silencieuse a été organisée samedi à Daillon, après la fusillade qui a coûté la vie à trois femmes, le mercredi 2 janvier. 05.01 Une habitante du village meurtri par une fusillade, survenue mercredi 2 janvier, a lancé sur Facebook un appel pour effectuer, samedi soir, une marche en hommage aux victimes du tireur. 05.01 Le père de famille grièvement blessé mercredi dans la fusillade de Daillon (VS) n'est plus en danger de mort mais il va rester aux soins intensifs à l'Hôpital du Valais. Ici des enquêteurs inspectent le domicile du forcené. 04.01 La police française de Haute-Savoie, qui enquête sur la tuerie de Chevaline, près d'Annecy, veut interroger l'auteur de la tuerie de Daillon, dans le canton du Valais, survenue mercredi soir. Le drame s'est déroulé vers 21h mercredi soir dans le village de Daillon (VS) Depuis mercredi soir, la scène de crime a été entièrement bouclée par la police. Les forces de l'ordre ont neutralisé l'auteur présumé de la tuerie. La police a bouclé le secteur. Durant l'intervention, le tireur présumé a menacé la police, qui a fait feu, le blessant avant de le maîtriser. Les trois personnes décédées étaient des femmes. Les motivations du forcené et les circonstances exactes du drame sont encore inconnues. Le tireur présumé était passé à la Channe-d'Or plus tôt dans la soirée, selon la propriétaire de l'établissement. La police a tenu une conférence de presse jeudi matin. Au moins, deux armes ont été utilisées, un mousqueton et un fusil de chasse. Le tireur présumé avait été placé en milieu psychiatrique en 2005. Le tueur avait un lien de parenté avec plusieurs victimes, selon la procureure. Le procureur général du Valais, Jean-Pierre Gross (à g.), et le chef de la police par intérim, Robert Steiner, lors de la conférence de presse. Le porte-parole de la police valaisanne, Jean-Marie Bornet (debout), et le chef de la police, Robert Steiner. Le mobile du tueur est pour l'instant inconnu. Les experts de la police scientifique ont été dépêchés à Daillon. Une enquête a également été ouverte sur l'intervention policière, une procédure normale dans les cas où les forces de l'ordre font usage de leurs armes.

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Au surlendemain de la fusillade qui a fait trois morts et deux blessés à Daillon (VS), l'auteur est notamment poursuivi pour assassinat. Armé jusqu'aux dents, il explique avoir agi pour régler un problème familial, a communiqué le Ministère public du Valais.

Le tueur, un Valaisan de 33 ans sans emploi, au bénéfice d'une rente invalidité et placé sous tutelle, a pu être entendu jeudi (hier) soir. Il dit suivre un traitement psychologique et soutient avoir voulu régler par son geste un problème familial de longue date.

Mercredi soir, le trentenaire a fait feu avec au minimum deux armes et a tiré plusieurs dizaines de coups. Il était en possession de plusieurs armes, notamment deux mousquetons, un fusil de chasse à grenaille, une carabine à plomb, un pistolet «air soft» et un pistolet d'alarme. Il détenait également plusieurs dizaines de cartouches, des bandes de chargement pour mitrailleuse, des poignards et des baïonnettes.

Une instruction est ouverte à son encontre pour assassinat, subsidiairement pour meurtre, voire pour mise en danger de la vie d'autrui et lésions corporelles graves. Son placement en détention provisoire a été requis auprès du Tribunal des mesures de contrainte. Une expertise psychiatrique sera mise en oeuvre dans les prochains jours. Des demandes de renseignements et/ou de dossiers ont été adressées notamment aux autorités militaires, aux établissements médicaux fréquentés par l'auteur, ainsi qu'à ses médecins traitants, aux autorités tutélaires et à l'office AI.

Concernant les blessés, l'un d'entre eux était toujours vendredi dans un état critique. Conscient, ce Valaisan de 33 ans, père de famille, devait subir une nouvelle opération vendredi, a précisé la police cantonale valaisanne. Il avait été touché au bassin.

Les corps des trois femmes abattues, une Vaudoise de 54 ans et deux Valaisannes de 32 et 79 ans, ont été identifiés formellement par comparaison ADN. Ils ont été remis aux familles. Blessé à l'épaule, un Valaisan de 63 ans a été opéré et son état s'est stabilisé.

(ats/ap)

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