Europe

25 octobre 2017 04:27; Act: 25.10.2017 09:10 Print

Glyphosate: la bataille du diagnostic sanitaire

L'impact sur la santé du glyphosate, classé «cancérogène probable» en 2015, est au coeur d'une vive polémique.

Sur ce sujet
Une faute?

Une période d'utilisation réduite entre cinq et sept ans: c'est la solution avancée par la Commission européenne pour faire accepter mercredi une nouvelle autorisation pour le glyphosate. Le Parlement européen veut lui éliminer progressivement l'herbicide controversé des sols de l'Union européenne (UE).

L'exécutif européen voudrait enfin obtenir une décision claire des Etats membres lors d'un vote attendu au sein du comité d'experts qui se réunit à Bruxelles à huis clos. Le sujet devient de plus en plus pressant, la licence du glyphosate expirant en décembre.

Alors qu'elle proposait jusqu'à présent un renouvellement pour dix ans, la Commission a décidé mardi, à la veille du vote prévu, de «donner de la marge» à son propre mandataire au sein du comité d'experts. «Nous voulons que toute décision soit prise autour d'une majorité de nos Etats membres la plus grande possible», a expliqué le porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas.

Plusieurs pays membres - France, Italie et Autriche - ont publiquement annoncé qu'ils s'opposeraient à un renouvellement pour dix ans. Mais Paris a aussi exprimé sa préférence pour une durée réduite. Il faut une majorité qualifiée - 55% des Etats membres, mais aussi 65% de la population - pour accepter ou rejeter la proposition de la Commission, difficile à atteindre sans les poids lourds démographiques de l'UE.


Enjeu politique

Cette saga du renouvellement de la licence du glyphosate dure depuis plus de deux ans dans l'UE. De discussion technique entre spécialistes des produits phytosanitaires, le glyphosate est devenu un enjeu politique.

Des ONG, Greenpeace en tête, mènent depuis de longs mois une campagne intensive à Bruxelles contre la substance. Et une pétition paneuropéenne a obtenu plus de 1,3 million de signatures, un des plus gros succès pour ce type d'initiative citoyenne dans l'UE.

Mardi, c'est le Parlement européen qui a exigé que la Commission revoit sa copie. Un avis sans valeur contraignante, mais la décision de la Commission est tombée seulement quelques heures plus tard.

(nxp/afp)

Les commentaires les plus populaires

  • Pierre le 25.10.2017 09:48 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Stop vite

    Pourquoi laisser du sursis à ce danger de santé publique ! A interdire sans attendre comme tant d'autres pesticides...

  • Mort Santo le 25.10.2017 10:39 Report dénoncer ce commentaire

    Indécent

    Les "experts" parlent, brassent de l'air, ne proposent aucune décision concrète et pendant ce temps-là les normaux risquent leur vie à cause de l'industrie qui empoche des bénéfices indécents.

  • Maria Gomez le 25.10.2017 09:21 Report dénoncer ce commentaire

    Et en Suisse?

    On en est ou? Pourquoi nos medias ne font pas le point.

Les derniers commentaires

  • Aobsil le 26.10.2017 00:12 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    TERRE

    TOUJOURS L'ARGEMENT . JAMAIS LES PEUPLES LA TERRE À quoi sert toute ça ?? Quelle héritage pour nous ENFANTS.

  • Dracula le 25.10.2017 21:27 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Au bûcher

    Bah c'est bien joué de leurs part... ils ont créé un produit difficilement remplaçable sauf pertes de rendements conséquentes. Alors forcément l'UE y réfléchit, tout comme les cultivateurs qui ont pris des graines Monsanto, et qui ne peuvent plus rien planter d'autres après. Cela prouve bien que l'UE est dirigée par des bureaucrates incompétents notoires...

  • Serge le 25.10.2017 20:56 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Swiss bre!

    Au moins il faudrait interdire ce truc en Suisse. On devrait faire que du BIO en Suisse. Et on achète Suisse.

    • Laurent le 27.10.2017 17:02 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Serge

      Absolument d'accord. On pourrait créer un label SWISS = BIO Cela permettrait à nos agriculteurs d'exporter des produit à haute valeur ajoutée et de ne pas être en concurrence directe avec la production européenne C'est LA solution Par contr, pas sur que la chimie bâloise voit les choses de cette façon

  • Vincent Poget le 25.10.2017 20:07 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    n'importe quoi

    interdisez d'abord l'essence. Ce n'est pas un cancérogène probable mais avéré !

    • Auguste le 30.10.2017 15:36 Report dénoncer ce commentaire

      juste

      Dommage que la bêtise n'est pas une cause de mortalité....

  • Joe Black le 25.10.2017 19:21 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Stop à cette saloperie

    Les empoisonneurs ont encore un bel avenir devant eux, aussi longtemps que nos politiciens auront leur part du gâteau! Linterdiction devrait être immédiate et sans délai! Il est toujours possible de rêver!