Suisse romande

13 février 2018 07:02; Act: 13.02.2018 09:45 Print

Société de transport de fonds prisée des bandits

L'entreprise dont le fourgon a été attaqué jeudi à Chavornay a subi des braquages en 2014 et en 2015. Ce dernier cas a eu lieu à Bussigny (VD): un convoyeur avait tout orchestré.

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Une vue aérienne du parking de Chavornay /(VD) où le braquage d'un fourgon de transport de fonds aurait eu lieu le jeudi 8 février 2018. Drone PHOTO LAURENT CROTTET, LE MATIN 2018 (Photo: Laurent Crottet)

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La règle du jamais deux sans trois vient de s’appliquer à une entreprise de sécurité valaisanne active notamment dans le transport de fonds. Le rocambolesque hold-up de jeudi à Chavornay au cours duquel plusieurs millions de francs se sont volatilisés n’a pas encore été élucidé. Mais certains sont perplexes face à l’incroyable loi des séries dont la société semble être victime.

Le convoyeur passe aux aveux, sa sœur mouillée

Le 30 décembre 2015, un fourgon blindé de cette société a été braqué dans une zone industrielle de Bussigny. Des malfaiteurs armés avaient réussi à emporter 2 millions de francs. Mais cinq mois plus tard, les enquêteurs de la police vaudoise ont arrêté un des convoyeurs du fourgon attaqué. L’homme a avoué: il avait tout orchestré. Sa sœur était aussi mouillée dans l’affaire. «Elle n’a pas participé au hold-up mais a facilité le blanchiment de l’argent», indique un homme proche du dossier. Une quinzaine de personnes ayant pris une part plus ou moins active dans cette affaire ont été appréhendées. Selon nos renseignements, une partie du butin a été transférée en Amérique du Sud, d’où sont originaires le convoyeur et sa sœur. Le procès devrait se dérouler au cours de cette année.

Parking éloigné des habitations

L’entreprise valaisanne avait encore fait parler d’elle en août 2014. Un de ses conducteurs avait eu l’idée de se garer à Plan-les-Ouates (GE), dans un parking éloigné des habitations vers 5 h du matin. Moins de trente minutes plus tard, des hommes armés et décidément bien renseignés avaient débarqué pour s’emparer de 650 pièces d’or. Où en est cette affaire? Sollicitée lundi, la justice genevoise n'a pas répondu à nos questions.

(apn)