Protection du climat

28 février 2013 15:03; Act: 28.02.2013 15:09 Print

«Nous n'agissons pas assez rapidement»

Il est urgent d'agir en matière de changement climatique, a rappelé le président du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) Rajendra Pachauri.

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Rajendra Pachauri est le président du GIEC. (photo: Keystone/Martial Trezzini)

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«Il y a une grande inertie dans le système pour différentes raisons», a déclaré jeudi à Genève le président du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) Rajendra Pachauri, à l'occasion d'une réunion du bureau de l'organisation fondée il y a 25 ans. Mais il est encore possible de stabiliser le climat mondial, selon lui.

«Le changement climatique s'est accéléré ces dernières années. Nous n'agissons pas assez rapidement et efficacement pour réduire l'impact des émissions de gaz à effet de serre. Il est urgent de prendre des mesures en fonction de l'actualisation de nos connaissances», a affirmé Rajendra Pachauri.

«La prise de conscience du changement climatique par le public et les dirigeants a en même temps beaucoup progressé ces dernières années. Même s'il n'y a pas d'accord sur le plan global, les Etats, les villes, les entreprises et les particuliers ont commencé à prendre toute une série de mesures», a-t-il souligné.

Cinquième rapport

«Il est possible de stabiliser le climat mondial», a-t-il affirmé à un petit groupe de journalistes. «Personnellement, je reste optimiste. L'humanité a prouvé qu'elle est capable de faire les changements nécessaires pour réduire les risques», a-t-il dit.

Le GIEC doit publier son cinquième rapport mondial d'évaluation de l'évolution du climat à partir de la fin de l'année. La publication du premier groupe de travail est prévue le 27 septembre à Stockholm et le rapport final de synthèse est attendu pour l'automne 2014. M. Pachauri a indiqué être en désaccord avec une prévision de la Banque mondiale, qui en novembre dernier, s'était alarmée d'une hausse de la température terrestre de 4 degrés celsius dès 2060.

«Le GIEC ne fait pas de telles prédictions. Il établit différents scénarios qui dépendent de nombreuses variables, comme la croissance économique, les développements technologiques, les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les sources d'énergies utilisées», a expliqué Rajendra Pachauri.

Si l'objectif de stabiliser les émissions de gaz à effet de serre en 2015 pour limiter à 2 ou 2,5 degrés la hausse moyenne de la température à la surface du globe n'est pas atteint, ce sera possible de le faire après 2015, avec des coûts plus élevés, a-t-il dit.

(ats)

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