Armée suisse

06 décembre 2015 19:17; Act: 06.12.2015 19:23 Print

1200 futures recrues ont failli au test de sécurité

Soumis à un contrôle de sécurité, 1200 jeunes hommes ont été considérés à risque et exclus de l'armée avant même l'école de recrues.

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Le contrôle de sécurité évalue le potentiel de violence des futures recrues. Cette mesure doit permettre à l'armée d'empêcher que des personnes représentant un risque potentiel pour elles-mêmes ou pour leur entourage puissent accomplir du service militaire. (Photo: Keystone/ARCHIVES / PHOTO D'ILLUSTRATION)

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Près de 1200 recrues n'ont pas passé le contrôle de sécurité de l'armée suisse l'an dernier. Ces jeunes hommes ont été considérés à risque et exclus de l'armée avant même l'école de recrues.

Depuis l'été 2011, tous les futurs soldats sont soumis à un contrôle de sécurité. L'an dernier, 2013 conscrits ne l'ont pas passé, a confirmé le porte-parole de l'armée Christoph Brunner, confirmant un article du journal Schweiz am Sonntag. En 2013, ils étaient 965 à échouer.

Le contrôle de sécurité évalue le potentiel de violence des recrues. Cette mesure doit permettre à l'armée d'empêcher que des personnes représentant un risque potentiel pour elles-mêmes ou pour leur entourage puissent accomplir du service militaire. Elles ne reçoivent ainsi ni de formation militaire ni d'arme personnelle.

Meurtre à l'arrêt de bus

Cette mesure a été introduite notamment suite à un drame survenu en 2007 à Zurich-Höngg. Un soldat avait alors tué une jeune femme âgée de 16 ans qu'il ne connaissait pas à un arrêt de bus avec son fusil d'assaut.

Le service spécialisé «Extrémisme dans l'armée», la centrale de coordination contre toute forme d'extrémisme à l'intérieur de celle-ci, a traité l'an dernier 41 dossiers, avait-il annoncé en avril. La plupart relèvent de l'extrême droite. Mais aucun incident majeur ne s'est produit.

Le djihadisme et l'islamisme sont minoritaires. Seuls quatre cas avaient un lien avec ces idéologies radicales. Aucun n'a eu de suites pénales, a précisé dimanche Christoph Brunner. L'éviction se base sur des indices portant sur une éventuelle radicalisation et non sur des actes de violence.

(nxp/ats)