
Aujourd’hui et demain, la cafétéria du gymnase de Morges sera boycottée. La semaine dernière, la menace planait à Burier. Il y a trois ans, c’est le gymnase d’Yverdon qui grognait. Les contestations se suivent et se ressemblent dans les gymnases du canton. Elle sont, par contre, inexistantes dans les écoles professionnelles et les universités, pourtant souvent servies par les mêmes entreprises de restauration. Les gymnasiens sont très enclins à recourir à ces actes forts pour clamer leur droit «à bien manger pour bon marché». Pourquoi? «Ils ont un rapport différent à l’argent. Plus idéalistes, ils ont moins les pieds sur terre que les jeunes apprentis ou universitaires», analyse Andrew Gordon.
Le directeur de la société de restauration DSR reste compréhensif devant ces mouvements ponctuels et met en cause la perte des subventions cantonales pour la scolarité post-obligatoire. Le canton est tout aussi zen face aux boycotts. «Notre objectif est que les élèves mangent bien pour pas cher. Ce sont les conditions de base de nos contrats de prestations», insiste Michael Fiaux. Directions des gymnases et sociétés de restauration seraient, de plus, tout à fait ouverts à la discussion en cas de problème. Mais les gymnasiens passent souvent à l’action avant d’avoir vraiment ouvert le dialogue. C’est le cas à Morges aujourd’hui.
Carole Pantet
|
Recommander cet article... |
Mis au pilori par un resto, deux jeunes s’insurgentEn photo sur une liste des mauvais payeurs du Dynasty, Alex et Jasmin dénoncent une grave méprise. Plus... |
| Les Pirates à l’assaut de la République |
| La police vide pour de bon la «verrue» des Pâquis |