Zermatt (VS)

03 août 2009 22:44; Act: 03.08.2009 23:24 Print

«Marcher sur des morts ne procure aucun plaisir»«Marcher sur des morts ne procure aucun plaisir»

Le Cervin est victime du business de la mort. Les cendres de défunts y sont répandues, malgré une récente interdiction.

  • par e-mail
Sur ce sujet
Une faute?
Signalez-la nous!
Envoyer

Choisir un cercueil comme ultime demeure est devenu ringard. Le must, c’est de reposer dans la nature. Comptez quelque 3000 fr. pour saupoudrer le Cervin ou le glacier d’Aletsch de vos cendres funéraires.

«Les proches apprécient l’idée d’une sépulture au milieu de la nature que Dieu soigne en personne», explique Dietmar Kapelle, gérant de L’oasis de l’éternité, une entreprise active en Valais. L’an dernier, il s’est occupé d’environ 900 décès, et ses activités connaissent une croissance de 20% cette année.

Son entreprise cible en particulier les Allemands, qui ne peuvent pas, dans leur pays, être inhumés ailleurs que dans un cimetière. «Nous encourageons aussi le tourisme», soutient Dietmar Kapelle. Car les proches allient la cérémonie à un séjour dans les Alpes.

Mais ce business n’est pas du goût des autorités valaisannes qui, depuis le 1er juillet, interdisent de répandre des cendres à titre professionnel. «Marcher sur des morts ne procure aucun plaisir aux vivants», note le directeur de l’office du tourisme de Zermatt, Daniel Luggen. Et Cédric Arnold, le chef du Service de l’environnement valaisan, de renchérir: «Les morts doivent rester au cimetière et non pas sur les montagnes.»

Reste que la nouvelle loi ne freine pas les activités funéraires héliportées: «Nous ne dispersons plus nous-mêmes les cendres mais laissons faire les proches», explique le gérant de L’oasis de l’éternité.

(Désirée Pomper/phf)

Immobiliers

powered by

Trouvez des immobiliers

NPA
Loyer à
Pièces à

Trouver des locataires? Passer une annonce maintenant sur homegate.ch