Jura

21 avril 2017 19:00; Act: 21.04.2017 21:40 Print

La géothermie sera une question jurassienne

Une initiative a été déposée par un groupe de citoyens contre des forages profonds dans le canton du Jura.

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Un technicien se prépare à forer. (Image d'illustration) (Photo: Keystone)

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Les Jurassiens se prononceront, vraisemblablement en 2019, sur l'avenir dans leur canton de la géothermie profonde. Un groupe de citoyens a remis à la Chancellerie cantonale vendredi matin une initiative populaire forte de quelque 4250 signatures.

Le texte demande l'interdiction de l'exploration et l'exploitation de la géothermie profonde sur tout le territoire cantonal. Il appartient maintenant à la Chancellerie de valider le nombre de signatures. Ce dernier semble supérieur à la moyenne, qui est d'environ 2500 paraphes ces dernières années, a précisé Nicolas Guenin, responsable des droits politiques à la Chancellerie confirmant une information de RFJ.

Un comité d'une quinzaine de membres réunis sous la bannière «Citoyens Responsables Jura» (CRJ) estime que le Parlement et le peuple doivent pouvoir donner leur avis en toute connaissance de cause. Cité par la radio locale, le président de CRJ Jack Aubry accuse le gouvernement de foncer tête baissée dans son appui à Geo-Energie Suisse. Et le comité d'initiative d'évoquer une pure expérience scientifique dangereuse qui ne sert que des études loin d'être terminées. Tous les promoteurs sont en outre externes au canton du Jura, renchérit le comité sur son site Internet.

Très risqué

Ce projet n'est qu'une expérimentation qui n'a rien à voir avec la stratégie énergétique 2035 du canton. Il est très risqué pour la population et l'environnement. Le plan spécial et d'autres documents le prouvent, affirment les initiants.

Avec les forages, il y aura des problèmes. On ne sait pas lesquels et les promoteurs non plus, souligne Jack Aubry pour qui il y aura pour sûr des séismes. On parle aussi de pollution de l'air et des sols, selon lui.

La prospection du gaz de schiste est fort contestée, en particulier en Suisse romande. Bâle a par exemple abandonné un projet après dix ans et de multiples mini-séismes, tandis que les autorités vaudoises et neuchâteloises sont appelées à se prononcer.

(nxp/ats)