Horlogerie

30 septembre 2014 15:08; Act: 01.10.2014 02:27 Print

Tag Heuer licencie 46 personnes en Suisse

La marque neuchâteloise, qui appartient au groupe de luxe français LVMH, va procéder à un repositionnement stratégique. Elle a déjà remercié 46 personnes et 49 autres sont au chômage technique.

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Des dizaines de postes seront biffés le site de La Chaux-de-Fonds. (Photo: Google Street View)

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Le chronométrage des compétitions de ski, de formule 1 ou de cyclisme est de l’histoire ancienne pour TAG Heuer. Jean-Claude Biver, patron du pôle Montres du groupe de luxe français LVMH, qui possède la marque, a décidé un recentrage stratégique. La griffe renonce également à se positionner dans le créneau des montres haut de gamme et ne fabriquera plus que des modèles compris entre 1500 et 4500 francs, son «cœur de métier».
«Les montres TAG Heuer à 4000 fr. se vendent extrêmement bien, ce qui n’est pas le cas de celles à 8000 fr. et plus», a indiqué Jean-Claude Biver à bilan.ch, vendredi. Les marques Zenith et Hublot, qui appartiennent également à LVMH, continueront à occuper des segments de prix plus élevés, autour de 8000 fr. pour la première et de 23 000 fr. pour la deuxième.

L’entreprise a décidé de licencier 46 personnes en Suisse, notamment à La Chaux-de-Fonds, dans la production et l’administration. De plus, 49 collaborateurs ont été mis au chômage partiel sur le site tout neuf de Chevenez (JU) jusqu’à la fin de l’année.

Cette nouvelle ne surprend pas Joël Grandjean, rédacteur en chef de watchonista.com: «Des bruits récurrents circulent chez les sous-traitants depuis juin sur le fait que les stocks sont élevés chez certaines marques. En attendant de les écouler, elles doivent donc ralentir leurs chaînes de production et, quelquefois, recourir au chômage partiel.» Vendredi, Cartier avait annoncé que ses 230 employés à Villars-sur-Glâne (FR) allaient devoir réduire leur temps de travail à 3 jours par semaine, dès le 1er novembre.

(reg/ats)