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La Maison de paille est partie en fumée

La Maison de paille de Lausanne a brûlé vendredi. Un incendie s'est déclaré vers 04h00. Les deux personnes qui dormaient à l'intérieur ont pu s'échapper.


La maison de paille avant l'incendie. (Photo: Keystone)

Après l'incendie. (Photo: Keystone)

L'une est brûlée au bras. La thèse de l'accident est priviliégiée, a indiqué la police municipale.

Lorsque les pompiers sont arrivés, la construction était déjà entièrement en feu, a indiqué le capitaine Serge Bailly. Le toit en tôle ondulée et la charpente se sont effondrés. Il ne reste qu'une structure complètement calcinée, a constaté l'ATS sur place.

Le feu a été maîtrisé vers 04h45 par une vingtaine de pompiers. Une dizaine d'hommes ont été appelés à la rescousse pour asperger et évacuer les bottes de paille qui se consumaient lentement. Les deux occupants, l'un blessé, l'autre choqué, ont été emmenés au CHUV.

Les inspecteurs ont terminé leur travail d'enquête vers 13h00. L'hypothèse de l'accident provoqué par un poêle en fonction est la plus crédible. Selon le communiqué, il pourrait avoir mis le feu au plancher.

Expérience controversée

Le juge de l'arrondissement de Lausanne a ouvert une enquête. Le sinistre rend sans objet la bataille judiciaire entamée par la municipalité de Lausanne et le collectif «Straw d'la bale», à l'origine de la Maison de paille.

Cette hutte de quatre mètres de haut et de 35 m2 était une expérience de construction alternative. Elle avait été érigée illégalement à partir du mois d'août par le collectif dans la pente en contrebas de l'»Espace autogéré» (ex-Dolce Vita).

La Municipalité avait ordonné sa destruction avant le 20 novembre, soulignant son caractère illégal. Dès le départ, les autorités se sont inquiétées des risques d'incendie, a indiqué à l'ATS le syndic de Lausanne Daniel Brélaz.

«A ce stade, cela ne semble pas être un incendie criminel. Mais il est sûr que la maison a brûlé extrêmement vite», a souligné l'élu écologiste.

Terrain promis

La Ville a promis de chercher un autre terrain communal pour une construction de paille à plus grande échelle. Le collectif devait présenter au plus tard en avril 2009 un projet solide respectant les prescriptions légales. Cette offre reste valable, «pour autant que des garanties extrêment sérieuses soient présentées en matière de protection incendie», avertit le syndic.

Une rencontre était agendée mi-janvier pour examiner les sites possibles. Seuls des terrains à l'extérieur de l'agglomération peuvent être proposés, les autres demandent deux ans de délai pour modifier les plans d'affectation, a précisé M. Brélaz.

Destruction prévue

Le collectif refusait de quitter sa Maison de paille avant que la nouvelle soit prête. Un comité de soutien avait réuni 1200 signatures en sa faveur. «Straw d'la bale» avait contesté son évacution devant les tribunaux, obtenant un effet suspensif.

La Ville avait jusqu'à jeudi pour contester cette décision, ce qu'elle a fait. Les autorités espéraient pouvoir démolir la Maison de paille après les fêtes. Le feu a réglé le problème.

(ats)
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