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Valais, zone à risque
06 avril 2009 14:21; Act: 06.04.2009 16:38 Print
Un séisme majeur tous les 475 ans
par Didier Bender - Le Valais a subi son dernier tremblement de terre, le plus fort des 40 dernières années, en septembre 2005. Il avait atteint une attitude de 4,9 sur l’échelle de Richter.
La carte des zones de risques sismiques de l'Office fédéral de l'environnement.
Un tremblement de terre comme celui qui a secoué lundi matin le centre de l’Italie peut-il se produire en Valais? Pas impossible selon Jean-Daniel Rouiller, géologue cantonal. Pour 20 minutes online, il fait le point sur les mesures prises par le Valais pour prévenir tout risque de catastrophe.
Exemple d'assainissement en Valais avec le bâtiment de la police cantonale. A l'intérieur du cadre jaune (ci-dessus) se trouve le grand mât qui solidifie l'ensemble de la structure. (Photo: dr).
Les câbles métalliques sont ancrés dans le mât (ici on voit les boutons à l'autre extrêmité de l'immeuble). (Photo: dr).
Ces câbles traversent tout le bâtiment et sont accrochés dans la façade est (côté Sierre). (Photo: dr).
20 minutes online: Est-ce qu’un tel séisme peut se produire en Valais?
Jean-Daniel Rouiller: C’est possible. Un séisme majeur peut se produire tous les 475 ans. Pour mémoire, le séisme de 1855 qui a secoué le Valais a été recalculé à pratiquement 6,5 sur l’échelle de Richter. Et en 1946, un autre tremblement de terre d’une magnitude de 6 a été mesuré dans la région Sion-Sierre. Il a par exemple entraîné un gros éboulement dans la région du Six des Eaux-Froides, vers Anzère. Il y a alors eu peu de dégâts car la plaine du Rhône était peu occupée, alors qu’aujourd’hui, l’espace bâti est important.
Quelles peuvent être les conséquences d’un tel séisme dans le canton?
La plaine du Rhône se situe sur des terrains fins, constitués d’alluvions déposés par le Rhône. Cela augmente les effets d’un tremblement de terre. Avec la même magnitude, les effets sont différents selon que l’on se situe sur de la roche ou des terrains plus malléables. Dans la cuvette, il y a un risque d’augmentation de l’effet de destruction. On parle d’effet de site. Par exemple une maison construite au milieu de la plaine du Rhône pourrait subir de gros dégâts, alors que la même maison, construite sur le cône de déjection de la Sionne n’aurait que peu de dégâts.
Quelles mesures a pris le canton pour limiter les risques liés à un tel séisme?
Depuis juillet 2004, le canton est doté d'une nouvelle loi sur les constructions. Les gens ont l’obligation de construire aux normes antisismiques. Cela représente ainsi 5% du coup du gros œuvre sur un immeuble. En Valais, ces dernières années, certains bâtiments publics ont également été assainis. C’est notamment le cas de l’immeuble où se trouve la police cantonale, là où se situerait la centrale de commandement en cas de grande catastrophe. Le Collège Spiritus Sanctus à Brigue ou encore le Collège des Creusets à Sion ont subi des travaux d’assainissement. Actuellement, les hôpitaux de Sion et de Viège sont en phase d’assainissement.
Concrètement, comment procédez-vous à ces assainissements?
A Sion par exemple, nous avons pris toute une série de mesures pour stabiliser l’hôpital, qui est soumis à la torsion. Cela consiste principalement à rajouter des murs en béton armé qui doivent relier les dalles (étages) entre elles. Ce sont des travaux encombrants. Nous rajoutons des murs en béton armé, notamment à l’intérieur du bâtiment, dans les cages d’ascenseur, pour rigidifier l’ensemble.




















